Publié le 15 Février 2020

Madagascar est le pays invité d'honneur du 62ème Salon des Santonniers d'Arles.

Noël à Madagascar

Madagascar est une ile relativement pauvre et les sapins de Noël sont trop chers pour la grande majorité des habitants. Noël ayant lieu en été, ils remplacent le traditionnel sapin par des arbres à fleurs mauves en clochettes, les jacarandas. En guise d’arbre de Noël, on coupe surtout les philaos, un arbre ressemblant au sapin et poussant au bord de la mer. mais l'on peut voir aussi dans certaines familles des sapins en plastiques.

Noël est resté traditionnel, étant bien plus une fête religieuse que commerciale.

 Le 24 au soir, Il est de tradition malgache de porter des habits neufs pour la messe du 25 décembre. Nombreuses sont les familles qui sortent sur leurs 31 pour se rendre à la messe de minuit et assister à diverses représentations ou chants de chorale. Parfois, le Dadabe Noely (le père noël malgache,)  tant attendu, en profite pour distribuer biscuits et bonbons aux enfants.

Les Malgaches aimant chanter, la messe dure plus longtemps encore que d’habitude et des processions avec des danses accompagnent les chants de l’offertoire.

Le soir du réveillon de Noël, le 24 décembre, les familles se retrouvent à l’église pour chanter des gospels africains et des cantiques (chants religieux) de Noël français. Les Malgaches, dès leur plus jeune âge, peuvent chanter pendant des heures en chorale. Il n’est pas rare de chanter jusqu’à 2 ou 3 heures du matin. 

Après le culte, on passe au festin de Noël, encore assez rarement

On mange souvent une recette typique pour Noël mais aussi pour toutes les grandes fêtes (Nouvel an, Pâques, Fête de l'Indépendance...), il s'agit de la dinde au porc, qui peut être consommée par les enfants à partir de 2 ans et plus mais à condition que la viande soit bien tendre.

Le repas du réveillon se fait à la lueur des bougies. Simple ou sophistiqué, il est toujours…pimenté !  Le vary, plat de riz très épicé, est servi avec parfois des poissons grillés ou des fruits de mer pour les plus riches. Pour accompagner le riz, on sert un bouillon de brèdes, sorte de feuilles d’épinard. Un des plats traditionnels des grandes fêtes malgaches est la dinde au porc, où chacun des membres de la famille doit manger une partie bien précise de la volaille. En dessert, on trouve souvent une buche à la vanille de Madagascar (une des meilleures du monde) mais aussi des litchis, mangues et goyaves.

Autre incontornable :Le sot-l’y-laisse est une pièce de viande du poulet, réputée pour son goût. Peu connu, son nom signifierait que « seul un sot laisserait ce morceau 

À Madagascar, il est parfois offert aux aînés en guise de cadeau de Noël.

 

Partager avec les pauvres

 La vraie fête se passe le 25 décembre. on sort les vêtements neufs pour la messe matinale avant de se retrouver pour un repas en famille ou entre amis.. 

Ce jour-là, on est content de manger un repas de fête et des friandises.

Notre plat principal est le riz et ceux qui ont un peu les moyens préparent de la viande. Chez nous, pas de bûches de noël mais un dessert à base de fruits. Chacun tente de partager quelque chose à manger avec son voisin ou ceux qui n’ont rien. On apporte aussi un présent à nos aînés. Au départ, c’était le meilleur du morceau de la volaille, correspondant au croupion mais petit à petit, cela devient une enveloppe contenant de l’argent. Pour nous, c’est une manière de leur rendre hommage, de les remercier car sans eux, on ne serait pas de ce monde 

À Madagascar, « Hanim-pitoloha » signifie repas de fêtes. Cela suppose que 7 plats différents sont présents simultanément à table.

Au temps des rois, le « vorombe sy henakisoa » (dinde ou oie et porc), « amalona sy henakisoa » (anguille et porc), « varanga » (filet de zébu désossé longuement cuit à l’eau afin d’avoir une sorte de pâté), « hen’omby ritra » (viande bœuf cuit sans ajout d’épices ou condiments quelconque)  et « henan-janak’omby sy tsaramaso » (viande de veau aux haricots) étaient des menus de choix. Le « trondro lafihana voanjobory, ovy, sosety ou anandrano » (poisson cuit sur un lit de pois, pomme de terre, chouchoute ou cresson) représente aussi un véritable délice.

Le ro mazava est également très prisé chez les malgaches. Pour le confectionner, il suffit de faire cuire ensemble et à petit feu de la viande de bœuf, de la brède de votre choix (anamany: spilinthe, anamalaho: brède mafagne ou ravim-bomanga: feuilles de patates douce), du gigembre et de « l’angivy » avec une once d’oignon et de tomate. Au bout d’environ 1h30 à 2h de cuisson, on obtient un succulent bouillon que les étrangers de passage ne manquent pas de revendiquer.

Et le dessert

Pour finir le repas, les fruits exotiques sont nombreux à Madagascar. Leurs saveurs tellement naturelles et biologiques en ravissent plus d’un, mais rien ne vaut le fameux koban-dravina, un pâté d’arachide sucré et ceinturé de farine de riz puis, entouré de feuilles de bananes que l’on a fait cuire pendant 48 heures avant d’être servi chaud ou froid. Ce délicieux gâteau à la Malgache est toujours accompagné d’un café corsé (de préférence de l’arabica).

Les enfants offrent aux familles des petits spectacles : pièces de théâtre, poèmes, chansons, sketchs…

La fête se termine par l’arrivée de Dadabe Noely, le Père Noël en habit léger car il faut très chaud. Il offre bonbons et koba ravina : ce sont des biscuits de farine de riz au sucre roux et pistaches pilées, enveloppées dans des feuilles de bananes.

 

Noël à Madagascar
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Noël à Madagascar
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Les bénévoles de l'association du Salon au travail pour installer l'exposition.

Les bénévoles de l'association du Salon au travail pour installer l'exposition.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 7 Février 2020

Le monde des santons est en deuil. Danièle Renoux-Carbonel, fille de Marcel Carbonel, fondateur des ateliers qui portent son nom, est décédée. Elle avait pris la direction des Ateliers en 1977 qu'elle a transmise ensuite à son fils Philippe en 1993. Riche de la plus importante collection de modèles, l'entreprise familiale tout en développant son activité et déployant sa production est restée fidèle à la tradition véritable du santon provençal et aux exigences des critères de qualité établis par Marcel Carbonel.

Le président et l'équioe du Salon International des Santonniers d'Arles dont Marcel Carbonel a été l'un des plus éminents pères fondateurs, très émus par cette disparition assurent Philippe Renoux et l'ensemble du personnel des ateliers de leur profonde communion de pensée avec leurs sincères condoléances.

Les obsèques de Madame Danièle Renoux-Carbonel seront célébrées lundi 10 février 2020 au funérarium, 497 rue St Pierre, 13012 à Marseille. Un service funéraire suivra à la chapelle sur place à 9h30 .

 

photo décembre 1989

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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