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Publié le 1 Février 2017

Incroyable ! 60 ans ! déjà? Mais oui, c'est bien en 1958 que la belle aventure a commencé. En pleine crise politique de la France, au moment où la IVème république vacillait et où le général De Gaulle revenait au pouvoir, les santonniers provençaux cherchaient à attirer l'attention du public sur la qualité de leur travail, donner au santon une nouvelle forme de reconnaissance, porter un nouveau regard sur lui, le considérer comme un objet de création artistique à part entière. Ainsi est né le Salon International des Santonniers d'Arles.

Donc, à peine rangés crèches africaines et autres santons après quelques jours passés au démontage des vitrines et installations, l'équipe du Salon s'est réunie autour de son président Philippe Brochier pour faire le point sur la 59ème édition et déjà préparer la 60ème. Il est clair pour l'équipe que cet anniversaire doit mettre en évidence l'importance que n'a cessé d'avoir le travail des santonniers durant cette période. Aujourd'hui le succès grandissant des foires aux santons est la preuve que l'engouement pour la crèche et les santons est toujours aussi fort. C'est donc le talent créatif des santonniers d'hier et d'aujourd'hui, notamment des plus jeunes, que la prochaine édition - du 18 novembre  2017 au 14 janvier 2018 - va s'efforcer de montrer en retrouvant le plus possible d'oeuvres des santonniers présents au 1er Salon et par un coup de projecteur sur les talents actuels les plus prometteurs, en explorant aussi le rôle que peut avoir le santon dans la création artistique contemporaine.

A chaque édition l'accent est mis sur un santon en particulier. Il est l'objet du concours et permet aussi à tous, amateurs ou professionnels, de présenter à côté du concours leur production sur ce thème qui est cette année : les gitans. C'est donc avec les gitans que nous ferons la fête !

Le gitan, souvent accompagné de son épouse portant un enfant dans ses bras, est en effet un personnage important de la crèche. Présent dans la plupart des pastorales, avec sa cape noire et son foulard rouge lui serrant les cheveux en broussaille, le couteau à la ceinture, il a mauvaise réputation. Mis en scène de plus en plus souvent dans son campement avec roulotte, animaux, joueurs de guitare, femme cuisinant autour du feu, il anime de façon imagée et vivante nos crèches. Ce thème devrait donc inspirer de nombreux talents.

A noter pour les intéressés, que dans une lettre adressée aux habitués du Salon il est précisé que pour le concours :

"les créations doivent être des pièces uniques en terre cuite décorée et représentant une composition d'un ou plusieurs santons de 7 cm minimum, mis en scène sur un plateau de 20 par 30 minimum et de 50 par 35 maximum). Les santons de taille égale ou supérieure à 30 cm peuvent être présentés seuls, sans mise en scène sur un plateau et nous espérons qu'il vous inspirera de belles scènes."

Il faut rappeler aussi qu'en raison de l'importance du prix attribué aux vainqueurs - 1000 € pour les professionnels, 500 € pour les amateurs -  les oeuvres du concours doivent être impérativement des pièces uniques, que les personnages doivent être entièrement faits main, c'est à dire sculptés sans utiliser aucun moule, même pour obtenir une silhouette de base retravaillée ensuite.  Un engagement précis sur ce point sera demandé à chaque candidat.

Au moment où la tradition veut qu'avec la fête de la Chandeleur, le 2 février, s'achève la période calendale et donc celle des crèches qui doivent être démontées, le talent et l'imagination créatrice des santonniers sont donc invités à s'activer pour préparer déjà le prochain Salon. Bon vent à toutes et tous et bonne chance à tous les concurrents !

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.
Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #le 60ème Salon, #Information exposition

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Publié le 12 Septembre 2014

 

 

 

 

D'un Salon à l'autre :

En février, à peine terminé le démontage et le rangement (vitrines, vitres support et matériel divers…, sitôt les retours d’œuvres achevés, le rythme de travail des membres de l’association reprend : une réunion mensuelle, diverses réunions de groupes et de commissions, atelier de travail, pour mettre en place la réalisation du prochain Salon d’Arles. En fait pour les principaux thèmes la réflexion sur chaque Salon commence 3 ou 4 ans avant !

On peut juste vous dire que pour 2015 l’invité étranger sera la Catalogne, en 2016….chut.

 

le 57ème salon d’Arles vous accueille du 15 novembre 2014 au 12 janvier 2015.

Riche par sa diversité,

 Attrayant par sa qualité,

  Surprenant par son originalité.

 

Diversité des styles, des genres, des matières, Qualité des œuvres, des artistes, Originalité des thèmes et Unique en son genre.

 En plein cœur de ville, dans un cloître Saint Trophime -12ème/14ème siècle- restauré, rendu à sa beauté première, le 57ème salon d’Arles vous accueille du 15 novembre 2014 au 12 janvier 2015.

 Vous pourrez y apprécier plus de cent artistes de cet art populaire et plus encore d’oeuvres.

 

     -Liliane Guiomar et Henri Vezolles deux deux styles différents mais deux inconditionnels de la piéce originale enfin réunis.

            -Œuvres et créations des santonniers professionnels et des créchistes amateurs.

            -Focus sur la famille Gelato

            -Hommage à Pierre Graille et Jean Bouchet

            -Un espace dédié aux santons naïfs.

            -Un espace réservé aux créations de l’année.

            -Les crèches en papier.

           -Les pièces du Concours du Meilleur Santon de l’année consacré au poète Frédéric Mistral.( 1830 -1914)

            -La crèche de Madame Mistral, et des documents rares sur le poète, prix Nobel de littérature et fondateur du Félibrige.

            -La 2ème Foire aux Santons d’Arles 15 et 16 novembre à l’espace Van Gogh.

 

Sans interruption depuis 1958, Le Salon d’Arles est une référence, c’est l’expo qu’il faut avoir vu et pour les artistes celle il faut être présent.

Le Salon d’Arles s’exporte aussi ; cette année nous serons en Saône et Loire à Melay, dans les Alpes Maritimes à Sainte Maxime, dans le Var à Bormes les Mimosas, dans les Alpilles aux Baux de Provence et à Maussane, et dans la capitale à Notre Dame de Paris.

 

http://serveur2.archive-host.com/membres/images/77561342/santonniers/Vezolles/2009-10-11_12-17-43.JPG

Arlésiennes habillées en différents costumes d'époque par Henri Vézolles qui présentera une rétrospective de son oeuvre en compagnie de liliane Guiomar

 

 

http://serveur2.archive-host.com/membres/images/77561342/santonniers/Liliane_Guiomar/Guiomar_et_2008-01-12_19-07-39.JPG

Liliane Guiomar, composition d'arlésiennes : la table familiale  à l'heure du café...

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Information exposition

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Publié le 7 Avril 2014

 

Créé lors du 54ème Salon, il y a 3 ans,  le concours du meilleur santon de l'année a pour but essentiel de valoriser le travail artistique des santonniers. Le Salon des Santonniers d'Arles a en effet pour vocation de considérer  le santon comme une oeuvre d'art à part entière. Son origine religieuse, puis  populaire comme l'atteste sa diffusion actuelle dans les nombreuses foires et marchés de Noël organisés en fin d'année ne doit pas nous faire oublier sa dimension culturelle et artistique. Pour être populaire le santon n'en demeure pas moins une oeuvre d'art. C'est pourquoi deux récompenses de 1000 et 500 € chacune vient couronner le prix du meilleur santon de l'année.

 

Ci dessous le règlement du concours :

 

  57ème Salon International des Santonniers d’Arles 

Prix du « Meilleur santon de l’année »

 

 Exposé des motifs :

Le Salon International des Santonniers d’Arles a créé un prix destiné à récompenser les santonniers amateurs et professionnels qui exposent des créations originales, pièces uniques ou nouveautés répondant au thème choisi qui cette année, en raison du 100ème anniversaire de la mort de Frédéric Mistral est : « Frédéric Mistral et un ou plusieurs personnages, ou une scène puisée dans son oeuvre ». Trois exemples de personnages sont proposés dans les 3 principales œuvres poétiques de Mistral :

 

1       --MIREIO : Vincent le paniéraire

2       --CALENDAU : Le pécheur de Cassis

3       --PATRON APIAN : Le marinier du Poème du Rhône

 

Toutefois chaque santonnier peut créer librement une figure ou scène de son choix parmi les personnages que l’on trouve dans l’œuvre poétique de Frédéric Mistral.

 

Le prix est divisé en 2 catégories :

-Un prix d’une valeur de 1000 € récompensera un santonnier professionnel

-Un prix d’une valeur de 500 € récompensera un santonnier amateur

 

En décernant le titre de « meilleur santon de l’année » les responsables du Salon International des Santonniers d’Arles souhaitent mettre en valeur et soutenir la création artistique santonnière typiquement provençale.

Si le Salon International des Santonniers d’Arles, comme son intitulé l’indique, a vocation à promouvoir les santonniers au niveau national et international, son objectif premier demeure avant tout le soutien et la promotion du santon provençal comme objet artisanal et artistique particulièrement représentatif de l’art de vivre provençal et de ses traditions ancestrales dont la notoriété s’étend dans de nombreux pays au-delà du seul continent européen.

 

1 - Candidats

Le concours est ouvert aux santonniers amateurs et professionnels à l’exclusion des Meilleurs Ouvriers de France et des vainqueurs des précédents concours.

 

2 - Oeuvres présentées :

Les œuvres présentées sont soit des santons en argile cuite (brute ou décorée), soit des santons habillés avec visage et membres visibles en argile cuite.

L’utilisation d’argiles auto-durcissantes ou assimilées n’est pas autorisée.

Les accessoires éventuels sont soit en argile cuite, soit en matériaux naturels traditionnels (plâtre, bois, papier, carton, tissu), à l’exclusion du plastique et matériaux assimilés.

Les œuvres présentées doivent être des créations originales sous forme de pièces uniques.

Les œuvres présentées seront une création en terre cuite décorée représentant une composition de taille minimum 7 cm mise en scène sur un plateau de 20 par 30 cm minimum.

Elles devront illustrer le thème choisi défini plus haut.

 

3 – Jury du concours :

Un jury composé de 7 personnalités - choisies en dehors du cercle des santonniers professionnels pour garantir l’impartialité de la décision - sera désigné par le Salon International des Santonniers d’Arles.

 

Le jury choisira en toute indépendance et à bulletin secret parmi les œuvres exposées sur le thème de l’année, celle qu’il juge la plus représentative et la plus conforme à l’esprit et à la tradition provençale du santon. Ses décisions seront sans appel.

 

4 - Participation du public :

Pendant toute la durée du Salon International des Santonniers d'Arles le public pourra déposer dans une urne un vote pour l’œuvre de son choix. Le résultat de cette consultation sera transmis aux membres du jury à titre indicatif seulement, ce dernier se prononçant selon ses propres critères.

 

5 - Proclamation du vainqueur :

Après délibération du jury, les 2 vainqueurs du concours seront proclamés officiellement lors de la cérémonie de clôture du Salon International des Santonniers d’Arles. Cet évènement sera médiatisé et fera l’objet de communiqués de presse adéquats.

 

6 – Récompenses :

Les gagnants seront récompensés par un prix, qui sera un chèque d’une valeur de 1000 €. pour le professionnel vainqueur et de 500€ pour l’amateur.

Un diplôme sera délivré et les lauréats pourront en faire état et s’en prévaloir dans leur communication auprès du public.

Les œuvres primées demeureront la propriété du Salon International des Santonniers d’Arles. Elles viendront enrichir ses collections et seront présentées dans des expositions ou manifestations santonnières.

 

7 – Modalités pratiques pour concourir :

Les concurrents doivent au préalable renseigner une fiche de participation spécifique que vous pouvez soit imprimer et compléter ci dessous, à adresser   par mail à : santonconcours@outlook.com, soit elle vous sera envoyée sur demande à  Daniel FERRIER : 06 08 84 51 77 . Elle devra être retournée au Salon International des Santonniers d’Arles dans les meilleurs délais et au plus tard le : 1er novembre 2014.

Les œuvres réalisées pour le concours devront être déposées au Salon International des Santonniers d’Arles au plus tard le 14 NOVEMBRE 2014.

 

 

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  Bulletin de participation au concours :

57ème Salon International des Santonniers d’Arles

 

 

CONCOURS DE CREATION

PRIX DU MEILLEUR SANTON DE L ANNEE

 

 

 

Mlle, Mme, M.___________________________________________________

 

Tél._____________________________________________________________

 

Mail____________________________________________________________

 

AMATEUR                 PROFESSIONNEL  Rayer la mention inutile

 

Participera avec l’œuvre suivante :………………………………………………… 

…………………………………………………………………………

 …………………………………………………………………………

 …………………………………………………………………………

 

A RENVOYER DANS LES MEILLEURS DELAIS ET AU PLUS TARD LE 1er NOVEMBRE 2014

 

A : santonconcours@outlook.com

Ou à : Salon des Santonniers 3 Rue Philippe Lebon 13200 Arles

 

 

___________________________________________________________________________________

 

 


 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 31 Mars 2014

 

 

 

Le thème du 57ème Salon des Santonniers s'est imposé de lui-même en cette année de la commémoration nationale du centième anniversaire  de la disparition de Frédéric Mistral. Santonniers professionnels et amateurs sont invités à présenter leurs créations sur Frédéric Mistral, anciennes ou nouvelles, et aussi pour élargir le sujet sur des personnages ou des scènes propres aux oeuvres poétiques de Mistral. Pour les guider dans ce choix, trois figures sont proposées :

        - Vincent le panieraire et les vanniers de Vallabrègues.

        - Calendau le pêcheur de Cassis;

        - Patron Apian le marinier du poème du Rhône.

 

Frédéric Mistral est représenté à peu prés toujours en âge mur mais il y a des portraits de lui jeune que l'on peut voir entre autres sur le net en faisant une recherche surr images Frédéric Mistral.


Les santonniers sont aussi invités comme d'habitude à présenter d'autres oeuvres de leur choix mais le Salon aimerait particulièrement présenter les créations ou les nouveaux santons réalisés afin de les faire connaitre des 15 000 visiteurs du Salon venus de Provence et de l'étranger car le cloître St Trophime attire de nombreux touristes. Cela est particulièrement possible pour les santonniers présents à la foire aux santons de l'Espace Van Gogh qui a lieu lors  de  l'ouverture du Salon.

Un espace spécial sera réservé au Salon pour mettre en valeur les nouveautés et créations de l'année des santonniers. Il est en effet indispensable de montrer et faire savoir que les santonniers ne sont pas des reproducteurs, des mouleurs, mais de vrais créateurs. Les responsables du salon veulent ainsi valoriser  l’image et la mémoire de ce métier. Des photos de pièces uniques peuvent aussi être exposées.

 

A noter également : 

Concours : Doté de 1000 euros pour les Professionnels et 500 euros pour les Amateurs, obligatoirement sur le thème présenté ci-dessus (Mistral ou un des trois personnages).

 

Foire : Cette 2ème foire aura lieu le week-end des 15 et 16 novembre 2014. 

(plus de précisions dans un prochain article).

 

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                           Mireio, Calendau, Le poème du Rhône.


Au travers de ses trois œuvres principales, Mireio, Calendau, Le poème du Rhône, Frédéric Mistral dont nous commémorons le centenaire de la « despartido » le Salon d'Arles a choisi comme thème de la 57ème édition trois personnages emblématiques qui représentent chacun un métier traditionnel de Provence qui devrait avoir leur place dans nos crèches.

 
 

Les vanniers (paniéraire) de Vallabrègues

 

« VINCENT le paniéraire » de MIREIO

 

Le Rhône fut étroitement associé à la vie de la population, contrainte de supporter ses colères. Mais sa situation géographique exposée à de terribles inondations a permis de nourrir la plaine agricole d’un limon fertile et de multiples bas fonds d’oseraies. Ces derniers appelés aussi « baïsses » allaient fournir une partie des osiers travaillés par les vanniers de l’époque. Déjà établi en corporation dans le pays d’Arles au 13ème siècle, le métier de vannier fut officiellement organisé en France en 1467. Très souvent exercé par des nomades, une déconsidération assez nette se manifestait à l’égard du vannier ; on le considérait comme un bohémien vivant en marge de la société. Mais à Vallabrègues, on ne pratiquait pas uniquement la vannerie ambulante …

C’était une activité artisanale sédentaire importante. Le village eut d’ailleurs l’immense privilège d’avoir été choisi par Frédéric Mistral comme terre d’asile de Vincent, le vannier, amoureux de « Mireille ». Etaient regroupés au village 450 vanniers sur 1818 habitants ! La vie était intense avec théâtre, philharmonique, arènes, cinq cafés, de nombreuses fêtes votives ; une jeunesse grouillante et bruyante y pullulait. Les vanniers de Vallabrègues fabriquaient de nombreux articles pour le foyer, la pêche et surtout, et ce dans le dernier quart du 19ème siècle, de multiples emballages de vannerie (banastes, corbeilles, paniers…) Réclamés par les expéditeurs afin de transporter les marchandises 


 

Extraits de Mireio (chant 1)

 

De-long dóu Rose, entre li pibo                                 Au bord du Rhône, entre les peupliers

E li sauseto de la ribo,                                                et les saulaies de la rive,

En un paure oustaloun pèr l'aigo rousiga                dans une pauvre maisonnette rongée par l’eau,

Un panieraire demouravo,                                         un vannier demeurait,

Qu'emé soun drole pièi passavo                                qui, avec son fils, passait ensuite

De mas en mas, e pedassavo                                      de ferme en ferme, et raccommodait

Li canestello routo e li panié trauca.                        Les corbeilles rompues et les panniers troués.

 

(...)

Vincèn avié sege an pancaro;                                Vincent n’avait pas encore seize ans ;

Mai tant dóu cors que de la caro,                          mais tant de corps que de visage,

Certo, acò 'ro un bèu drole, e di miéus estampa;  c’était, certes, un beau gars, et des mieux découplés,

Emé li gauto proun moureto,                                 aux joues assez brunes,

Se voulès... Mai terro negreto                                 en vérité… mais terre noirâtre

Adus toujour bono seisseto,                                    toujours apporte bon froment,

E sort di rasin negre un vin que fai trepa              et sort raisins noirs qui font danser.

 

 

De quete biais fau que lou vege                                  De quelle manière doit l’osier

E se prepare e se gaubeje,                                            se préparer, se manier,

Éu lou sabié de-founs; noun pas que sus lou fin       lui le savait à fond ; non pas que sur le fin

Travaiejèsse d'ourdinàri:                                             il travaillât d’ordinaire :

Mai de banasto pèr ensàrri                                          mais des mannes à suspendre au dos des bêtes de

                                                                                      somme,

Tout ço qu'i mas es necessàri,                                     tout ce qui aux fermes est nécessaire,

E de rous terreiròu, e de bràvi coufin,                        des terriers roux et des coffins commodes ;

 

 

De panié de cano fendudo,                                  Des paniers de roseaux refendus,

Qu'es tout d'eisino lèu vendudo,                         tous ustensiles de prompte vente,

E d'escoubo de mi,... tout acò, mai bèn mai,      et des balais de millet,… tout cela, et bien plus encore,

Éu lou façounavo à grand dèstre                        il le faisait rapidement,

Bon e poulit, de man de mèstre...                         bon, gracieux, de main de maître…

 

 

 

 CALENDAU

Le pécheur de Cassis

 
 Calendau, publié en 1867. « Le poète Mistral » dans les Lettres de mon moulin, évoque une lecture que Mistral a faite à Alphonse : « les coudes sur la nappe, des larmes dans les yeux, j’écoutais l’histoire du petit pêcheur provençal ». Cette épopée raconte comment le héros Calendal, pêcheur à Cassis, délivre Estérelle du comte Sévéran, capitaine de brigands qu’elle a épousé contre son gré. Pour obtenir Estérelle, Calendal devra tour à tour exceller dans la pêche, l’abattage des arbres, la capture des bandits, la conciliation, ce qui fait que l’on a tôt parlé d’un Hercule provençal. Bien que l’action se situe à la fin du XVIIIème siècle, la facture du poème renouvelle habilement l’amour courtois. « Ce qu’il y a avant tout dans le poème, écrit Daudet, c’est la Provence, — la Provence de la mer, la Provence de la montagne, — avec son histoire, ses moeurs, ses légendes, ses paysages. » La délivrance d’Estérelle par Calendal symbolise avant tout la délivrance de la langue d’oc face à l’uniformisation, la victoire de la vie contre la mort

 


Extrait

 

 

Iéu, d’uno chato enamourado                                    Moi, qui d’une amoureuse jeune fille,

Aro qu’ai dit la mau-parado                                       ait dit maintenant l’infortune,

Cantarai, se Diéu vòu, un enfant de Cassis,              je chanterai, si Dieu veut, un enfant de Cassis,

Un simple pescaire d’anchoio                                    un simple pêcheur d’anchois

Qu’emé soun gàubi e’mé sa voio                               qui par la grâce et la volonté,

Dóu pur amour gagnè li joio,                                     du pur amour conquit les joies,

L’empèri, lou trelus…)                                                l’empire et la splendeur 

(…)

 

 

Prim, souple e fort coume uno anteno,                        Délié souple et fort comme une antenne,

D’age moustravo la vinteno                                          il montrait 20 ans d’âge

O gaire mai : lis iue pèr l’amour treboula,                  ou guère plus ; les yeux troubles d’amour

Mai grand e negre; sus la bouco                                   mais grands et noirs ; sur la bouche

Un pau de bourro coume i souco;                                 une bourre légère comme aux ceps.

Li braio courto emé la blouco                                       Les chausses courtes, avec la boucle

Sus li debas d’estame, e bèn emboutela                        sur les bas d’étaim ; au reste, bien jambé.

(…)

 

 

Pèr uno veto rouginello                                                  Par un bandeau rouge

Crousant sa vèsto de prunello                                        croisant sa veste de prunelle,

Pourtavo uno coucourdo em’un un biéu pendoula       il portait une gourde et une conque pendues

Sus la peitrino, à la vaquiero,                                         sur la poitrine, à la manière des vachers, 

A sa man uno lambrusquiero,                                         à la main un bâton de vigne,

E de si braio à la fauquiero                                             et de ses braies à la ceinture

Dous galant pistoulet de-nòu escrincela                         deux jolis pistolets sculptés nouvellement

 

 

PATRON APIAN,

Le marinier du Poème du Rhône

 Croix de marinier

 

Dès le Moyen-Age, c’est à Arles que s’opérait le transbordement des marchandises des navires de haute mer sur des embarcations fluviales. On remontait le fleuve par halage. Des trains de bateaux étaient tirés par des hommes puis par des chevaux, de douze à trente selon l’importance du convoi. Transitant par le fleuve ou déchargées, les marchandises étaient taxées au bureau du port aménagé dans la première pile du pont d’Avignon.. Au XIIe siècle le trafic était intense : Avignon s’approvisionnait en bois, laine, plantes tinctoriales, cuivre, étain, fer, plomb, chanvre, étoupe, poix, poisson et bétail, tandis qu’elle exportait le fruit de ses industries prospères : blé, cuir, cordes, draps… La batellerie, organisée en corporation de nautes, assurait ces échanges, tandis que les portefaix, surnommés les gagnedeniers en raison de leur maigre salaire, s’activaient au déchargement de ces marchandises. Cette vie du fleuve a été immortalisée par Frédéric Mistral dans Le Poème du Rhône.

 


                     Extrait du poème du Rhône

 

 

Car Meste Apian èu avié l’équipage                Car Maître Apian, lui, avait l’équipage

Lou plus famous de touto la ribièro (…)          le plus fameux de toute la rivière. (…)

Patroun Apian avié per la remounto                Patron Apian avait pour la remonte

Vuetanto bèu chivau a co rougnado                Quatre vingts beaux chevaux à queue rognée

Que n’i avié pas si parrié sus lou Rose             qui n’avaient pas leurs pareils sur le Rhône

E qu’en tirant la maio e la veituro                    et qui, en remorquant la maille et la voiture,

I cop de fouit di baile de la troupo                     aux coups de fouet du baile du halage

E i tron de Diéu di carretié menebre                 et aux jurons des charretiers brutaux

Fasien dou flume estrementi la ribo.                 faisaient trembler le bord du fleuve.

(…)

 

La crous di marinié, tencho de rouge,              La croix des mariniers, teinte en rouge,

Que Mèste Apian, un an que dou gelibre         que Maître Apian, un an ou par la glace

Lis aigo tout l’iver fuguèron presso                  les eaux restèrent prises tout l’hiver

Eu l’avié fustejado à la picosso.                        avait lui-même charpentée à la hache.

(…)

 

Patroun Apian éu-meme sus la poupo             Patron Apian lui même, sur la poupe,

Es au gouvèr que douno l’endrechiero.          est à la barre donnant la direction.

A de long pèu encadento griso                         Il a de longs cheveux en cadenettes grises

Que sus li tempe entrena ié retoumbon,          qui lui retombent tressés sur les tempes

Emé dous grand tourtis d’or que ié  pènjo      et deux grands anneaux d’or qui pendent

A sis auriho. Es aut de fourcaduro                  à ses oreilles. Il est haut d’enfourchure

E, de sis iue lusènt sus chasco barco               et de ses yeux luisants, sur chaque barque,

(…)

 


 

 

363px-Frederic_Mistral_et_son_chien_Pan_Panet_fils_de_Pan_Perdu_Maillane.jpg

Frédéric Mistral à Maillane avec son chien Pan Panet.

 

600px-Frederic_Mistral_et_Arlesienes.jpg

 

 

 

Clement-Frederic-Mistral.jpg

portrait par Félix Auguste Clément, réalisé en 1885.

 

 

Frederic_Mistral_portrait_photo.jpg

 

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Frédéric Mistral aux Saintes Maries en 1906

 

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Frédéric Mistral en 1893.

 

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Calendau le pêcheur  de Cassis.

 

serrieres01.jpg   Alexandre Dubuisson, La remontée des chevaux sur le Rhône (1843), Huile sur toile, 164×299,5, Musée des Beaux-Arts, Lyon.

 

Croix_de_marinier_19e-da111.png

croix de marinier avec les objets de la Passion du Christ.

 

 

vincentjpg_lise_berger.jpg

   Le vannier santon de Lise berger.

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Le vannier de Truffier Douzon.

et la présentation d'autres santons sur ce thème à suivre...

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Publié le 3 Janvier 2014

 

 

Si Lagnel est le premier des santonniers, Thérèse Neveu (1866 - 1946) est la plus célèbre santonnière d'Aubagne et de toute la Provence. Née dans une famille de potiers et céramistes elle a le mérite de moderniser la fabrication des santons, créant  pour la première fois un atelier uniquement consacré à la production des santons après son mariage en 1899 avec Louis Neveu, potier de profession.
Elle invente le métier en installant le premier atelier de santonnier professionnel en 1925. Son atelier familial, repris par la suite par ses enfants, fonctionnera jusqu'en 1972. La maison Neveu devient progressivement l'une des plus importantes productrices de santons de Provence et elle fabrique environ 15 000 pièces par an dans les années 1970.

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Novatrice, Thérèse Neveu abandonne la fabrication des santons en argile crue, simplement séchés au soleil, santons très fragiles, en utilisant le four de potier de son frère, le céramiste Louis Sicard (l'inventeur en 1895 de la cigale, posée sur une branche d'olivier, cigale devenue depuis emblématique de la Provence). Cette innovation, d'abord mal perçue, se généralise après la Seconde Guerre mondiale. D'autre part, elle n'a jamais utilisé d'anciens moules, mais crée les siens.

Thérèse Neveu n'est pas la première à représenter des personnages de son temps. Mais elle innove ici encore en choisissant des personnages célèbres et des figures aubagnaises pittoresques : elle réalise les portraits des félibres, au nombre desquels celui de Frédéric Mistral, représenté en chasseur tenant un lièvre à la main (santon déposé au Muséon Arlaten) et celui de Charloun Rieu, sous les traits d'un berger.
L'entomologiste Henri Fabre devient, quant à lui, le vieil homme assis sur un banc, faisant une pose dans son observation des insectes.

 

Thérèse Neveu choisit aussi de représenter, de " santonnifier ", des figures connues et reconnues de tous les Aubagnais.
Le berger couché de la Pastorale a ainsi les traits d'un membre de la famille Neveu.

 

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Pour santonnifier personnages célèbres et gloires aubagnaises, Thérèse Neveu crée ses propres moules sans avoir recours à des moules de Lagnel qui fut un modèle, un initiateur pour les santonniers ; parmi eux, nombreux sont ceux qui ont continué à utiliser ses moules.

 

Margarido d'Aubagne, la cousine du curé, santonnifiée par Thérèse Neveu

L'origine de la santonnification des figures aubagnaises pittoresques mérite d'être racontée.
Le curé Blanc, curé d'Aubagne, recevait chaque année à Noël, sa vieille cousine Margarido, habillée non à la mode du XXème siècle, mais à la mode de sa jeunesse, c'est à dire avec des vêtements taillés et imprimés à la façon des costumes provençaux de la fin du XIXème siècle :
pas de jupe montrant la cheville, comme la mode l'avait imposé à partir de la Première Guerre mondiale, les cheveux cachés par une coiffe, pas de manteau l'hiver et un sac, été comme hiver. 

Margarido   s'appuie sur un bâton et tient un panier à couvercle plat et à petite anse contre son tablier imprimé de fleurettes. Le tablier, élément constitutif du costume provençal, disparaît peu à peu au cours du XIXème siècle, devenant un élément non plus de parure, mais de protection. Thérèse Neveu prend soin de le représenter sous toutes ses formes et longueurs sur les femmes du petit peuple laborieux du pays d'Aubagne, paysannes, poissonnières et autres. En Provence, ce tablier ne possède jamais de bavette.
Sous son chapeau de feutre noir à la bérigoulo, Margarido porte la coiffe en taffetas nouée sous le menton, une coiffe aux rubans blancs.


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Margarido, se promenant dans les rues d'Aubagne au début du XXème siècle, était un personnage pittoresque, du folklore d'un autre temps.
Si on ajoute son caractère très affirmé, son patois, on comprend qu'elle ait impressionné l'artiste qu'était Thérèse Neveu qui s'était amusée à la santonnifier, penchée sur sa canne, accoutrée à son ordinaire, la tête protégée par son antique chapeau. La statuette si ressemblante, appréciée par tous les membres de la famille Neveu, fit son apparition dans la crèche de l'église Saint-Sauveur d'Aubagne, et obtint immédiatement un franc succès populaire ! Les gens d'Aubagne, de Gémenos, de Pont-de-l'Étoile et d'ailleurs, venaient voir la crèche et se réjouir du spectacle qu'offrait Margarido. Puis, il fallait s'y attendre, les commandes affluèrent à l'atelier, et c'est ainsi que Thérèse Neveu commença sa production de personnages bien connus des Aubagnais, des personnes âgées essentiellement, pour lesquelles elle faisait des recherches dans les familles qui avaient conservé d'anciens costumes. Margarido, la cousine du curé d'Aubagne, personne au caractère bien trempé, se hâtait en bougonnant, chaque année, au moment de Noël, vers l'église Saint-Sauveur, pour vérifier que son santon était bien là, dans la crèche.
La création de Margarido est à l'origine du développement de l'atelier qui mobilise alors, pour la peinture, Léonie et Marie-Rose, les deux filles de Thérèse, et son fils Étienne qui crée, avec sa mère, les moules des nouveaux entrants de la crèche aubagnaise, soit 70 personnages pittoresques ou paysans d'Aubagne et de ses environs. Pour santonnifier personnages célèbres et gloires aubagnaises, Thérèse Neveu façonne donc ses propres moules sans avoir recours à des moules de Lagnel. Elle introduit une rupture dans la tradition santonnière en abandonnant les moules de Lagnel ainsi que les modèles vêtus à la façon du XVIIIème siècle (comme le berger de Lagnel), pour les habiller de costumes provençaux d'une mode ultérieure.

 

Les figures de grande et de moyenne dimensions sont peintes à l'huile, alors que les figures de dimensions réduites sont peintes traditionnellement à la détrempe, c'est à dire avec des pigments de couleurs broyés puis dissous dans de l'eau et mélangés à une colle servant de liant. La peinture à la détrempe exige un trait sûr, avec une grande rapidité d'exécution, car les couleurs sèchent vite et ne sont pas reprises facilement. Les personnages les plus emblématiques de la crèche ne sont pas reproduits en séries identiques, comme nous le montrent les clichés des santons de Margarido et de Virginie.
L'atelier Neveu destine les plus grands santons aux églises, des figures de plus de 40 cm de haut ; il produit quatre tailles de santons entre 10 et 20 cm, et les santons ordinaires de petite taille.
De l'atelier sortent donc des pièces de différentes tailles, et, en particulier des pièces d'une vingtaine de centimètres de hauteur, plus proches de la statuette que le santon de taille réduite. Ces pièces de grande dimension demandent beaucoup plus de travail et de temps de réalisation que les santons ordinaires.  

 

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Margarido de la Pastorale Maurel

Mais ne confondons pas la Margarido de la pastorale Maurel avec la Margarido aubagnaise de Thérèse Neveu. La confusion pourrait venir du prénom Margarido (Marguerite en Français), prénom très répandu alors. La Margarido de la pastorale, une femme âgée aussi, se rend vers l'étable, juchée sur son âne, ce qui n'est pas le cas pour notre Margarido aubagnaise qui se déplace dans Aubagne et non à la campagne. La Margarido de la pastorale Maurel apporte ses offrandes dans un panier couvert d'un linge blanc et elle y a ajouté une pompe à l'huile.
Ses épaules sont couvertes d'un châle fleuri et se jupe en cotonnade piquée imprimée se déploie sur sa monture. Thérèse Neveu a santonnifié les deux Margarido.

 

Virginie de Garlaban
Virginie  Bérenger, autre figure pittoresque d'Aubagne, appelée Virginie de Garlaban, une paysanne dévote, venait vendre ses deux lapins chaque semaine au marché d'Aubagne. Elle est identifiable grâce à ses lapins, à son grand parapluie et aux rubans de sa coiffe dont la couleur varie en fonction des fêtes de l'Église. Virginie, comme Margarido, est donc aisément identifiable, grâce à des détails
qui peuvent passer inaperçus aujourd'hui, mais qui, dans la culture provençale d'antan, sont porteurs de sens et identifient une personne, donnent à voir un caractère. Grâce à ces détails, Virginie la dévote ne se confond pas avec Margarido, pourtant cousine du curé !

 

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 L'Arlésienne, un type de beauté, une élégance, reconnus par toute la Provence...


Les Arlésiennes, vers le milieu du XIXème siècle, avaient voulu se donner un costume spécifique, et ce choix explique l'originalité de leur coiffe, comme la richesse des tissus de leurs vêtements, faits souvent de belles soieries et non de simples indiennes comme c'est le cas pour les vêtements de la vie quotidienne. Elles arborent des pendants d'oreilles ornés de pierres dures comme les grenats ou les diamants et des montres en or portées en sautoir, des ombrelles, ont les mains gantées, signe d'un raffinement urbain.
La création du riche costume de l'Arlésienne est un acte volontariste, qui précède l'action de Frédéric Mistral ; celui-ci, inquiet des modifications de la société entrée dans l'ère industrielle, voue sa vie à la défense de l'identité provençale, et la crée, d'une certaine façon. La fondation du Félibrige, en 1874, a pour but de défendre et diffuser la langue provençale.

 

 

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La Farandole. Pièce exceptionnelle et rare de Thérèse Neveu, une des plus remarquables de l'exposition. Merci aux collectionneurs particuliers, amis du Salon, qui ont bien voulu la prêter.

 

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Photos de santons de Thérèse Neveu exposés au 56ème Salon d'Arles ouvert jusqu'au 12 janvier 2014 dans les salles du Cloître Saint Trophime (XIIème et XIIIème siècles). Arles, place de la république, accès par la cour de l'Archevêché . 

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (sauf 25 décembre et 1er janvier).

entrée : 2,60 €, gratuit popur les enfants et les jeunes de moins de 18 ans accompagnés d'un adulte.

renseignements : 04 90 52 31 92 - 04 90 96 22 88 - 04 90 18 41 20

 

Source des textes : Georges Berni "Dans les pas de Marcel Pagnol"

 

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Publié le 1 Janvier 2014

 

Santons et Santonniers vous souhaitent leurs meilleurs voeux pour 2014. Philippe Brochier et toute l'équipe du Salon International des Santonniers d'Arles se permettent d'être leur porte parole en ce premier jour de l'an nouveau et vous présentent aussi à vous touttes et tous visiteurs de ce blog leurs voeux personnels.

Le  56ème salon présente l'histoire du santon soit plus de 3 siècles d'histoire. Un bel hommage par la même occasion au métier de santonnier qui a été choisi comme  thème du concours de création du meilleur santon de l'année.

Les créations nouvelles que ce thème a inspirées aux santonniers donnent de ce métier une image  particulièrement attachante, chargée d'émotion qui nous donne encore plus envie d'aimer davantage ces petites créatures qui font de Noël une des plus belles fêtes qui soit au monde.

 

Toutes ces oeuvres sont exposées au Salon qui est ouvert jusqu'au 12 janvier 2014.

 

 

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Le 56ème Salon International des Santonniers d'Arles est ouvert jusqu'au 12 janvier 2014 dans les salles du Cloître Saint Trophime (XIIème et XIIIème siècles). Arles, place de la république, accès par la cour de l'Archevêché . 

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (sauf 25 décembre et 1er janvier).

entrée : 2,60 €, gratuit popur les enfants et les jeunes de moins de 18 ans accompagnés d'un adulte.

renseignements : 04 90 52 31 92 - 04 90 96 22 88 - 04 90 18 41 20

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Publié le 25 Décembre 2013

 

Joyeux Noël à vous toutes et tous qui venez sur ce blog en ce jour de fête.

 

Diéu nous fague la gràci de vèire l'an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !

 

Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine.
Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n'y pas être moins. (Extrait des Mémoires de F. Mistral,1906)

 

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Arles salon des santonniers 2013 : crèche d'Alice Bertozzi

 2013-11-11_17-34-12_DSC_5653_640x480.JPGArles salon des santonniers 2013 : santons d'église XIXème siècle, collection musée Hôtel d'Agar Cavaillon

 

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Publié le 30 Novembre 2013

 

  Après le succès de la première foire aux santons et l'ouverture du Salon des Santonniers depuis le 16 novembre, en ce dimanche 1er décembre, c'est toujours à Arles ou en Camargue que crèches et santons font parler d'eux. La deuxième rencontre des chorales, Chor'Arles, réunit cette année plus de 400 choristes qui vont animer le Salon et les rues d'Arles

Le deuxième Festival des Chorales de l'Avent rassemble 11 chorales qui à partir de 14h30 animeront des lieux publics dont la cour de l'archevêché à l'entrée du Salon des Santonniers, la salle des pas perdus (en mairie), le kiosque à musique  sur le boulevard des Lices.

A 15h30, une pegoulado chantante partira de l’obélisque pour se diriger vers l'église Saint Julien où sera proposé un grand concert gratuit à 16h. Chants de Noël traditionnels et autres airs populaires vont nous faire entrer pleinement dans le temps des fêtes calendales.

Avec la participation de :

CHORALE KALLISTE

CHORALE ' A CŒUR JOIE '

CHŒUR VOCAL de la COUR D'APPEL D'AIX en PROVENCE

CHORALE ' CŒUR des CIGALES'

CHORALE ' ARC EN CIEL ' de GIGNAC

CHORALE ' CŒUR ST MARTIN'

CHORALE ' KAPOULINKA '

CHORALE ' DOMINO JADE ' des Baux de Provence

CHORALE des 'TROIS VILLAGES '

CHORALE ' LA CROCHE CHŒUR '

CHORALE ' LA BOITE à CHANSONS '

 

 

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Dans la salle du haut consacrée à l'histoire des santons et des santonniers, cette crèche exceptionnelle des ateliers  Pellegrini qui réalisaient des sujets en plâtre pôur les crèches d'église. (crèche prétée par le musée de CHâteau Gombert à Marseille où sont à voir de magnifiques crèches anciennes)

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  Le 56ème Salon International des Santonniers d'Arles est ouvert au public du 16 novembre 2013 au12 janvier 2014 dans les salles du Cloître Saint Trophime (XIIème et XIIIème siècles). Arles, place de la république, accès par la cour de l'Archevêché . 

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf 25 décembre et 1er janvier.

entrée : 2,60 €, gratuit popur les enfants et les jeunes de moins de 18 ans accompagnés d'un adulte.

renseignements : 04 90 52 31 92 - 04 90 96 22 88 - 04 90 18 41 20

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  la grande crèche provençale d'Arlette Bertello aux Saintes Maries de la Mer

 

Dimanche 1er décembre 2013 , ouverture au public de la grande crèche provençale d'Arlette Bertello aux Saintes Maries de la Mer (centre culturel). Visible jusqu'au 16 février 2014, tous les jours de 10h à 12h et de 14h30 à 16h30, le 25 décembre de 14h30 à 18h, fermée le 1er janvier.

 

Chaque année la crèche d'Arlette fait l'unanimité et enthousiasme le public jeune ou moins jeune qui ne tarit pas d'éloges, se demandant comment diable peut faire cette magicienne de la crèche pour arriver à se surpasser chaque fois, faire encore plus beau d'une année sur l'autre. Il est vrai qu'elle se donne à fond à sa passion tout au long de l'année en s'ingéniant à créer de nouveaux décors, de nouvelles scènes avec des personnages que crée pour elle en argile brute son ami le santonnier Henri Vézolles et qu'elle décore ensuite minutieusement en choisissant une palette de couleurs douces et lumineuses qui donnent vie et harmonie joyeuse à toute cette foule de personnages auxquels viennent aussi s'ajouter des créations venant d'autres ateliers de santonniers.

Sur plus de 60 m² c'est toute la Provence composée en ces différentes saisons qui défile sous nos yeux émerveillés. Mais il s'agit bien d'une crèche et non d'une simple évocation de la Provence rurale d'autrefois : la nativité et les principaux santons traditionnels inspirés par la pastorale des santons sont tous au rendez-vous tout comme au-desus de l'étable l' ange qui vient éveiller les bergers pour les conduire à la crèche, et en ce 1er décembre c'est bien à la crèche des Saintes qu'il faut se laisser conduire sans plus tarder...

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    Arlette Bertello fignole jusqu'au dernier moment sa crèche 2013.

 

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A suivre...

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Publié le 23 Novembre 2013

 

La grande crèche animée fait la joie des petits et des grands

 

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Guy pendant le montage de la crèche. Yvan expliquant le fonctionnement des automates.

Avec Gilbert ils se sont tous les trois démenés pendant plus de 5 journées de travail pour l'installer.

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   Scènes du marché.

Régulièrement enrichie par de nouveaux automates cette grande crèche est en bonne place dans le Salon. Avec la crèche mécanique ancienne prétée par le musée de Château-Gombert - une pièce rare et en parfait état de marche - voilà deux réalisations qui vont ravir les enfants autant que les parents.

Le salon qui en effet réunit santonniers amateurs et professionnels s'adresse aussi à tous les publics, tant aux passionnés de santons et crèches qu'aux enfants venus en famille ou dans un cadre scolaire.

 

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La merveilleuse crèche mécanique prétée par le musée du terroir marseillais de Château-Gombert, Marseille.

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Retour en images sur l'inauguration du 56ème Salon d’Arles.

 Les bonnets rouge marseillais ayant joué les perturbateurs sur l'autoroute menant à Arles, certains invités se sont retrouvés bloqués tandis que d'autres, prudents, ont choisi de rester chez eux. Il y avait malgré tout baucoup de monde à l'inauguration, notamment des arlésiens et bien sûr la Reine d'Arles qui avec ses demoiselles d'honneur ou d'autres arlésiennes costumées ont fait honneur à la soirée d'ouverture :

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    M. le Maire félicite un créchiste amateur.

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Parmi de nombreux visages familiers, Yvonne  Vancayseele du Paradou, santonnière amateur est une fidèle du salon. Ses santons sont habillés dans des étoffes anciennes choisies avec soin.

Claudia Emery Perlon réalise avec Guy Perraut une crèche différente chaque année.

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Les santons d'Yvonne autour de l'atelier du santonnier                                                         

 

A suivre...

 

 Le 56ème Salon International des Santonniers d'Arles est ouvert au public du 16 novembre 2013 au12 janvier 2014 dans les salles du Cloître Saint Trophime (XIIème et XIIIème siècles). Arles, place de la république, accès par la cour de l'Archevêché . 

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf 25 décembre et 1er janvier.

entrée : 2,60 €, gratuit popur les enfants et les jeunes de moins de 18 ans accompagnés d'un adulte.

renseignements : 04 90 52 31 92 - 04 90 96 22 88 - 04 90 18 41 20


Et aussi : Musée du terroir marseillais de Château-Gombert, Marseille ( Musée ouvert tous les jours sauf samedi et dimanche matin - et Hôtel-restaurant "la table marseillaise", ouvert du lundi au vendredi midi. tel : 04 91 68 14 38)

 

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Publié le 20 Novembre 2013

 

Jean-Louis Lagnel premier des santonniers ?

 

Dans le cadre du 56ème salon, une vitrine de l'exposition sur l'histoire du santon est consacrée à Jean Louis lagnel et  présente des tirages réalisés à partir de ses moules. Difficile en effet de trouver des santons créés par Lagnel en personne. Déjà il ne signait que ses moules et surtout rares sont les musées nou collectionneurs à posséder d'authentiques santons entièrement sortis de ses mains. Pourtant des photos sont visibles, notamment dans le très beau livre de Régis Bertrand  "Crèches et santons de Provence". Certes pas mal de copies circulent, parfois remarquablement bien décorées comme le faisait René Pesante, parfois attribuées un peu trop vite à Lagnel en personne comme le sont parfois certains santibelli dont la facture est proche du style propre à Lagnel. Bref difficile de voir  des vrais Lagnel. En tout cas pas à Marseille où les belles collections de la Maison Diamantée qui recèlent peut-être des trésors inconnus, sont absentes des musées rénovés de Marseille.

 

 

De Lagnel on connait surtout ses moules.

Réutilisés par ses successeurs, ils vont favoriser le développement du santon populaire.

 


  Un capucin de Marseille, sculpteur de son état...

André François, dans son livre "Santoun" (publié en 1972), évoque un capucin comme étant le créateur des premiers petits santons de crèche : "Au demeurant, quand fut donc modelé pour la première fois un véritable santon d'argile ? Tout laisse à penser, nous l'avons vu, qu'il naquit dans les dernières années du dix-septième siècle, mais que sa diffusion populaire ne débuta qu'au dix-huitième. La lettre que le santonnier Guichard, l'un des meilleurs de son temps, écrivait au félibre Charles Martin, le 19 août 1908, corrobore et justifie pareille opinion : « J'ai toujours entendu dire que c'était un capucin de Marseille, sculpteur de son état qui, le premier, copiant en cela les santons de la crèche de son couvent, eut la pensée d'en faire d'une petite dimension à l'usage du peuple, cela au dix-septième siècle, et d'autres sculpteurs l'imitèrent. »

 

 

  C’est Jean louis Lagnel qui crée des moules pour obtenir des santons d'argile.

Mais ce sera seulement à la fin du XVIIIème siècle que sera créée la technique du santon d’argile obtenu par estampage dans un moule en plâtre conçu à cet effet. C’est Jean louis Lagnel qui met au point le procédé permettant d’obtenir des santons décorés en terre crue et pouvant grâce au moulage être diffusés en quantité importante. En simplifiant encore la réalisation de santons obtenus directement après moulage sans adjonction des membres et accessoires comme c’est le cas pour les santons les plus aboutis, Lagnel est à l’origine du santon bon marché tiré à de nombreux exemplaires. Ainsi il est le premier véritable santonnier, sans pourtant avoir jamais été désigné comme tel de son vivant. Connu comme sculpteur, céramiste, figuriste, il a exercé divers métiers et on ne sait que peu de choses sur lui Le métier de santonnier ne sera officiellement reconnu qu’au début du XXème siècle.

 

 

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Ci-dessus : photos de moules et leurs tirages dans  la vitrine consacrée à Lagnel au 56ème salon d'Arles.

 

Ci-dessous photos diverses de moules et reproductions provenant de musées ou autres expositions antérieures.

 

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Moules et tirages de Lagnel, exposition René Pesante Atelier Thérèse Neveeu Aubagne 2008 

 

 

 

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Il faudra attendre 1953 pour connaître le nom exact de Lagnel

C’est Pierre Ripert dans un article publié en 1955 sur les origines de la crèche provençale et des santons, dans la revue "Marseille" qui nous apprend qu'il faudra attendre 1953 pour connaître le nom exact de Lagnel, quand Léopold Dor fera don de sa collection de moules anciens (datés et signés Lagnel) au musée du "Vieux Marseille".

« Nous avons retrouvé l'état civil du premier de nos santonniers, né en 1764 et mort à Marseille le 17 septembre 1822, âgé de 58 ans. Il est porté : figuriste, demeurant 70 rue Caisserie, fils de Joseph Lagnel, et de Marie Cadière, époux de Madeleine Ramoina. Les tirages de ses moules montrent que cet artiste avait de sérieuses connaissances de modelage. C'est grâce au don de maître Léopold Dor que le nom du créateur du santon populaire d'argile est fixé aujourd'hui. »

L’identité de Lagnel ainsi que son oeuvre étaient plutôt mal connu auparavant. Elzéard Rougier en effet, dans son Histoire des Santons le désigne approximativement sous le nom d'Agnel ! Et Marcel Provence lui aussi dans sa "Nouvelle Histoire du Santon" publiée en 1949, cite Agnel en ses termes : "Les premiers santons en argile crue, d'un type qui ne devait plus varier dans l'essentiel, parurent à la foire de Noël, à Marseille, en I808. Le sieur Agnel, modeleur, fut peut-être le créateur de ces formes. On lui devrait aussi le santon-mouche, plus tard santon-puce, ainsi nommé à cause de sa menue dimension. Aux personnages de la sainte histoire, Agnel ajouta les personnages familiers, le boulanger, le pêcheur, la poissonnière que rejoignirent bientôt et un à un tous les acteurs de la vie provençale."

 

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Moules de Lagnel et tirages, Musée de Château Gombert

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  Lagnel a créé et laissé quantité de moules dont certains signés et datés.

Il sera copié par des santonniers utilisant ses moules. Il reste peu de santons réalisés entièrement par Lagnel.

Notre enquête sur l'origine des santonniers provençaux, s'annonce donc déjà sujette à rebondissements. Ce qui est sûr c'est que Lagnel a créé et laissé quantité de moules dont certains signés et datés, le plus ancien (une femme debout) de 1797, fin du XVIIIème donc. Mais il reste peu de santons d’époque dont on ait l'assurance qu'ils aient bien été moulés, assemblés et décorés par Lagnel en personne. Difficile donc de trouver de vrais santons de Lagnel, même dans les musées ou expositions. Quelques collectionneurs ont ce privilège rare sans être sûrs pour autant d'avoir un authentique Lagnel car si ses moules étaient signés, sa production ne l'était pas. Par contre les retirages effectués à partir de moules d'époque sont plus fréquents. Certains sont réalisés à l'état brut et présentés à côté du moule original, ce qui semble être le plus normal. D'autres ont été estampés et décorés par des santonniers qui ont pu se procurer ses moules. C'est ce qu'on fait René Pesante, Cursat, Caillol et d'autres encore avec plus ou moins de bonheur. Ce qui est sûr c'est qu' à force de copies, de moulage et même de surmoulage, de modification des gestes ou attitudes du personnage, ou d'ajout d'accessoires au sujet original et d'une décoration à l'autre, Lagnel et ses successeurs ont donné naissance à une foule de santons qui suite à la dispersion des moules ont plus ou moins gardé un air de famille ou de ressemblance qui permet sinon de les identifier comme tels, du moins de les suivre à la trace. Voilà qui nous rappelle notre actualité avec ses problèmes de traçabilité. Mais de là à parler de traçabilté des santons de Lagnel, est-ce bien raisonnable ?

 

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santons et santibelli , moules de Lagnel, tirages de Simon, exposition René Pesante Atelier Thérèse Neveu Aubagne 2008

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Pierre Ripert explique les choses en d'autres termes toujours dans ce même article sur les origines de la crèche provençale et des santons. Pour lui il s'est créé après Lagnel et quelques autres vrais santonniers (que nous présenterons ici plus tard), un véritable fond commun des santons devenus populaires, bon marché et de moindre qualité ( ce qui fait parfois tout leur charme). Extraits :

 

   "Les vrais santonniers n'ont jamais été très nombreux..."

"Lagnel, Louche, Batellier, sont les premiers noms à inscrire dans le début de l'art santonnier à Marseille..... Par la suite, les séries de santons de Pastourel, Antoine Simon, Joseph Boyer qui sont les seules à peu près identifiables sont postérieures de 25 années (des environs de 1830) ; mais les noms de A. Mai, Amalbert, Bremond Aîné, de la même époque se perdent déjà dans la production anonyme qui se continuera jusqu'après le Second Empire (Léon Simon mis à part) et en partie même jusqu'à nos jours à Marseille. Les vrais santonniers- c'est-à-dire ceux modelant d'abord eux-mêmes leurs maquettes, puis tirant leurs épreuves, ensuite les peignant et enfin les vendant à la foire- n'ont jamais été très nombreux. Le fond d'un artisan-santonnier est uniquement constitué par ses collections de moules, qu'il en soit l'auteur, ou qu'il les détienne par succession ou par l'achat à un tiers…."

 

"Une sorte de fond commun des santons s'est constitué."

"A la suite de moulages successifs les uns sur les autres, une sorte de fond commun des santons s'est constitué. Si l'on fait exception de quelques rares créations éventuelles et particulières les types classiques dans l'ensemble diffèrent très peu les uns des autres. Ces créations, éventuelles du reste, après une durée éphémère retombent vite dans l'oubli." ...

 

"Le métier anciennement était très pauvre."

"Le métier anciennement était très pauvre; des ouvriers, des artisans des professions les plus diverses le pratiquaient en dehors de leur gagne-pain habituel. Quelques artisans mieux organisés pouvaient alimenter le débit de demi-gros qui s'adressait aux commerçants des villages environnants. Les modèles les plus courants de santons de 0.06 à 0.08 de haut valaient 3fr.50 le cent. Ils étaient revendus 0.05 à 0. I0 la pièce. Une concurrence effrénée pour une marchandise dont l'acheteur ne regardait que le bas prix avilissait la qualité !"

 

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moules de Lagnel

 

 

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  Des santibellis attribués à Lagnel, reproduits par René Pesante ( musée des santons de Château-Gombert)

Sur ce blog un article  a déjà été consacré à Lagnel, pour y accéder, cliquer : voir ici

 

A suivre... 

 

 


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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Information exposition

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