Publié le 21 Février 2017

Le santon est un élément phare de la culture et de l'identité provençale. Tel un ambassadeur, il est présent et s'exporte - souvent comme objet de souvenir- dans de nombreux pays où il contribue à forger l'image d'un certain art de vivre typiquement provençal. Mais si sa notoriété dépasse les frontières, son histoire depuis ses origines, à savoir son apparition dans la crèche aux côtés des personnages bibliques de la Nativité, est peu ou mal connue, surtout du grand public. Si les foires aux santons se sont développées ces dernières années et connaissent un grand succès public, peu de musées ou lieux d'expositions permanentes ont vu le jour. Certes il y a le musée d'art sacré de Pont Saint Esprit, ou celui de l'Aumerade à Pierrefeu du Var, ou encore celui de Fontaine de Vaucluse et celui de la petite Provence du Paradou, ce dernier ayant une vocation plus touristique que culturelle; donc peu de lieux en fait. Qui plus est à Marseille les santons ont déserté la Maison Diamantée et le magnifique musée du terroir à Château-Gombert avec des collections de crèches et santons de grande valeur n'est visible que certains jours ou sur rv.

Dans ce contexte l'initiative d'Henri Vézolles, santonnier à Arles, à qui l'on doit la création du santon en quatre terres décoré à la barbotine, et qui vient de décider, suite à une extension importante de ses locaux, de transformer son atelier en lieu d'exposition permanente pour y accueillir un conservatoire du santon provençal, est plus que bienvenue. Voilà qui va confirmer Arles dans sa vocation à promouvoir le santon et le travail des santonniers, comme c'est déjà le cas avec le Salon International des Santonniers qui fête cette année son 60ème anniversaire. Et quand le musée arlaten rouvrira ses portes après les travaux en cours de rénovation, Arles deviendra le haut lieu de la culture provençale et de l'art santonnier.

Henri Vézolles est aussi collectionneur assidu depuis son plus jeune âge. Il présente donc le résultat de ses recherches faites de trouvailles, acquisitions de pièces rares ou particulièrement représentatives des santonniers depuis Lagnel à nos jours. Ses liens d'amitié avec d'autres collectionneurs notoires lui permettent de présenter un ensemble d'une richesse et d'une diversité remarquables particulièrement représentatifs de l'art du santon provençal.

Cependant, l'objectif est double : répondre à l'attente des amateurs et passionnés de crèches et santons, mais aussi faire découvrir cet art populaire aux nombreux visiteurs venus de France ou d'ailleurs découvrir Arles, ses monuments, son art de vivre et ses traditions.

Aux vitrines d'exposition permanente vont s'ajouter aussi des espaces réservés à des expositions temporaires sur des thèmes précis de façon à donner le plus de vie possible à ce lieu qui veut refléter au mieux le dynamisme et la richesse de la création santonnière. Une place importante sera faite aux crèches, notamment au moment des fêtes de Noël et dès le mois de novembre. En fait au conservatoire du santon ça sera un peu Noël toute l'année. L'ouverture au public est fixée au 29 avril et précèdera de peu l'élection de la reine d'Arles et la fête des gardians du 1er mai.

Le conservatoire du Santon vient apporter la preuve supplémentaire que Arles est bien la capitale et la gardienne des traditions provençales héritées du félibrige, de Frédéric Mistral et du Marquis de Baroncelli. Osco, longo mai !

page face book du conservatoire du santon

 

Bientôt à Arles un Conservatoire du Santon Provençal
Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition
Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'expositionHenri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition

Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition

Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.
Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.

Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.

Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)
Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)
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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #conservatoire santon

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Publié le 1 Février 2017

Incroyable ! 60 ans ! déjà? Mais oui, c'est bien en 1958 que la belle aventure a commencé. En pleine crise politique de la France, au moment où la IVème république vacillait et où le général De Gaulle revenait au pouvoir, les santonniers provençaux cherchaient à attirer l'attention du public sur la qualité de leur travail, donner au santon une nouvelle forme de reconnaissance, porter un nouveau regard sur lui, le considérer comme un objet de création artistique à part entière. Ainsi est né le Salon International des Santonniers d'Arles.

Donc, à peine rangés crèches africaines et autres santons après quelques jours passés au démontage des vitrines et installations, l'équipe du Salon s'est réunie autour de son président Philippe Brochier pour faire le point sur la 59ème édition et déjà préparer la 60ème. Il est clair pour l'équipe que cet anniversaire doit mettre en évidence l'importance que n'a cessé d'avoir le travail des santonniers durant cette période. Aujourd'hui le succès grandissant des foires aux santons est la preuve que l'engouement pour la crèche et les santons est toujours aussi fort. C'est donc le talent créatif des santonniers d'hier et d'aujourd'hui, notamment des plus jeunes, que la prochaine édition - du 18 novembre  2017 au 14 janvier 2018 - va s'efforcer de montrer en retrouvant le plus possible d'oeuvres des santonniers présents au 1er Salon et par un coup de projecteur sur les talents actuels les plus prometteurs, en explorant aussi le rôle que peut avoir le santon dans la création artistique contemporaine.

A chaque édition l'accent est mis sur un santon en particulier. Il est l'objet du concours et permet aussi à tous, amateurs ou professionnels, de présenter à côté du concours leur production sur ce thème qui est cette année : les gitans. C'est donc avec les gitans que nous ferons la fête !

Le gitan, souvent accompagné de son épouse portant un enfant dans ses bras, est en effet un personnage important de la crèche. Présent dans la plupart des pastorales, avec sa cape noire et son foulard rouge lui serrant les cheveux en broussaille, le couteau à la ceinture, il a mauvaise réputation. Mis en scène de plus en plus souvent dans son campement avec roulotte, animaux, joueurs de guitare, femme cuisinant autour du feu, il anime de façon imagée et vivante nos crèches. Ce thème devrait donc inspirer de nombreux talents.

A noter pour les intéressés, que dans une lettre adressée aux habitués du Salon il est précisé que pour le concours :

"les créations doivent être des pièces uniques en terre cuite décorée et représentant une composition d'un ou plusieurs santons de 7 cm minimum, mis en scène sur un plateau de 20 par 30 minimum et de 50 par 35 maximum). Les santons de taille égale ou supérieure à 30 cm peuvent être présentés seuls, sans mise en scène sur un plateau et nous espérons qu'il vous inspirera de belles scènes."

Il faut rappeler aussi qu'en raison de l'importance du prix attribué aux vainqueurs - 1000 € pour les professionnels, 500 € pour les amateurs -  les oeuvres du concours doivent être impérativement des pièces uniques, que les personnages doivent être entièrement faits main, c'est à dire sculptés sans utiliser aucun moule, même pour obtenir une silhouette de base retravaillée ensuite.  Un engagement précis sur ce point sera demandé à chaque candidat.

Au moment où la tradition veut qu'avec la fête de la Chandeleur, le 2 février, s'achève la période calendale et donc celle des crèches qui doivent être démontées, le talent et l'imagination créatrice des santonniers sont donc invités à s'activer pour préparer déjà le prochain Salon. Bon vent à toutes et tous et bonne chance à tous les concurrents !

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.
Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #le 60ème Salon, #Information exposition

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