Publié le 15 Novembre 2014

Une inauguration à la gloire du monde des crèches et santons

 

L'inauguration du Salon International se déroule depuis des lustres selon un protocole à la fois officiel et bon enfant en présence du tout Arles : élus de la ville, de la Région, du département, de M. le maire Hervé Schiavetti, de la reine entourée de ses demoiselles d'honneur, de personnes portant le costume, et bien sûr des santonniers, notamment ceux qui exposent leurs oeuvres.

Philippe Brochier, président du Salon après avoir accueilli chaque invité en maître de cérémonie, rappelle les enjeux culturels de la 57ème édition qui a pour vocation de représenter tout ce qui contribue à valoriser le monde santonnier, depuis les amateurs qui font des crèches parfois toutes simples mais émouvantes, jusqu'aux santonniers ou artistes les plus reconnus qui comme Rose Gelato et ses filles, Henri Vézolles ou Liliane Guiomar représentent le meilleur de la profession, chacun dans leur registre et leur approche du métier. Et c'est en mainteneur des traditions et de cette culture que Philippe Brochier maitrisant parfaitemlent la lengo nostro s'est adressé à la reine d'Arles qui a en charge la défense et le maintien de la culture du pays d'Arles.

Ce vendredi 14 novembre a donc vu toute la grande famille santonnière se réunir dans ce ô combien vénérable cloître St Trophime qui après rénovation a retrouvé tout son éclat, pour célébrer ce rituel incontournable autour de l'art du santon, art populaire certes mais art à part entière. Lieu d'une confrontation artistique amicale voulue par Marcel Carbonel et Jean Maurice Rouquette, conservateur honoraire des musées d'Arles qui ont été tous deux fondateurs du Salon en 1958. Présent ce vendredi, Maurice Rouquette a tenu à expliquer l'importance qu'avait la création d'un nouveau santon à l'effigie de St Césaire - évêque d'Arles au VIème siècle - réalisé par Denis Voeux pour fêter le 1500ème anniversaire de la remise du pallium par le pape Symmaque en 513. C'est un ornement liturgique symbole de sa nomination comme vicaire du pape en Gaule. Dans un discours passionné et passionnant, Maurice Rouquette a trouvé les mots justes pour ranimer la flamme de la foi partagée pour ces créatures d'argile que sont les santons.

Au préalable, chaque représentant des institutions a dit à son tour quelle place incontournable dans la vie culturelle d'Arles occupait le Salon.

Un grand coup de chapeau pour finir ce billet aux oubliés des discours officiels, les "sans grades", cette poignée de bénévoles qui ont pour nom Guy, Michel, Arlette, Noël, Gérard, Henri, Yvan, Christian et quelques autres - désolé de ne pas pouvoir tous les citer- qui à longueur d'année donnent de leur temps pour préparer puis mettre en oeuvre ce grand rendez-vous qui ouvre le temps calendal d'avant Noël. C'est toute l'équipe du salon qui oeuvre dans la coulisse, bien sûr sous la houlette du président, qui mérite sa part de remerciements et félicitations sans laquelle rien ne pourrait avoir lieu.

Le Salon est ouvert au public jusqu'au 11 janvier 2015. Une visite merveilleuse dans un cadre d'exception, à ne pas manquer et que la fête commence !

 

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La salle des tapisseries, réservée aux amateurs prête à accueillir les premiers invités.

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Salle du bas réservée aux professionnels sous le regard de Rose gelato et Frédéric Mistral

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A l'étage sont réunis deux créateurs spécialistes de pièces uniques : H Vézolles et Liliane Guiomar.

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2014-11-14_19-54-40_DSC_7499_1600x1200_640x480.JPGHenri Vézolles devant sa silhouette installée, selon la coutume, dans la partie de l'exposition qui lui est consacrée. 

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La rencontre des deux créateurs dont l'oeuvre est exposée dans les vitrines de la salle du  premier étage

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Liliane Guiomar derrière ses chevaux et cavaliers qu'elle affectionne particulièrement.

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Philippe Brochier présente l'exposition à Rose Gelato, invitée d'honneur.

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Arlésiennes et santonnières : Liliane Guiomar, Rose gelato, Fabienne Pardi, Marylène Bourges et Arlette Bertello qui réalise la grande crèche des Saintes Marie de la Mer où elle met en scène et décore les santons d'Henri Vézolles.

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La reine, une de ses demoiselles et le santonnier...

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A l'heure des discours. Philippe Brochier acceuille ses invités.

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Jean Maurice Rouquette, conservateur honoraire des musées d'Arles, fondateur du salon en 1958

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2014-11-14_20-58-06_DSC_7576_1600x1200_640x480.JPG  Denis Voeux le santonnier de Séguret présente St Césaire, sa création. Françoise Delesty à sa droite, auteure d'ouvrages réputés sur les santons et traditions de Provence est à l'origine de ce projet. 2014-11-14_21-10-27_DSC_7585_1600x1200_640x480.JPG

Arlésiens et arlésiennes en costume font de cette inauguration une fête où se perpétue la tradition du costume.

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Mr Ramon, président de l'association des Amis du Vieil Arles.

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Le salon c'est aussi un peu la fête du costume d'Arles.

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et pour finir, la bénédiction de St Césaire...

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Publié le 12 Novembre 2014

A J-3 de l'ouverture du Salon c'est l'effervescence dans les salles du cloïtre St Trophime d'Arles où se met en place la 57ème édition de la plus importante manifestation d'art santonnier en France. Les santonniers apportent leurs oeuvres et l'équipe des organisateurs met en place les vitrines. 

2014-11-11_13-41-41_DSC_6845_1600x1200_640x480.JPGInstallation en cours dans l'impressionante salle des tapisseries  réservée aux amateurs.

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Pascal Atoch, santonnier amateur a été un des premiers à apporter sa création : l'armoire- atelier du Père Noël.

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Année Mistral oblige, ici dans la Salle des professionels, les différents santons et bustes en toutes tailles de la maison Fouque.

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Salle des professionels toujours, les silhouettes grandeur nature de la famille Gelato : Rose entourée de ses deux filles.

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une crèche de Gealto de 1975

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santon créé par Feldman , époux de Rose. Il a créé un nombre impressionant de modèles qui ont fait la réputation de la famille Gelato.

 

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Les santons naïfs de Gerbaud Delchamp dans la salle des professionels où Arlette Bertello a mis en scène toute une gamme de santons naïfs.

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Dans la Salle du haut, Henri Vézolles a déjà installé la présentation de ses santons et crèches, dont celle-ci, composée avec les santons aux quatre terres dont Henri Vézolles a le secret.                   

Une collection d'arlésiennes présentant diverse facettes du costume selon les époques.                  2014-11-11_12-42-31_DSC_6657_1600x1200_640x480.JPG    2014-11-11_12-44-34_DSC_6668_1600x1200_640x480.JPG  2014-11-11_12-44-46_DSC_6670_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_12-44-55_DSC_6671_1600x1200_640x480.JPG  2014-11-11_12-45-20_DSC_6673_1600x1200_640x480.JPG  2014-11-11_12-45-36_DSC_6675_1600x1200_640x480.JPG   2014-11-11_12-46-42_DSC_6682_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_12-46-48_DSC_6683_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_12-46-58_DSC_6684_1600x1200_640x480.JPG 

Les arlésiennes d'Henri Vézolles.

2014-11-11_12-50-42_DSC_6687_1600x1200_640x480.JPG   transhumance.      2014-11-11_13-03-06_DSC_6733_1600x1200_640x480.JPG

la récolte des olives     2014-11-11_13-17-01_DSC_6762_1600x1200_640x480.JPG

L'équipe au travail !

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 Mistral est très présent au Salon sous forme de nombreux documents originaux , livres, lettres, photos, journaux d'époque. A découvrir aussi la crèche personnelle de Mme Mistral.

2014-11-11_13-27-23_DSC_6802_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_13-28-09_DSC_6803_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_13-28-59_DSC_6807_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_13-29-55_DSC_6812_1600x1200_640x480.JPG

Il s'agit là d'un petit aperçu des premières oeuvres présentes au Salon. Bien d'autres choses sont en cours d'installation : les créations de l'année des santonniers provençaux, les oeuvres du concours, celles des amateurs et des professionels sur les thèmes de l'année, les crèches en papier, carton et à découper. Et bien sûr à l'étage, en partage avec Henri Vézolles, tout un ensemble d'oeuvres nouvelles et plus anciennes de Liliane Guiomar, artiste d'exception au talent incomparable.

A ne pas manquer également : les travaux de rénovation du cloître étant terminés on peut admirer le travail exemplaire de restauration des sculptures, notamment les scènes de la Nativité et de l'adoration des mages qui donnent au Salon un sens plus profond encore en nous faisant revivre l'histoire de la crèche racontée sur ces chapiteaux du XIIème siècle. Ainsi se trouvent réunies au Salon les racines de l'histoire et les ailes de la création actuelle.

       2014-11-11_14-02-23_DSC_6856_1600x1200_640x480.JPG 2014-11-11_14-02-33_DSC_6857_1600x1200_640x480.JPG

La Nativité.

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le bain du nouveau-né.

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l'adoration des rois mages

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la fuite de la sainte famille en Egypte.

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57ème Salon International des Santonniers d’Arles

Du 15 novembre 2014 au 11 janvier 2015

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (sauf 25 décembre et 1er janvier)

Entrée 3, 50 euros  Tarif réduit 2,60 euros

Le Cloître XIIème et XIVème siècle et l’exposition

Gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans accompagnés d’un parent.

Informations : 04 90 52 3192 ---  04 90 96 22 88 --- 04 90 18 41 20

 

santonniers.arles@orange.fr 

 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 7 Novembre 2014

 

 

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Le 57ème Salon, fidèle à son habitude, rend un hommage particulier aux familles qui ont contribué au développement de  l'art santonnier et de la tradition de la crèche. La famille Camoin, Feldman, Gelato s'inscrit dans cette belle histoire depuis 3 générations.

 

 

FELDMAN - GELATO - CAMOIN

Rose, la petite fille turbulente

C’est à La Plaine, un quartier de Marseille, que Rose arrive au monde dans la famille Camoin. Marius l’aïeul est dessinateur de carte du Tarot de Marseille, sa fille Isabelle, poissonnière, rencontre un bel italien originaire de Calabre, et devient Mme Gelato. En 1931 la petite Rose vient agrandir le foyer.

Elle a du caractère la minote, c’est une petite fille très agitée, un peu « tron de l’air » ! « Mes parents ne savaient pas quoi faire de moi »

Un jour vers 12 ans, à travers les grilles d’un atelier, elle reste ébahie par ce qu’elle apeçoit. Rose ne tarde pas à franchir la porte. « J’étais émerveillée ».

Les parents affolés s’inquiètent auprès de l’artisan « Mon Dieu qu’est ce qu’elle a encore fait ma fille ? » Stupéfaite Isabelle la maman apprend qu’elle a été sage comme une image !

Ainsi comme l’école ne l’intéressait pas vraiment, Rose découvre l'atelier Pellegrini,  puis passe de plus en plus de temps chez Dumas qui faisaient des santons de plomb.

A 17 ans elle se place chez Marcel Carbonel venu la chercher chez son confrère. « Il y avait tout à faire car il débutait » ;Rosette est à son affaire et tout l’intéresse. « Il m’a disciplinée et a commencé par me dire : Tu vas  calmer un peu la vitesse. Et il m’a appris beaucoup de choses. »

Rosette fait un peu de tout et surtout beaucoup de décoration de santons. Son maître très satisfait lui accorde sa confiance et son amitié familiale : "J’étais comme la fille de la famille."

Et un jour Rosette rencontre Raymond. Le jeune homme est vaillant ; Marcel lui dit : Eh bien il n’a qu’à venir travailler ici.

A l’atelier Raymond lave les pots de peinture, nettoie, moule, estampe… Pendant trois mois il travaille dur afin d'avoir juste ce qu’il faut pour… offrir la bague de fiançailles à sa chère Rose.

 

Raymond et Rose

L’Amour et le Talent

Rose a 23 ans, Raymond 29 nous sommes en 1953, et Mr et Mme Feldman-Gelato s’installent rue Paradis dans une chambre de bonne au 5ème étage.

Un jour de 1954 sous les toits de la rue Paradis, Raymond  prend un bout d’argile et crée une poissonnière. Rosette est stupéfaite. « Mais ça aussi tu sais le faire ! »

Leur décision est vite prise : Raymond et Rose vont s’installer à leur compte.

Marcel désolé de perdre de si bons employés lui en voudra longtemps.

En 1955 c’est le départ d’une belle et longue entreprise et leur 1ère foire aux santons !

Trois ans plus tard avec l’aide et la complicité de Nine (Isabelle) la mère de Rose qui leur apporte aussi expérience et savoir faire, ils s’installent aux Chartreux Boulevard Gabriel où une grande cave leur sert d’atelier.

C’est Isabelle la maman de Rose qui avait prêté l’argent pour la chambre de bonne rue Paradis, elle encore qui vend sa maison afin qu’en 1961 ils puissent s’établir à Saint Just, Boulevard Michel, avec leur fille Muriel née en 1959, dans un espace plus vaste et mieux adapté à l’essor de leur entreprise. En 1963 Véronique complète le bonheur de la famille.

Raymond a du talent, « Des fois à 4 heures du matin il se levait et partait s’enfermer dans l’atelier pour réaliser une idée qui lui était venue »

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Muriel et Véronique, les héritières

Talent et Passion

 

Les deux sœurs très complices travaillent sous deux noms différents : Gelato et Camoin Venturini…

Au départ, en 1954, c’est le nom de Feldman -le mari de Rose- qui était affiché, un peu plus tard il fut décidé d’ajouter à celui-ci, qui ne faisait pas très provençal, Gelato. Ainsi les santons Feldman Gelato eurent leur époque avant de devenir tout simplement Gelato ! Peu après avoir pris la succession les deux sœurs, toujours complices, décidèrent d’avoir chacune leur propre production ; Muriel l’aînée sous le nom de Gelato, et Véronique a accolé au nom d’origine de la famille : Camoin, son nom d’épouse : Venturini.

Dés leurs plus jeune age les deux filles de Rose ont été « mises dans le bain » de cet atelier santonnier.

Curieuses de tout les deux sœurs, adorent faire des rencontres avec les autres, découvrir le monde dans toutes ses facettes, qualités qu’elles expriment dans leur art passion du santon.

Deux passionnées qui mettent au service  de cet art populaire toute la richesse de leur talent, de leur savoir faire avec un esprit d’ouverture qui les anime sans cesse.

Comme toutes les années depuis 1955 Rose, à plus de 80 ans, est chaque jour ou presque à la baraque sur la Canebière pour la Foire aux santons,  En 2014 ce sera sa 60ème foire ! «C’est une vie avec  beaucoup de travail, et de satisfaction. En premier mes filles qui continuent ce beau métier, mes  petits enfants qui aiment venir à l’atelier s’imprégner de cette culture, et le plus beau cadeau mon arrière petite fille………. »

Les enfants de Muriel, Jérome et Benjamin sont bien décidés eux, à continuer la tradition familiale.

 

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Les santons Camoin Feldman Gelato

Meilleur Ouvrier de France 1960

Médaille d’argent 1964

Médaille qualité France 1960

Médaille Maître artisans 1992

Médaille de la Ville d’Arles 1998

Médaille artisan d’Art 2010

 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 4 Novembre 2014

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Publié le 4 Novembre 2014

 

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L’un, discret joyeux et appliqué, l’autre, exubérante secrète et prolifique. Lui, en Provence, à Arles qui se prétend sans cesse capitale spirituelle, Elle près de Sisteron dans cette haute Provence qui essaie en vain de se croire alpin !

Tous deux ont beaucoup de talent et vivent de leur art ; des créateurs, des personnalités, qui ne font que des pièces uniques et donnent la véritable image de cet art du santon, varié, riche, emblématique.

Nous les avons réunis pour cette 57ème édition du Salon d’Arles créé pour accueillir et mettre en valeur toutes les tendances. des œuvres de ces artistes artisans que sont les santonniers

 

Henri VEZOLLES

La passion d’entreprendre, le talent de réussir

C’est, comme pour Vincent Van Gogh, grâce au Chemin de fer que Arles a la chance d’avoir ce grand artiste plus connu et reconnu à l’extérieur que dans sa ville.

Ses parents quittent le berceau familial ardéchois en 1938, Aimé le père d’Henri est venu travailler au dépot SNCF d’Arles.

Mobilisé en 1939 alors que son fils n’a que quarante jours Aimé doit laisser sa femme et son fils qui retournent se mettre en sécurité à Sainte marguerite lafigère leur village ardéchois. Henri a six ans lorsqu’il fait connaissance de son père, et revient à Arles. Il reprend une scolarité normale mais sans retard car Léa sa maman lui a patiemment appris chaque jour à lire, écrire et compter.

Elève doué à l’école du Mouleyres, il trouve avec son instituteur, Mr Padoux, un éducateur qui saura lui révéler son sens artistique. Et à noël Monsieur Padoux lui fait faire des santons en terre crue pour la crèche… C’est sa première rencontre avec cet art populaire.

En 1963 avec un ami ils achètent une grande maison en haut de la rue de la Calade, ils en font un magasin de souvenirs ; cartes postales, poupées, arlésiennes en plastique, et vrais santons. Lou Becaru, nom du magasin a été suggéré par Monsieur Seguin mestre de masseto des Cigaloun Arlaten (joueur de galoubet et de tambourin, le mestre de masseto est le chef du groupe).

C’est un rendez vous de l’Art Provençal où il fait bonne et grande place aux santonniers : Jouve, Flore, Chave, Peirano, Jouglas, Guiomar… Et les santons… au magasin bien sûr mais c’est tout.

1958 passant sur la place de la République, il voit l’affiche du 1er Salon des Santonniers. Jean Héritier président du Syndicat d’Initiative, fondateur de l’exposition avec Marcel Carbonel et Jean Maurice Rouquette, lui explique que les amateurs ont aussi leur place.

Une dizaine d’années se sont écoulées depuis Mr Padoux, et voila qu’en 1959 , Henri qui tout petit déjà en Ardèche transformait le séchoir à châtaigne en atelier de peinture et sculpture, fait une crèche qui sera exposée au 2ème Salon des Santonniers. « C’était une grande cabane de gardian ouverte avec en fond les Alpilles et tous les santons que j’avais fait cuire chez «Niczy « un magasin d’artiste ». Et il exposera jusqu’au 6ème Salon d’Arles.

1990 Il vend Lou Becaru, profite d’une petite année sabbatique avant d’être rattrapé par les santons et plus exactement par les santonniers. Christian troisième génération Chave lui demande d’être son agent commercial. En 1995 Henri lui propose de poursuivre la collaboration autrement en installant un atelier magasin dans une maison qu’il possède rond point des arènes. Le succès est immédiat et l’aventure ne s’arrêtera qu’en 2004.

Henri accueille les clients, contrôle, fait des petites conférences sur l’art des santons, puis des démonstrations d’estampage…

Ce n’est pas encore suffisant pour cet artiste généreux, il s’installe donc un vrai petit coin de travail et commence à créer ses propres oeuvres.. «J’ai été surpris de voir qu’après trente ans sans rien faire j’arrivais encore à sculpter des personnages »

Et il veut toujours aller plus loin dans le défi et la recherche et travaille en démonstration permanente devant le public.

Je trouvais souvent dans les livraisons de terre rouge des échantillons de terre blanche ou noire, alors j’ai eu l’idée de faire comme avec la pâte à modeler, et j’ai créé un personnage en m’appuyant sur les différentes couleurs d’argile. Marius Chave, homme de grande ’expérience m’a dit que je n’y arriverai jamais et que tout allait se fissurer au séchage et à la cuisson à cause du retrait des différentes terres. Il avait raison !

Tête de bois comme un ardéchois Je ne me suis pas résolu à abandonner mes illusions, car j’avais dans l’esprit les faïences en terres mêlées d’Apt ; j’ai donc téléphoné à un fournisseur de terre de Vallauris pour lui faire part de mon projet et il m’a dit que c’était tout a fait possible qu’il fallait juste trouver des terres aux coefficients de retrait et de cuisson compatibles. 15 jours plus tard je recevais une nomenclature et j’ai commencé dés que j’ai pu. »

C’était en 1997 Henri se lance dans la réalisation d’une femme à la lavande et aux tournesols en trois terres

Le succès est au rendez vous les demandes affluent pour ces santons si particuliers décorées également avec les couleurs de la terre ; la barbotine, terre diluée dans l’eau. Henri Vezolles progresse sans cesse dans son art, et s’il travaille avec trois couleurs principales ; Rouge, Blanche Chocolat (marron foncé) il fabrique également ses propres terres de couleurs, « ses boulettes » mélangeant les différentes terres pour obtenir plus de nuances.

Chaque sujet est un original, une pièce unique.

Avec ce type de santons en terre de différentes couleurs, Henri Vezolles a créé un genre, c’est une innovation majeure : le chaînon manquant entre le santon traditionnel créé par Lagnel en 1797 et le santon habillé créé par l’abbé Sumien en 1914.

 

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Liliane GUIOMAR

Autodidacte géniale, et surdouée

 

 

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Lorsque Liliane arrive sur la planète des santons dans les années 1980 ce fut un souffle d’air frais régénérateur.

« Je ne savais même pas que ça pouvait être des santons ce que je faisais »

Autodidacte casanière dans ses chères Basses Alpes, cette surdouée instinctive et boulimique fait sa 1ère exposition à Sisteron à 19 ans. Peintures, sculptures presque tout a été vendu ! Avec pour seule référence de départ le carnet de dessin et de travail de son père carrossier, trop tôt disparu, elle s’est immergée dans l’art comme les plongeurs en quête permanente de record d’apnée !

Dés son plus jeune âge le dessin lui sert de support, sert ses rêves et son trop plein d’expressivité. Elle lit en cachette Plutarque et quelques autres auteurs inhabituels pour son âge et pour l’époque. « Quand je suis née j’avais déjà quarante ans » un rire éclate en cascade.

Elle sera ensuite une excellente peintre qui connaît très vite le succès avec ses tableaux. Elle admire et s’inspire de Bruegel, Cranach, Bosh et les Tanagra.

Mais les circonstances la conduisent vers la sculpture ; les santonniers l’ont rapidement adopté et admiré. Elle dépasse l’art traditionnel du santon et présentent des pièces uniques œuvres raffinées qui se classent dans le figurisme.

Le vrai tournant se fait en 1986 ; pressée par les maîtres santonniers elle présente le concours de Meilleur Ouvrier de France qu’elle obtient sans problème. Elle récidive en 2000 dans la catégorie « santons habillés » un défi de plus qu’elle remporte.

Ses expositions sont attendues, ses apparitions aussi… On l’a dit secrète mais elle est si bien dans sa maison avec son mari, son potager, sa cuisine, ses chiens son atelier et ses chevaux ; Grande cavalière elle participe aux compétitions de saut d’obstacles, dressage et endurance avec passion. Il est vrai que l’étymologie de son nom originaire de Morlaix –c’est une parente de l’acteur Julien Guiomar- signifie en breton : Digne d’un bon cheval…

Son rire qui déferle comme un torrent joyeux lui sert souvent de paravent comme une excuse de pudeur et de réserve, même si aujourd’hui elle s’ouvre davantage au public.

Appliquée, tenace avec des zestes de « folies artistiques fécondes », et toujours en recherche ; sitôt maîtrisés, une matière, une technique, un style, un genre, elle se lance dans d’autres découvertes et toujours avec succès ! Grâce sans doute a une assurance sans faille associée à ses talents.

Dévoreuse de vie, chasseresse de rêves et d’espaces, de saveurs, de couleurs, d’émotions… d’existence tout simplement. Liliane Guiomar est toujours avide de tout musique, peinture, sculpture, dessin… sans jamais se perdre dans les méandres des arts et toujours dans la certitude de lendemains prolifiques.

 

 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 3 Novembre 2014

Foire aux Santons Arles Espace Van Gogh 15 et 16 novembre

Liste des exposants :

Santons Raccasi 13480 Cabries

Jaboulet Pflimlin 06140 Coursegoules

Rampal 13004 Marseille

Atelier Gasquet 13300 Salon

Bondil 04360 Moustiers

Gaumé 30100 Ales

Marguérat 84210 Le Beaucet

De Marans 30100 Ales

Atelier Casa 04210 Valensole

Garrel 83136 Rocbaron

Colette 13360 Roquevaire

Aubenas 26600 La roche de glun

Pourcel 30133 Les angles

Barthélémy Carqueiranne

Dumas 07000 Pranle

Arlatenco 13012 Marseille

Raccurt Navoret 06300 Nice

Gayraud d'Agnel 13910 Maillane

Les 100 tons de Mamie 83480 Puget sur Argens

Petit Filippi 84800 Isle sur la sorgues

Constanza 34110 Mireval

Lou pitchoun 30900 Nimes

Mattéï 13930 Aureille

Santons Mayans 13770 Venelles

Santons des Cévennes 30460 Lasalle

Ignacel 82000 Montauban

Bégni 30250 Lecques

Ricord 13200 Arles

Bouchet 13200 Arles

Santons Fontanille 30000 Nimes

Roverch créations 84500 Bolléne

Lou christou 30000 Nimes

Espigues 13930 aureille

ATP Dubost 84200 Carpentras

Arterra 13002 Marseille

Ruis 13200 Arles

Vidal 30980 Les pondres

Cacasse Fery 13770 Venelles

Autour de la terre 13570 Barbantane

Oustau d'antan 84450 Jonquerettes

Vaquette 30800 Saint gilles

Pardi 83270 St Cyr sur mer

42 Santonniers présents sur 40 Stands

3 Salles au Rez de chaussée

1 à l'étage

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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