Publié le 4 Novembre 2014

Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 4 Novembre 2014

 

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L’un, discret joyeux et appliqué, l’autre, exubérante secrète et prolifique. Lui, en Provence, à Arles qui se prétend sans cesse capitale spirituelle, Elle près de Sisteron dans cette haute Provence qui essaie en vain de se croire alpin !

Tous deux ont beaucoup de talent et vivent de leur art ; des créateurs, des personnalités, qui ne font que des pièces uniques et donnent la véritable image de cet art du santon, varié, riche, emblématique.

Nous les avons réunis pour cette 57ème édition du Salon d’Arles créé pour accueillir et mettre en valeur toutes les tendances. des œuvres de ces artistes artisans que sont les santonniers

 

Henri VEZOLLES

La passion d’entreprendre, le talent de réussir

C’est, comme pour Vincent Van Gogh, grâce au Chemin de fer que Arles a la chance d’avoir ce grand artiste plus connu et reconnu à l’extérieur que dans sa ville.

Ses parents quittent le berceau familial ardéchois en 1938, Aimé le père d’Henri est venu travailler au dépot SNCF d’Arles.

Mobilisé en 1939 alors que son fils n’a que quarante jours Aimé doit laisser sa femme et son fils qui retournent se mettre en sécurité à Sainte marguerite lafigère leur village ardéchois. Henri a six ans lorsqu’il fait connaissance de son père, et revient à Arles. Il reprend une scolarité normale mais sans retard car Léa sa maman lui a patiemment appris chaque jour à lire, écrire et compter.

Elève doué à l’école du Mouleyres, il trouve avec son instituteur, Mr Padoux, un éducateur qui saura lui révéler son sens artistique. Et à noël Monsieur Padoux lui fait faire des santons en terre crue pour la crèche… C’est sa première rencontre avec cet art populaire.

En 1963 avec un ami ils achètent une grande maison en haut de la rue de la Calade, ils en font un magasin de souvenirs ; cartes postales, poupées, arlésiennes en plastique, et vrais santons. Lou Becaru, nom du magasin a été suggéré par Monsieur Seguin mestre de masseto des Cigaloun Arlaten (joueur de galoubet et de tambourin, le mestre de masseto est le chef du groupe).

C’est un rendez vous de l’Art Provençal où il fait bonne et grande place aux santonniers : Jouve, Flore, Chave, Peirano, Jouglas, Guiomar… Et les santons… au magasin bien sûr mais c’est tout.

1958 passant sur la place de la République, il voit l’affiche du 1er Salon des Santonniers. Jean Héritier président du Syndicat d’Initiative, fondateur de l’exposition avec Marcel Carbonel et Jean Maurice Rouquette, lui explique que les amateurs ont aussi leur place.

Une dizaine d’années se sont écoulées depuis Mr Padoux, et voila qu’en 1959 , Henri qui tout petit déjà en Ardèche transformait le séchoir à châtaigne en atelier de peinture et sculpture, fait une crèche qui sera exposée au 2ème Salon des Santonniers. « C’était une grande cabane de gardian ouverte avec en fond les Alpilles et tous les santons que j’avais fait cuire chez «Niczy « un magasin d’artiste ». Et il exposera jusqu’au 6ème Salon d’Arles.

1990 Il vend Lou Becaru, profite d’une petite année sabbatique avant d’être rattrapé par les santons et plus exactement par les santonniers. Christian troisième génération Chave lui demande d’être son agent commercial. En 1995 Henri lui propose de poursuivre la collaboration autrement en installant un atelier magasin dans une maison qu’il possède rond point des arènes. Le succès est immédiat et l’aventure ne s’arrêtera qu’en 2004.

Henri accueille les clients, contrôle, fait des petites conférences sur l’art des santons, puis des démonstrations d’estampage…

Ce n’est pas encore suffisant pour cet artiste généreux, il s’installe donc un vrai petit coin de travail et commence à créer ses propres oeuvres.. «J’ai été surpris de voir qu’après trente ans sans rien faire j’arrivais encore à sculpter des personnages »

Et il veut toujours aller plus loin dans le défi et la recherche et travaille en démonstration permanente devant le public.

Je trouvais souvent dans les livraisons de terre rouge des échantillons de terre blanche ou noire, alors j’ai eu l’idée de faire comme avec la pâte à modeler, et j’ai créé un personnage en m’appuyant sur les différentes couleurs d’argile. Marius Chave, homme de grande ’expérience m’a dit que je n’y arriverai jamais et que tout allait se fissurer au séchage et à la cuisson à cause du retrait des différentes terres. Il avait raison !

Tête de bois comme un ardéchois Je ne me suis pas résolu à abandonner mes illusions, car j’avais dans l’esprit les faïences en terres mêlées d’Apt ; j’ai donc téléphoné à un fournisseur de terre de Vallauris pour lui faire part de mon projet et il m’a dit que c’était tout a fait possible qu’il fallait juste trouver des terres aux coefficients de retrait et de cuisson compatibles. 15 jours plus tard je recevais une nomenclature et j’ai commencé dés que j’ai pu. »

C’était en 1997 Henri se lance dans la réalisation d’une femme à la lavande et aux tournesols en trois terres

Le succès est au rendez vous les demandes affluent pour ces santons si particuliers décorées également avec les couleurs de la terre ; la barbotine, terre diluée dans l’eau. Henri Vezolles progresse sans cesse dans son art, et s’il travaille avec trois couleurs principales ; Rouge, Blanche Chocolat (marron foncé) il fabrique également ses propres terres de couleurs, « ses boulettes » mélangeant les différentes terres pour obtenir plus de nuances.

Chaque sujet est un original, une pièce unique.

Avec ce type de santons en terre de différentes couleurs, Henri Vezolles a créé un genre, c’est une innovation majeure : le chaînon manquant entre le santon traditionnel créé par Lagnel en 1797 et le santon habillé créé par l’abbé Sumien en 1914.

 

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Liliane GUIOMAR

Autodidacte géniale, et surdouée

 

 

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Lorsque Liliane arrive sur la planète des santons dans les années 1980 ce fut un souffle d’air frais régénérateur.

« Je ne savais même pas que ça pouvait être des santons ce que je faisais »

Autodidacte casanière dans ses chères Basses Alpes, cette surdouée instinctive et boulimique fait sa 1ère exposition à Sisteron à 19 ans. Peintures, sculptures presque tout a été vendu ! Avec pour seule référence de départ le carnet de dessin et de travail de son père carrossier, trop tôt disparu, elle s’est immergée dans l’art comme les plongeurs en quête permanente de record d’apnée !

Dés son plus jeune âge le dessin lui sert de support, sert ses rêves et son trop plein d’expressivité. Elle lit en cachette Plutarque et quelques autres auteurs inhabituels pour son âge et pour l’époque. « Quand je suis née j’avais déjà quarante ans » un rire éclate en cascade.

Elle sera ensuite une excellente peintre qui connaît très vite le succès avec ses tableaux. Elle admire et s’inspire de Bruegel, Cranach, Bosh et les Tanagra.

Mais les circonstances la conduisent vers la sculpture ; les santonniers l’ont rapidement adopté et admiré. Elle dépasse l’art traditionnel du santon et présentent des pièces uniques œuvres raffinées qui se classent dans le figurisme.

Le vrai tournant se fait en 1986 ; pressée par les maîtres santonniers elle présente le concours de Meilleur Ouvrier de France qu’elle obtient sans problème. Elle récidive en 2000 dans la catégorie « santons habillés » un défi de plus qu’elle remporte.

Ses expositions sont attendues, ses apparitions aussi… On l’a dit secrète mais elle est si bien dans sa maison avec son mari, son potager, sa cuisine, ses chiens son atelier et ses chevaux ; Grande cavalière elle participe aux compétitions de saut d’obstacles, dressage et endurance avec passion. Il est vrai que l’étymologie de son nom originaire de Morlaix –c’est une parente de l’acteur Julien Guiomar- signifie en breton : Digne d’un bon cheval…

Son rire qui déferle comme un torrent joyeux lui sert souvent de paravent comme une excuse de pudeur et de réserve, même si aujourd’hui elle s’ouvre davantage au public.

Appliquée, tenace avec des zestes de « folies artistiques fécondes », et toujours en recherche ; sitôt maîtrisés, une matière, une technique, un style, un genre, elle se lance dans d’autres découvertes et toujours avec succès ! Grâce sans doute a une assurance sans faille associée à ses talents.

Dévoreuse de vie, chasseresse de rêves et d’espaces, de saveurs, de couleurs, d’émotions… d’existence tout simplement. Liliane Guiomar est toujours avide de tout musique, peinture, sculpture, dessin… sans jamais se perdre dans les méandres des arts et toujours dans la certitude de lendemains prolifiques.

 

 

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Publié le 3 Novembre 2014

Foire aux Santons Arles Espace Van Gogh 15 et 16 novembre

Liste des exposants :

Santons Raccasi 13480 Cabries

Jaboulet Pflimlin 06140 Coursegoules

Rampal 13004 Marseille

Atelier Gasquet 13300 Salon

Bondil 04360 Moustiers

Gaumé 30100 Ales

Marguérat 84210 Le Beaucet

De Marans 30100 Ales

Atelier Casa 04210 Valensole

Garrel 83136 Rocbaron

Colette 13360 Roquevaire

Aubenas 26600 La roche de glun

Pourcel 30133 Les angles

Barthélémy Carqueiranne

Dumas 07000 Pranle

Arlatenco 13012 Marseille

Raccurt Navoret 06300 Nice

Gayraud d'Agnel 13910 Maillane

Les 100 tons de Mamie 83480 Puget sur Argens

Petit Filippi 84800 Isle sur la sorgues

Constanza 34110 Mireval

Lou pitchoun 30900 Nimes

Mattéï 13930 Aureille

Santons Mayans 13770 Venelles

Santons des Cévennes 30460 Lasalle

Ignacel 82000 Montauban

Bégni 30250 Lecques

Ricord 13200 Arles

Bouchet 13200 Arles

Santons Fontanille 30000 Nimes

Roverch créations 84500 Bolléne

Lou christou 30000 Nimes

Espigues 13930 aureille

ATP Dubost 84200 Carpentras

Arterra 13002 Marseille

Ruis 13200 Arles

Vidal 30980 Les pondres

Cacasse Fery 13770 Venelles

Autour de la terre 13570 Barbantane

Oustau d'antan 84450 Jonquerettes

Vaquette 30800 Saint gilles

Pardi 83270 St Cyr sur mer

42 Santonniers présents sur 40 Stands

3 Salles au Rez de chaussée

1 à l'étage

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Publié le 12 Septembre 2014

 

 

 

 

D'un Salon à l'autre :

En février, à peine terminé le démontage et le rangement (vitrines, vitres support et matériel divers…, sitôt les retours d’œuvres achevés, le rythme de travail des membres de l’association reprend : une réunion mensuelle, diverses réunions de groupes et de commissions, atelier de travail, pour mettre en place la réalisation du prochain Salon d’Arles. En fait pour les principaux thèmes la réflexion sur chaque Salon commence 3 ou 4 ans avant !

On peut juste vous dire que pour 2015 l’invité étranger sera la Catalogne, en 2016….chut.

 

le 57ème salon d’Arles vous accueille du 15 novembre 2014 au 12 janvier 2015.

Riche par sa diversité,

 Attrayant par sa qualité,

  Surprenant par son originalité.

 

Diversité des styles, des genres, des matières, Qualité des œuvres, des artistes, Originalité des thèmes et Unique en son genre.

 En plein cœur de ville, dans un cloître Saint Trophime -12ème/14ème siècle- restauré, rendu à sa beauté première, le 57ème salon d’Arles vous accueille du 15 novembre 2014 au 12 janvier 2015.

 Vous pourrez y apprécier plus de cent artistes de cet art populaire et plus encore d’oeuvres.

 

     -Liliane Guiomar et Henri Vezolles deux deux styles différents mais deux inconditionnels de la piéce originale enfin réunis.

            -Œuvres et créations des santonniers professionnels et des créchistes amateurs.

            -Focus sur la famille Gelato

            -Hommage à Pierre Graille et Jean Bouchet

            -Un espace dédié aux santons naïfs.

            -Un espace réservé aux créations de l’année.

            -Les crèches en papier.

           -Les pièces du Concours du Meilleur Santon de l’année consacré au poète Frédéric Mistral.( 1830 -1914)

            -La crèche de Madame Mistral, et des documents rares sur le poète, prix Nobel de littérature et fondateur du Félibrige.

            -La 2ème Foire aux Santons d’Arles 15 et 16 novembre à l’espace Van Gogh.

 

Sans interruption depuis 1958, Le Salon d’Arles est une référence, c’est l’expo qu’il faut avoir vu et pour les artistes celle il faut être présent.

Le Salon d’Arles s’exporte aussi ; cette année nous serons en Saône et Loire à Melay, dans les Alpes Maritimes à Sainte Maxime, dans le Var à Bormes les Mimosas, dans les Alpilles aux Baux de Provence et à Maussane, et dans la capitale à Notre Dame de Paris.

 

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Arlésiennes habillées en différents costumes d'époque par Henri Vézolles qui présentera une rétrospective de son oeuvre en compagnie de liliane Guiomar

 

 

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Liliane Guiomar, composition d'arlésiennes : la table familiale  à l'heure du café...

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Publié le 11 Septembre 2014

La maison Fouque fête les 80 ans de son existence. Tout un programme de visites et d'animations est prévu ce samedi 27 septembre 2014 à l'atelier situé 65, Cours Gambetta  13100 Aix-en-Provence.

La famille Fouque ocupe une place importante dans le monde des santonniers comme en atteste les grandes dates qui ont fait leur réputation.  Chaque année, et ce pratiquement depuis le début, leurs oeuvres sont  régulièrement expoése au Salon d'Arles.

 

La Collection Fouque comprend plus de 2000 modèles différents, tous créés par les quatre générations de santonniers depuis 1934 :

- Jean Baptiste Fouque crée la Maison Fouque en 1934.

- Paul Fouque obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1968.

- Mireille Fouque succède à son père en 1987

- Emmanuel Fouque rejoint l’entreprise familiale et crée les nouveaux modèles chaque année. Il y a déjà dix ans que Emmanuel, le fils de Mireille, a rejoint l’entreprise familiale. L’arrivée de cette quatrième génération perpétue l’histoire d’une grande famille de santonniers et pérennisent un savoir-faire ancestral : l’Art du Santon de la Maison Fouque.

Le célèbre «Coup de Mistral»,est une création exclusive de Paul Fouque en 1952.

(modèle déposé à l’I.N.P.I. pour lequel un certificat d’authenticité est délivré pour chaque pièce.)

Tous les Santons Fouque sont réalisés en Provence, à partir d’argile pure, cuit à 1000° et décorés à lapeinture à l’huilequi garantit la quasi éternité des couleurs.

Historique :

1892

Jean-Baptiste Fouque obtient le 1er Prix de Sculpture et le 1er Prix de Peinture des Beaux-Arts.

1934

Jean-Baptiste crée les SANTONS FOUQUE à Aix-en-Provence. Son fils, Paul, a 13 ans. Sur les conseils de son père et de son frère, Paul fabrique son premier modèle de santon en argile. A leurs côtés, il acquiert les techniques de sculpture, modelage et peinture. Jean-Baptiste décide de prendre une place à la Foire de Sainte-Barbe pour vendre ses santons et crée ainsi la première foire aux santons d'Aix-en-Provence.

 

1947

Paul Fouque se marie et s’installe au Pont des Trois Sautets à Aix-en-Provence. Sur les traces de son père, il devient, lui aussi, santonnier. Il travaille avec son épouse. Les débuts sont difficiles dans le petit atelier. Il réalise une collection complète de santons pour la Foire de Noël.

1952

Création du célèbre « Coup de Mistral © ».

Après avoir longuement observé les attitudes des « personnes en difficultés dans le vent », notamment un berger, Paul Fouque matérialise le mouvement du manteau volant dans le mistral. Le « Coup de Mistral © », création exclusive de la Maison Fouque déposée à l’I.N.P.I., est aujourd’hui considéré comme le chef-d’œuvre de l’art du santon. Il est connu et collectionné dans le monde entier.

1957

Installation de la Maison Fouque au 65 cours Gambetta à Aix-en-Provence, son actuel emplacement, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Quatre personnes travaillent alors dans l’entreprise familiale.

1965

Suivant l’exemple donné par ses père et grand-père, Paul et Jean-Baptiste ; Mireille, initiée dès son enfance à l’art du santon, crée cette année-là son premier modèle en terre cuite à l’âge de 15 ans qui est présenté au Salon International des Santonniers, en Arles, « la Vierge à l’Enfant ».

1968

Consécration de Paul Fouque qui obtient la Médaille d’Or du Concours National du Meilleur Ouvrier de France pour une crèche qui lui a demandé 1000 heures de travail.

1970

Cinq personnes travaillent maintenant auprès de Paul et Paulette Fouque.

1976

 Mireille Fouque obtient la Médaille de Vermeil de l’Exposition Régionale des Meilleurs Ouvriers de France. Au sein de la Maison Fouque, elle crée de nombreux modèles et fait connaître l’Art du Santon, les traditions et coutumes régionales, en France et à l’étranger (New-York, Genève, Rome, Tokyo…), en organisant de nombreuses expositions et en participant à des conférences données sur le thème de la culture provençale.

1987

Paul Fouque prend sa retraite. Mireille prend la Direction de la Maison Fouque. Son sens de la communication lui permet de positionner la Maison Fouque sur le plan international. L’entreprise passe alors de 7 à 20 artisans.

1990

La Maison Fouque recense sa collection composée de près de 1800 modèles différents.

2002

Célébration officielle du Jubilé du « Coup de Mistral © », 1952-2002, en présence de nombreuses personnalités françaises et étrangères.

2004

La Maison a 70 ans d’existence.
Aucune réception n’est organisée à cause du décès de Paul Fouque cette même année.

2005

Mireille Fouque reçoit l’insigne de Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d’Honneur et, également, le Prestige des Provinces Françaises. La même année,
elle est intronisée au sein de l'Académie des Arts et Belles Lettres de Provence.

2006

Emmanuel Fouque, a  obtenu un diplôme d'ingénieur et il a travaillé dans une entreprise pharmaceutique pendant 7 ans. Il rejoint la Maison Fouque pour travailler en famille avec Mireille Fouque.

2007

Le Ministère du Commerce et de l’Artisanat décerne le prestigieux label national  « Entreprise du Patrimoine Vivant » à la MAISON FOUQUE.

Emmanuel Fouque crée ses premiers modèles qui seront rajoutés à la collection de la famille Fouque.

2009

La Chambre des Métiers instaure la Route des Métiers d’Art. La Maison Fouque est choisie pour l’inauguration et le lancement de cet évènement.
Pour célébrer le 75ème anniversaire de la création des SANTONS FOUQUE à Aix-en-Provence, la Maison Fouque organise une grande exposition « La Provence des Grands Peintres ». Cette exposition présente les chefs-d'œuvre de la Maison Fouque à travers les grands thèmes immortalisés depuis plus d'un siècle sur toile par les grands peintres venus en Provence (Cézanne, Picasso, Buffet...) et dans l'argile par la famille Fouque.
Mireille Fouque est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et obtient le titre de Maître Artisan qui constitue la plus haute distinction artisanale.

2010


La Maison Fouque devient « Atelier d’Art de France »

2011

Emmanuel Fouque, qui crée chaque année de nouveaux modèles, réalise une Ravie-Gardienne d’oie qui remporte un vif succès.

2012

Jubilé de la création du modèle de « Renaude », la compagne du  célèbre « Coup de Mistral © ». Lancement des modèles poinçonnés et numérotés pour cet évènement le 15 Juin 2012.

2014

La Maison FOUQUE fête le 80ème anniversaire de sa création.
Officiellement contributeur de la programmation de l’Année Mistral, la Maison Fouque rend hommage à Frédéric Mistral pour le centième anniversaire de sa disparition

Aix en Provence : La Maison Fouque fête ses 80 ans

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Publié le 10 Septembre 2014

Gard aux Santons à Nimes les 4 et 5 octobre

Gard aux santons : Première foire aux santons de l'année à Nîmes les 4 et 5 octobre.

Et oui, Noël est encore loin, pourtant les santonniers sont en plein travail pour garnir étagères et étals de leurs productions et créations nouvelles. Les amateurs, créchistes ou amoureux des traditions qui veulent sans plus attendre commencer à préparer leur future crèche seront là. A Nîmes à l'hôtel Holiday In, au coeur de la zone Ville active, l'endroit est idéal. On peut stationner, le cadre est agréable, l'accueil convivial et les santonniers gardois font preuve de dynamisme et font parler de plus en plus d'eux en bien. En tout 25 exposants, voir la liste ci-dessous. Invité d'honneur : Jérome Ignacel. Thème de l'année : le maire.

Un premier rendez-vous donc à conseiller car il s'agit d'une des foires les plus sympathiques de la saison même si on est encore hors-saison calendale.

Jean-Etienne Gaumé

Pascal Pourcel

Véronique Costanza

Alain Bardo

Le santon Savoyard

Jean-Marc Rossi

Cathy et Daniel Aubenas

Eliane Vaquette

Jean-Marie Combe

Josette Silvano

Santons Mayans

Invité d'honneur: Jérôme Ignacel

Yannick Fusier

Autour de la terre

Santons Lou Christou

Karine Fraisse

Eliane Smiglio

Isoline Fontanille

Bernard et Elisabeth Fontanille

Le santon des Cévennes

Sylvie de Marans

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Publié le 6 Mai 2014

 

 

 

PIERRE GRAILLE

 

 Notre ami le grand santonnier Pierre Graille nous a quittés hier soir, lundi 6 mai 2014. Il avait 98 ans.

Homme aux multiples talent Pierre Graille parlait parfaitement « sa lengo dou brés » (1), c’était un grand ami du Salon des Santonniers d’Arles auquel il a régulièrement participé. Aro es ana sus lou camin de Sant Peire, et sa disparition nous attriste. A Régine sa fille et à toute sa famille nous présentons nos sincères condoléances.

Né le 25 avril 1915 à Marseille.

Orphelin de la première guerre mondiale en octobre 1915 : son père meurt à 32 ans dans les tranchées à Verdun.

Il chante à la paroisse St Antoine en 1922 et joue la pastorale Maurel au patronage de l’espérance en 1925, que déjà son père et sa mère jouaient en 1913.

A Notre Dame limite (Marseille) Pierre est enfant de chœur de l’abbé Sumien, qui a été le créateur du santon provençal habillé, et c’est avec lui qu’il apprend à faire les santons « le santon c’est sacré, il faut le faire à genoux ! Le santon, c’est vivant. Si tu ne peux donner la vie, donne lui au moins une âme.» c’est ensuite en restaurant les santons d’église qu’il se perfectionnera dans cet art du santon habillé.

 Pierre Graille fait son premier santon en 1925, il a 10 ans.

Il fait des études de chant d’opéra au conservatoire de Toulouse en 1935-36, et part à la guerre en 1939. Il y rencontre Mathieu Varille qui était officier dans la Marne et s’occupait de la troupe de théâtre des armées. Tous deux montent une chorale et donnent des concerts. Il apprend aussi que Varille collectionne les santons !

En 1941 Il se marie avec Sylvie Spagnoly.

Il est nommé receveur des postes en Auvergne en 1943. Loin de la Provence, Pierre Graille fait sa première crèche habillée pour sa fille Bernadette.

Nommé facteur-receveur à Grambois dans le Vaucluse en 1945. il y trouve les gens tellement beaux qu’il se met à faire des portraits.

Premiers portraits à Grambois : Le Père Criquet, 85 ans, en 1945, dernier cocher de la diligence Pertuis /  Grambois. Le Père Boyer, le Père Gobert, le vannier. Sa femme Sylvie confectionne les costumes. Plus tard, elle sera aidée de Tante Julie et de Lucile Bonnet.

Le receveur des Postes, qu’il est a toujours eu pour passion le santon et était en quelque sorte le portraitiste de l’administration des postes : « Chaque fois qu’un nouveau ministre était nommé j’étais appelé à Paris par mon administration et je réalisais le portrait en argile du ministre pour en faire un santon… Mais il arrivait que je n’avais pas terminé le santon lorsque le ministre était déjà changé ! »

Il réalise aussi des santons représentant les porteurs de courrier à travers les siècles pour le musée de la poste. Ceux-ci ont été exposés sur le bateau France.

Ses premières expositions en 1950 ont lieu au château de Lourmarin, invité par Mathieu Varille et Henri Bosco.

En 1955, 56 et 57, il expose ses santons et ses céramiques au salon des PTT, rue du Bac à Paris.

En 1965, il expose à la galerie Jouvenne à Marseille.

1965 médaille d’or du meilleur ouvrier de France, remise par Charles de Gaulle

En 1977, deux timbres représentant deux santons sont réalisés par la Croix Rouge et la Poste.

Homme de culture, il invite le théâtre à Grambois, les nuits d’été dès 1949. Sans subvention, la Comédie Française joue Le Bourgeois Gentilhomme, Le Cid etc. 

Il constitue 2 crèches, une crèche en santons et aussi une crèche vivante en costumes provençaux  pour la veillée de Noël à l’église de Grambois.

Une de ses oeuvres la plus célèbre est la grande crèche de Grambois installée chaque année en décembre dans l’église paroissiale Notre Dame de Beauvoir. Pierre Graille a réalisé des dizaines de santons à l’effigie des habitants du village. Son installation en présence de la famille ou des santonnifiés eux-mêmes a parfois donné des scènes épiques et cocasses.

 

Il se consacre également à la sculpture sur bois, et plus rarement sur pierre, principalement sur des sujets religieux. Santonnier et sculpteur, Pierre Graille avait la passion de la matière, et si ses sculptures en bois et pierre sont peu connues ce sont des œuvres remarquables.

Beaucoup de ces sculptures sont placées dans des églises et des chapelles. Mais la plus grande exposition permanente, c’est bien dans son atelier à Grambois, où de nombreux amis viennent le voir : Giono, Bosco, Marie Mauron, Delteil, Cartier-Bresson, Camus et tant d’autres.

 

Il était aussi très habile dans l’art de la faïence  réalisant à la commande ou pour son simple plaisir des pièces utilitaires.

C’est dans ce pays d’Aigues qu’il a découvert la faïence, et comprend que cette terre du pays d’Aigues est exceptionnelle. Il part la chercher dans les vignes, et l’a décrit comme délicieusement belle, collant parfaitement à la main.   

Dès 1946 Pierre commence à cuire dans le four de la cuisinière avant de construire un four à bois dans un petit jardin en contrebas du village où il cuit la nuit. Le dimanche il s’en va c hercher le bois dans la colline.

Il cherche cette alchimie entre la terre et l’émail.

IL cherche ce blanc qui laisse deviner la terre comme la lumière sur la peau nue d’une femme ou comme la transparence sur une fleur d’amandier.

Il cherche les couleurs : le jaune à partir du tartre laissé par les vins sur les parois des cuves. Le jaune encore avec le lait de la fleur de figuier. Le rouge, fabriqué avec l’or des chaînes de baptême de ces filles, le bleu avec le cobalt que lui avait vendu le pharmacien de la tour d’Aigues, M. Comte.

 

On  connaît encore moins ses talents de chanteur, et c’est bien dommage Baryton, chaque année il entonnait le minuit chrétien avec ferveur, et il était très sollicité. C’était aussi un grand chef de chœur.

 

Homme aux multiples talent Pierre Graille parlait parfaitement « sa lengo dou brés » , c’était un grand ami du Salon des Santonniers d’Arles auquel il a régulièrement participé. Aro a fa sa despartido sus lou camin de Sant Peire, et sa disparition nous attriste. A Régine sa fille et à toute sa famille nous présentons nos sincères condoléances.

 

La profession vient de perdre un de ses plus grands artistes.

Philippe Brochier,

président du Salon International

des Santonniersd'Arles

 

 

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Sur la crèche te les santons de Pierre Graille : link

et ici : link

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Publié le 7 Avril 2014

 

Créé lors du 54ème Salon, il y a 3 ans,  le concours du meilleur santon de l'année a pour but essentiel de valoriser le travail artistique des santonniers. Le Salon des Santonniers d'Arles a en effet pour vocation de considérer  le santon comme une oeuvre d'art à part entière. Son origine religieuse, puis  populaire comme l'atteste sa diffusion actuelle dans les nombreuses foires et marchés de Noël organisés en fin d'année ne doit pas nous faire oublier sa dimension culturelle et artistique. Pour être populaire le santon n'en demeure pas moins une oeuvre d'art. C'est pourquoi deux récompenses de 1000 et 500 € chacune vient couronner le prix du meilleur santon de l'année.

 

Ci dessous le règlement du concours :

 

  57ème Salon International des Santonniers d’Arles 

Prix du « Meilleur santon de l’année »

 

 Exposé des motifs :

Le Salon International des Santonniers d’Arles a créé un prix destiné à récompenser les santonniers amateurs et professionnels qui exposent des créations originales, pièces uniques ou nouveautés répondant au thème choisi qui cette année, en raison du 100ème anniversaire de la mort de Frédéric Mistral est : « Frédéric Mistral et un ou plusieurs personnages, ou une scène puisée dans son oeuvre ». Trois exemples de personnages sont proposés dans les 3 principales œuvres poétiques de Mistral :

 

1       --MIREIO : Vincent le paniéraire

2       --CALENDAU : Le pécheur de Cassis

3       --PATRON APIAN : Le marinier du Poème du Rhône

 

Toutefois chaque santonnier peut créer librement une figure ou scène de son choix parmi les personnages que l’on trouve dans l’œuvre poétique de Frédéric Mistral.

 

Le prix est divisé en 2 catégories :

-Un prix d’une valeur de 1000 € récompensera un santonnier professionnel

-Un prix d’une valeur de 500 € récompensera un santonnier amateur

 

En décernant le titre de « meilleur santon de l’année » les responsables du Salon International des Santonniers d’Arles souhaitent mettre en valeur et soutenir la création artistique santonnière typiquement provençale.

Si le Salon International des Santonniers d’Arles, comme son intitulé l’indique, a vocation à promouvoir les santonniers au niveau national et international, son objectif premier demeure avant tout le soutien et la promotion du santon provençal comme objet artisanal et artistique particulièrement représentatif de l’art de vivre provençal et de ses traditions ancestrales dont la notoriété s’étend dans de nombreux pays au-delà du seul continent européen.

 

1 - Candidats

Le concours est ouvert aux santonniers amateurs et professionnels à l’exclusion des Meilleurs Ouvriers de France et des vainqueurs des précédents concours.

 

2 - Oeuvres présentées :

Les œuvres présentées sont soit des santons en argile cuite (brute ou décorée), soit des santons habillés avec visage et membres visibles en argile cuite.

L’utilisation d’argiles auto-durcissantes ou assimilées n’est pas autorisée.

Les accessoires éventuels sont soit en argile cuite, soit en matériaux naturels traditionnels (plâtre, bois, papier, carton, tissu), à l’exclusion du plastique et matériaux assimilés.

Les œuvres présentées doivent être des créations originales sous forme de pièces uniques.

Les œuvres présentées seront une création en terre cuite décorée représentant une composition de taille minimum 7 cm mise en scène sur un plateau de 20 par 30 cm minimum.

Elles devront illustrer le thème choisi défini plus haut.

 

3 – Jury du concours :

Un jury composé de 7 personnalités - choisies en dehors du cercle des santonniers professionnels pour garantir l’impartialité de la décision - sera désigné par le Salon International des Santonniers d’Arles.

 

Le jury choisira en toute indépendance et à bulletin secret parmi les œuvres exposées sur le thème de l’année, celle qu’il juge la plus représentative et la plus conforme à l’esprit et à la tradition provençale du santon. Ses décisions seront sans appel.

 

4 - Participation du public :

Pendant toute la durée du Salon International des Santonniers d'Arles le public pourra déposer dans une urne un vote pour l’œuvre de son choix. Le résultat de cette consultation sera transmis aux membres du jury à titre indicatif seulement, ce dernier se prononçant selon ses propres critères.

 

5 - Proclamation du vainqueur :

Après délibération du jury, les 2 vainqueurs du concours seront proclamés officiellement lors de la cérémonie de clôture du Salon International des Santonniers d’Arles. Cet évènement sera médiatisé et fera l’objet de communiqués de presse adéquats.

 

6 – Récompenses :

Les gagnants seront récompensés par un prix, qui sera un chèque d’une valeur de 1000 €. pour le professionnel vainqueur et de 500€ pour l’amateur.

Un diplôme sera délivré et les lauréats pourront en faire état et s’en prévaloir dans leur communication auprès du public.

Les œuvres primées demeureront la propriété du Salon International des Santonniers d’Arles. Elles viendront enrichir ses collections et seront présentées dans des expositions ou manifestations santonnières.

 

7 – Modalités pratiques pour concourir :

Les concurrents doivent au préalable renseigner une fiche de participation spécifique que vous pouvez soit imprimer et compléter ci dessous, à adresser   par mail à : santonconcours@outlook.com, soit elle vous sera envoyée sur demande à  Daniel FERRIER : 06 08 84 51 77 . Elle devra être retournée au Salon International des Santonniers d’Arles dans les meilleurs délais et au plus tard le : 1er novembre 2014.

Les œuvres réalisées pour le concours devront être déposées au Salon International des Santonniers d’Arles au plus tard le 14 NOVEMBRE 2014.

 

 

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  Bulletin de participation au concours :

57ème Salon International des Santonniers d’Arles

 

 

CONCOURS DE CREATION

PRIX DU MEILLEUR SANTON DE L ANNEE

 

 

 

Mlle, Mme, M.___________________________________________________

 

Tél._____________________________________________________________

 

Mail____________________________________________________________

 

AMATEUR                 PROFESSIONNEL  Rayer la mention inutile

 

Participera avec l’œuvre suivante :………………………………………………… 

…………………………………………………………………………

 …………………………………………………………………………

 …………………………………………………………………………

 

A RENVOYER DANS LES MEILLEURS DELAIS ET AU PLUS TARD LE 1er NOVEMBRE 2014

 

A : santonconcours@outlook.com

Ou à : Salon des Santonniers 3 Rue Philippe Lebon 13200 Arles

 

 

___________________________________________________________________________________

 

 


 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Information exposition

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Publié le 31 Mars 2014

 

 

 

Le thème du 57ème Salon des Santonniers s'est imposé de lui-même en cette année de la commémoration nationale du centième anniversaire  de la disparition de Frédéric Mistral. Santonniers professionnels et amateurs sont invités à présenter leurs créations sur Frédéric Mistral, anciennes ou nouvelles, et aussi pour élargir le sujet sur des personnages ou des scènes propres aux oeuvres poétiques de Mistral. Pour les guider dans ce choix, trois figures sont proposées :

        - Vincent le panieraire et les vanniers de Vallabrègues.

        - Calendau le pêcheur de Cassis;

        - Patron Apian le marinier du poème du Rhône.

 

Frédéric Mistral est représenté à peu prés toujours en âge mur mais il y a des portraits de lui jeune que l'on peut voir entre autres sur le net en faisant une recherche surr images Frédéric Mistral.


Les santonniers sont aussi invités comme d'habitude à présenter d'autres oeuvres de leur choix mais le Salon aimerait particulièrement présenter les créations ou les nouveaux santons réalisés afin de les faire connaitre des 15 000 visiteurs du Salon venus de Provence et de l'étranger car le cloître St Trophime attire de nombreux touristes. Cela est particulièrement possible pour les santonniers présents à la foire aux santons de l'Espace Van Gogh qui a lieu lors  de  l'ouverture du Salon.

Un espace spécial sera réservé au Salon pour mettre en valeur les nouveautés et créations de l'année des santonniers. Il est en effet indispensable de montrer et faire savoir que les santonniers ne sont pas des reproducteurs, des mouleurs, mais de vrais créateurs. Les responsables du salon veulent ainsi valoriser  l’image et la mémoire de ce métier. Des photos de pièces uniques peuvent aussi être exposées.

 

A noter également : 

Concours : Doté de 1000 euros pour les Professionnels et 500 euros pour les Amateurs, obligatoirement sur le thème présenté ci-dessus (Mistral ou un des trois personnages).

 

Foire : Cette 2ème foire aura lieu le week-end des 15 et 16 novembre 2014. 

(plus de précisions dans un prochain article).

 

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                           Mireio, Calendau, Le poème du Rhône.


Au travers de ses trois œuvres principales, Mireio, Calendau, Le poème du Rhône, Frédéric Mistral dont nous commémorons le centenaire de la « despartido » le Salon d'Arles a choisi comme thème de la 57ème édition trois personnages emblématiques qui représentent chacun un métier traditionnel de Provence qui devrait avoir leur place dans nos crèches.

 
 

Les vanniers (paniéraire) de Vallabrègues

 

« VINCENT le paniéraire » de MIREIO

 

Le Rhône fut étroitement associé à la vie de la population, contrainte de supporter ses colères. Mais sa situation géographique exposée à de terribles inondations a permis de nourrir la plaine agricole d’un limon fertile et de multiples bas fonds d’oseraies. Ces derniers appelés aussi « baïsses » allaient fournir une partie des osiers travaillés par les vanniers de l’époque. Déjà établi en corporation dans le pays d’Arles au 13ème siècle, le métier de vannier fut officiellement organisé en France en 1467. Très souvent exercé par des nomades, une déconsidération assez nette se manifestait à l’égard du vannier ; on le considérait comme un bohémien vivant en marge de la société. Mais à Vallabrègues, on ne pratiquait pas uniquement la vannerie ambulante …

C’était une activité artisanale sédentaire importante. Le village eut d’ailleurs l’immense privilège d’avoir été choisi par Frédéric Mistral comme terre d’asile de Vincent, le vannier, amoureux de « Mireille ». Etaient regroupés au village 450 vanniers sur 1818 habitants ! La vie était intense avec théâtre, philharmonique, arènes, cinq cafés, de nombreuses fêtes votives ; une jeunesse grouillante et bruyante y pullulait. Les vanniers de Vallabrègues fabriquaient de nombreux articles pour le foyer, la pêche et surtout, et ce dans le dernier quart du 19ème siècle, de multiples emballages de vannerie (banastes, corbeilles, paniers…) Réclamés par les expéditeurs afin de transporter les marchandises 


 

Extraits de Mireio (chant 1)

 

De-long dóu Rose, entre li pibo                                 Au bord du Rhône, entre les peupliers

E li sauseto de la ribo,                                                et les saulaies de la rive,

En un paure oustaloun pèr l'aigo rousiga                dans une pauvre maisonnette rongée par l’eau,

Un panieraire demouravo,                                         un vannier demeurait,

Qu'emé soun drole pièi passavo                                qui, avec son fils, passait ensuite

De mas en mas, e pedassavo                                      de ferme en ferme, et raccommodait

Li canestello routo e li panié trauca.                        Les corbeilles rompues et les panniers troués.

 

(...)

Vincèn avié sege an pancaro;                                Vincent n’avait pas encore seize ans ;

Mai tant dóu cors que de la caro,                          mais tant de corps que de visage,

Certo, acò 'ro un bèu drole, e di miéus estampa;  c’était, certes, un beau gars, et des mieux découplés,

Emé li gauto proun moureto,                                 aux joues assez brunes,

Se voulès... Mai terro negreto                                 en vérité… mais terre noirâtre

Adus toujour bono seisseto,                                    toujours apporte bon froment,

E sort di rasin negre un vin que fai trepa              et sort raisins noirs qui font danser.

 

 

De quete biais fau que lou vege                                  De quelle manière doit l’osier

E se prepare e se gaubeje,                                            se préparer, se manier,

Éu lou sabié de-founs; noun pas que sus lou fin       lui le savait à fond ; non pas que sur le fin

Travaiejèsse d'ourdinàri:                                             il travaillât d’ordinaire :

Mai de banasto pèr ensàrri                                          mais des mannes à suspendre au dos des bêtes de

                                                                                      somme,

Tout ço qu'i mas es necessàri,                                     tout ce qui aux fermes est nécessaire,

E de rous terreiròu, e de bràvi coufin,                        des terriers roux et des coffins commodes ;

 

 

De panié de cano fendudo,                                  Des paniers de roseaux refendus,

Qu'es tout d'eisino lèu vendudo,                         tous ustensiles de prompte vente,

E d'escoubo de mi,... tout acò, mai bèn mai,      et des balais de millet,… tout cela, et bien plus encore,

Éu lou façounavo à grand dèstre                        il le faisait rapidement,

Bon e poulit, de man de mèstre...                         bon, gracieux, de main de maître…

 

 

 

 CALENDAU

Le pécheur de Cassis

 
 Calendau, publié en 1867. « Le poète Mistral » dans les Lettres de mon moulin, évoque une lecture que Mistral a faite à Alphonse : « les coudes sur la nappe, des larmes dans les yeux, j’écoutais l’histoire du petit pêcheur provençal ». Cette épopée raconte comment le héros Calendal, pêcheur à Cassis, délivre Estérelle du comte Sévéran, capitaine de brigands qu’elle a épousé contre son gré. Pour obtenir Estérelle, Calendal devra tour à tour exceller dans la pêche, l’abattage des arbres, la capture des bandits, la conciliation, ce qui fait que l’on a tôt parlé d’un Hercule provençal. Bien que l’action se situe à la fin du XVIIIème siècle, la facture du poème renouvelle habilement l’amour courtois. « Ce qu’il y a avant tout dans le poème, écrit Daudet, c’est la Provence, — la Provence de la mer, la Provence de la montagne, — avec son histoire, ses moeurs, ses légendes, ses paysages. » La délivrance d’Estérelle par Calendal symbolise avant tout la délivrance de la langue d’oc face à l’uniformisation, la victoire de la vie contre la mort

 


Extrait

 

 

Iéu, d’uno chato enamourado                                    Moi, qui d’une amoureuse jeune fille,

Aro qu’ai dit la mau-parado                                       ait dit maintenant l’infortune,

Cantarai, se Diéu vòu, un enfant de Cassis,              je chanterai, si Dieu veut, un enfant de Cassis,

Un simple pescaire d’anchoio                                    un simple pêcheur d’anchois

Qu’emé soun gàubi e’mé sa voio                               qui par la grâce et la volonté,

Dóu pur amour gagnè li joio,                                     du pur amour conquit les joies,

L’empèri, lou trelus…)                                                l’empire et la splendeur 

(…)

 

 

Prim, souple e fort coume uno anteno,                        Délié souple et fort comme une antenne,

D’age moustravo la vinteno                                          il montrait 20 ans d’âge

O gaire mai : lis iue pèr l’amour treboula,                  ou guère plus ; les yeux troubles d’amour

Mai grand e negre; sus la bouco                                   mais grands et noirs ; sur la bouche

Un pau de bourro coume i souco;                                 une bourre légère comme aux ceps.

Li braio courto emé la blouco                                       Les chausses courtes, avec la boucle

Sus li debas d’estame, e bèn emboutela                        sur les bas d’étaim ; au reste, bien jambé.

(…)

 

 

Pèr uno veto rouginello                                                  Par un bandeau rouge

Crousant sa vèsto de prunello                                        croisant sa veste de prunelle,

Pourtavo uno coucourdo em’un un biéu pendoula       il portait une gourde et une conque pendues

Sus la peitrino, à la vaquiero,                                         sur la poitrine, à la manière des vachers, 

A sa man uno lambrusquiero,                                         à la main un bâton de vigne,

E de si braio à la fauquiero                                             et de ses braies à la ceinture

Dous galant pistoulet de-nòu escrincela                         deux jolis pistolets sculptés nouvellement

 

 

PATRON APIAN,

Le marinier du Poème du Rhône

 Croix de marinier

 

Dès le Moyen-Age, c’est à Arles que s’opérait le transbordement des marchandises des navires de haute mer sur des embarcations fluviales. On remontait le fleuve par halage. Des trains de bateaux étaient tirés par des hommes puis par des chevaux, de douze à trente selon l’importance du convoi. Transitant par le fleuve ou déchargées, les marchandises étaient taxées au bureau du port aménagé dans la première pile du pont d’Avignon.. Au XIIe siècle le trafic était intense : Avignon s’approvisionnait en bois, laine, plantes tinctoriales, cuivre, étain, fer, plomb, chanvre, étoupe, poix, poisson et bétail, tandis qu’elle exportait le fruit de ses industries prospères : blé, cuir, cordes, draps… La batellerie, organisée en corporation de nautes, assurait ces échanges, tandis que les portefaix, surnommés les gagnedeniers en raison de leur maigre salaire, s’activaient au déchargement de ces marchandises. Cette vie du fleuve a été immortalisée par Frédéric Mistral dans Le Poème du Rhône.

 


                     Extrait du poème du Rhône

 

 

Car Meste Apian èu avié l’équipage                Car Maître Apian, lui, avait l’équipage

Lou plus famous de touto la ribièro (…)          le plus fameux de toute la rivière. (…)

Patroun Apian avié per la remounto                Patron Apian avait pour la remonte

Vuetanto bèu chivau a co rougnado                Quatre vingts beaux chevaux à queue rognée

Que n’i avié pas si parrié sus lou Rose             qui n’avaient pas leurs pareils sur le Rhône

E qu’en tirant la maio e la veituro                    et qui, en remorquant la maille et la voiture,

I cop de fouit di baile de la troupo                     aux coups de fouet du baile du halage

E i tron de Diéu di carretié menebre                 et aux jurons des charretiers brutaux

Fasien dou flume estrementi la ribo.                 faisaient trembler le bord du fleuve.

(…)

 

La crous di marinié, tencho de rouge,              La croix des mariniers, teinte en rouge,

Que Mèste Apian, un an que dou gelibre         que Maître Apian, un an ou par la glace

Lis aigo tout l’iver fuguèron presso                  les eaux restèrent prises tout l’hiver

Eu l’avié fustejado à la picosso.                        avait lui-même charpentée à la hache.

(…)

 

Patroun Apian éu-meme sus la poupo             Patron Apian lui même, sur la poupe,

Es au gouvèr que douno l’endrechiero.          est à la barre donnant la direction.

A de long pèu encadento griso                         Il a de longs cheveux en cadenettes grises

Que sus li tempe entrena ié retoumbon,          qui lui retombent tressés sur les tempes

Emé dous grand tourtis d’or que ié  pènjo      et deux grands anneaux d’or qui pendent

A sis auriho. Es aut de fourcaduro                  à ses oreilles. Il est haut d’enfourchure

E, de sis iue lusènt sus chasco barco               et de ses yeux luisants, sur chaque barque,

(…)

 


 

 

363px-Frederic_Mistral_et_son_chien_Pan_Panet_fils_de_Pan_Perdu_Maillane.jpg

Frédéric Mistral à Maillane avec son chien Pan Panet.

 

600px-Frederic_Mistral_et_Arlesienes.jpg

 

 

 

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portrait par Félix Auguste Clément, réalisé en 1885.

 

 

Frederic_Mistral_portrait_photo.jpg

 

Frederic_Mistral_Saintes_Maries_de_la_Mer_1906.jpg

Frédéric Mistral aux Saintes Maries en 1906

 

Mistral_001.jpg

Frédéric Mistral en 1893.

 

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IMAG0322.jpg

Calendau le pêcheur  de Cassis.

 

serrieres01.jpg   Alexandre Dubuisson, La remontée des chevaux sur le Rhône (1843), Huile sur toile, 164×299,5, Musée des Beaux-Arts, Lyon.

 

Croix_de_marinier_19e-da111.png

croix de marinier avec les objets de la Passion du Christ.

 

 

vincentjpg_lise_berger.jpg

   Le vannier santon de Lise berger.

 

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Le vannier de Truffier Douzon.

et la présentation d'autres santons sur ce thème à suivre...

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Information exposition

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Publié le 18 Février 2014

 

 

Jean Bouchet, santonnier à Châteaurenard est décédé à l'âge de 60 ans.

Ses obsèques auront lieu ce mercredi 19 février 2014 à Chäteaurenard, 10h. église St Denys.

Fidèle exposant au Salon d'Arles, il avait notamment présenté cette année une scène illustrant le thème du santonnier dans son atelier de travail.

 

Le président et l'équipe du Salon présentent à sa famille toutes leurs condoléances.

 

 

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Jean  Bouchet, l'atelier du santonnier.

 

Jean Bouchet a notamment travaillé à la réalisation de pièces pour la crèche du Mas de Grichaud à La Crau de Châteaurenard, crèche d'Etienne Gaillardet qui s'étend sur plus de 65 m².

 

Atelier La Pervenquio

M. Jean Bouchet
28 ancien chemin de la Croix du Vigneron
13160 CHATEAURENARD

 

Voir ici des photos de santons de Jean Bouchet dans la crèche 2009 de la basilique St Martin à St Rémy de Provence (Forum Santons et crèches de Provence).

 

 

 

 

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #Vie de l'association

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