Publié le 27 Février 2013

 

Au Salon, les amateurs ont traditionnellement leur salle, celle des Tapisseries, la plus belle peut-être, à l'entrée même du cloître avec au mur de splendides Aubusson. Chaque année on peut y découvrir des réalisations de plus en plus abouties à faire pâlir d'envie bien des professionnels. Arles peut se glorifier d'être la seule ville à offrir une telle vitrine aux santonniers et créchistes amateurs. Une vitrine qui est aussi une pépinière pour de futurs ou déjà presque professionnels.

 

  La crèche et les scènes camarguaises de Gérard Cumin (Lei Santoun di Corto) qui réalise des ensembles d'une vérité époustouflante ainsi que celles de Philippe Benetti (Cintu), qui nous laissent pantois d'admiration ont déjà été présentées ici. Mais tels de splendides arbres ils ne doivent pas nous cacher la forête ou d'autres amateurs et non des moindres méritent tout autant notre regard attentif.

 

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  La salle des tapisseries du cloïtre St Trophime.

De fait, une seule des sept tapisseries est d'Aubusson et représente la naissance de Marie dans un décor d'inspiration maniériste qui se caractérise notamment par le raffinement et l'élégance des personnages.

Les six autres  tapisseries (fin du XVIIe siècle) représentant l'histoire de Godefroy de Bouillon conduisant la première croisade. Elles ont été créées dans les ateliers de la ville de Felletin.

 

La Naissance de la Vierge :

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  La même salle avec les santons et au fond la grande évocation de la Camargue avec une crèche de Gérard Jullien, artiste professionnel et scénographe à qui l'on doit les dessins et frises qui décorent les vitrines du Salon.

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  Jérome Ignacel qui est installé dans le Quercy où il crée toute une collection inspirée sur le modèle provençal. Ses santons aux formes et couleurs douces pleines de charmes posées comme une une touche de nostalgie évoquant un temps ancien.

 

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  Jérome Ignacel

2012-11-16_21-59-11_DSC_8666_805.JPG   Jérome Ignacel

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  Jérome Ignacel

 

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  Jérome Ignacel

 

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    Jérome Ignacel

 

 

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2012-11-16_22-02-14_DSC_8689_812.JPG  Détail de la crèche de deux habitués fidèles du Salon,  Guy Perraut et Claudia Emery Derlon construite savamment avec beaucoup de recherche dans un décor harmonieux, précis, bien structuré avec divers plans qui lui permettent d'intégrer toute une scène avec un plan d'eau évoquant la mer et la pêche.

 

2012-11-16_21-43-06_DSC_8638_1028.JPG Crèche de la Chrysalide Arles.

C'est une Association  composée de parents et amis d’enfants inadaptés, reconnue d’utilité publique.

Elle gère un foyer de vie occupationnel « le Mas Saint Pierre » en Arles qui accueille 84 résidents adultes handicapés.

 

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  Crèche camarguaise de Jean Luc Viotti qui expose régulièrement au Salon depuis de nombreuses années. On lui doit notamment une grande crèche évoquant le site de Bauduc avec ses occupants (2010), une grande crèche palestinienne (2009).

 

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Une autre crèche  de Jean Luc Viotti exposée aussi au Salon.

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  Oeuvres d' Ozanne Françoise de  Manosque

 

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  Crèches en boïtes-vitrines  de Pierre Bouchet d'Arles.

Extrait d'un article de La Provence "Je suis autodidacte. Au début j'ai acheté des moules, puis je suis passé au stade supérieur en créant mes propres moules et ainsi mes propres santons." Des petits sujets aux plus grands qu'il habille en respectant la tradition du costume des Arlésiennes "grâce aux conseils avisés d'une couturière".

 

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Santons de Pierre Bouchet.

 

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Pierre Bouchet devant ses créations.


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  Une création étrange, une imagination très créatrice pour cette oeuvre de Manachevitch Henri de Marseille.

 

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  Vancayseele Yvonne, Le Paradou. Elle expose régulièrement au Salon et habille ses santons dans des étoffes rares et recherchées.

 

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  Crèche de  Suzanne Lhuillier réalisée par sa fille Elisabeth Lhuillier.

 

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  Martine et Claude Sarret

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  Martine et Claude Sarret de St Laurent d'Aigouze où la bouvine et les traditions camarguaises sont très présentes.

Les maisons sont brodées main et perlées, l'ensemble est fait à base de matériaux de récupération.

 

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  Scène de ferrade de taureau de Larguier Chantal de St Gilles.

 

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  Fontaine Mignard Nadine, peintre, sculpteur, céramiste à Manosque.

 

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  Fontaine Mignard Nadine

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  Fontaine Mignard Nadine

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  Jacques Sans 31330 Merville

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  Marie Semidei, Arles

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  Marie Semidei, Arles

 

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Vue générale de l'exposition des  amateurs dans la salle des tapisseries.

 

A suivre : les oeuvres des santonniers professionnels.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Information exposition

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Publié le 23 Février 2013

 

L'hommage du 55ème Salon à Robert et Sylviane Rampal

 

Vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur ce blog consulter photos et documents du Salon. En cette froidure de fin d'hiver qui n'en finit pas je vous propose de revenir sur la 55ème édition du Salon ou un hommage était rendu aux santonniers Robert et Sylviane Rampal.

 

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Robert RAMPAL

Autodidacte Anticonformiste et Classique

Du pur jus marseillais ! C'est juste au-dessus de leur appartement, sous les toits au 4éme étage que Robert et Sylviane vivent leur passion. Le petit atelier de la rue Labry dans le quartier des Chartreux est caniculaire l'été, glacial l'hiver.

Qu'importe chaque jour l'escalier, raide mais d'une pratique commode, est comme une ascension vers un autre monde, il mène vers une planète enchantée ; vers le bonheur de créer qui estompe le dur labeur.

Une autre vie que Robert croque à belles dents et sans modération depuis sa retraite qui lui permet de jouir à plein temps de cette « passion métier » :

Car pour lui la crèche et les santons, c'est presque depuis le berceau. Enfant il modelait des personnages avec la mie de pain, ensuite vinrent les crèches ; celles qu'il fait avec ses parents, puis qu'il veut faire seul, puis celles qui participent aux concours de crèches de l'Escolo de la Mar, un groupe traditionnel marseillais auquel participait et participe toujours Sylviane.

Tant et si bien qu'en 1975 Robert Rampal reçoit le 1er prix des crèches de Marseille des mains de Marcel Carbonel !

Sans avoir la même passion Sylviane faisait "la crèche en famille comme tout le monde à Marseille et allait bien sûr s'émerveiller de la magie de la foire aux santons". Avec le mariage, elle épouse aussi la passion de son mari et prend part activement à ses créations.

 

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Tous deux enseignants, ils ont une double vie... école ou collège le jour, santonnier le soir !

Dès le début des années 1970 ils fabriquent des décors de crèches, puis fournissent régulièrement des santonniers qui apprécient leur travail notamment Flore. Sylviane choisit de quitter l'enseignement pour élever les enfants, Robert enseigne dans un collège, passe des examens et devient professeur d’histoire hors classe au lycée Thiers, mais sans jamais abandonner la création de crèches. En 1992 il se décide enfin à créer des santons. Le premier est un berger de 30 cm, d'autres personnages viendront dans la même taille.

Dans l'atelier exigu de la rue Landry, la musique classique les accompagne en permanence, Sylviane aime les grands compositeurs classiques, Robert aussi mais il a su convaincre son épouse d'apprécier l'opéra. Pour elle, ce sont les opéras véristes, et depuis quelques temps les baroques. Lui adore Le Trouvère et l'opéra en général.

La culture provençale, les paysages provençaux et surtout la montagne sont leurs autres passions ; le Queyras et les Hautes Alpes où ils vont le plus souvent possible. L'appartement marseillais est d'ailleurs entièrement meublé dans le style de cette vallée.

Mais c'est la création qui est le fil conducteur, sinon la raison de sa vie, comme l'est un peu l'histoire. Brillant latiniste il apprécie l'Antiquité et le Moyen Age comme "le 18e siècle et des personnages qui ne sont pas parmi les plus connus mais qui ont fait la France : Louis XI et Philippe Auguste"

Ancien grand sportif, course à pied et 20 ans de compétition de hand au SMUC, Robert créé toujours aujourd'hui des décors très appréciés et des santons d'un style naïf plein de charme dans plusieurs taille : 6, 7, 9, et 13 cm, Sylviane attentive, toute en douceur et en charme, y apporte une précieuse contribution.

C'est l'histoire d'un prof d'histoire, d'un couple, santonnier au parcours anticonformiste, syncrétisme d'ancien et de modernité dans le sens où c'est ainsi que cette activité est devenue un métier, le Maître Marcel Carbonel comme beaucoup d'autres avait lui aussi commencé en faisant des santons dans sa cuisine comme activité de complément.

Texte de Philippe Brochier publié dans le catalogue du 55ème Salon

 

 

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Le santon de Robert Rampal est  traditionnel, typiquement marseillais.

 

L'atelier Rampal est connu pour ses maisons, étables, pigeonniers, constructions diverses qui permettent de réaliser un village et qui ont l'avantage d'être à un prix tout à fait raisonnable.

Fidèles habitués de la foire aux santons de Marseille, ils vendent aussi leurs productions sur d'autres foires, notamment à Tarascon, Châteaurenard, à la biennale d'Aubagne. Il est possible de commander des types de construction particuliers pour y installer artisans ou métiers divers. M. Rampal réalise également des scènes sur commande comme des transhumances, abrivados.

Le santon de Robert Rampal est tout à fait traditionnel, typiquement marseillais. Sa facture est simple mais va droit au but pour exprimer la vérité du personnage. Voilà des santons qui ne mentent pas, pleins de vie, ils racontent ce qui les occupe sans s'embarrasser d'une foule de détails. Ils ressemblent aux gens qu'on peut voir tous les jours dans la rue, au marché ou à leur travail. Ils ne ressemblent pas à ces sculptures si bien finies, tellement belles et parfaites qu'elles en deviennent presque irréelles.

Il y a en effet deux approches du santon. L'une est de conception classique, avec des formes  plus conformes à la réalité, soucieuse du détail, à l'esthétique plus académique, plus apollinienne en quelque sorte. L'autre est plus économe de moyens avec des attitudes plus spontanées, un peu maladroites, mais au final plus expressives, d'où le qualificatif de santon naïf avec son aspect avant tout comme qui dirait "humain, trop humain", plus proche de la vie de tous les jours avec ses peines et ses joies, d'où une certaine imperfection des finitions qui laisse une impression d'inachevée. On comprend alors pourquoi il n' a rien de commun avec une sculpture dont la précision est celle d'un modèle de beauté parfaite, une sublimation du réel qui justement ne se trouve pas dans la vie réelle, celle de tout ce petit peuple en route vers la crèche et dont la pastorale se plaît à raconter les aventures. Leurs travers nous font rire et la profondeur de leurs sentiments nous émeuvent. Tel est le style des Rampal dont les créations nous disent et nous apprennent beaucoup de choses avec une économie de moyens. Leur aspect naïf et populaire les rendent terriblement  attachants !

 

 

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L'Atelier Rampal est bien connu des amateurs de santons; on peut lire ces commentaires sur le forum des santons et crèches de Provence :

"J'ai découvert l'atelier Rampal à la Biennale d'Aubagne. Ce sont des santons qui ont une expression véritable et ne sont ni lisses ni normés : ce ne sont pas des "santons mondialisés" (!) Le travail de la terre et le modelé restent visibles donnant aux santons ce petit supplément d'âme que j'apprécie."

 

"C'est un couple très agréable, et les discussions sont passionnantes. (vive les prof !). Ils travaillent dans des tailles de 12cm et de 7-8cm. D'accord pour dire qu'il se dégage quelque chose avec leurs santons."

 

                   2013-01-20_13-34-38_DSC_0328_951.JPGCliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama

 

 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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