Publié le 14 Novembre 2017

Le Salon prend chaque année possession d'un des lieux les plus prestigieux de la ville d'Arles : le cloître St Trophime et ses salles d'exposition. On ne dira jamais assez le moment d'émotion que l'on revit à nouveau chaque fois que l'on pénètre dans un des plus importants monuments hérité de l'époque romane avec ses sculptures retraçant les grands moments de la chrétienté, dont celui qui nous réunit autour de la crèche et des santons, à savoir la nativité de Jésus.

A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles

Une fois franchi le seuil on peut voir l'équipe du Salon d'abord en réunion pour faire le point, puis c'est une vraie ruche qui s'active pour installer les vitrines, leurs supports, leurs éclairages, ajuster les emplacements, agencer leur contenu en fonction des thématiques.

Tout se met en place , un peu plus chaque jour et déjà on peut admirer la grande crèche provençale mettant en scène les magnifiques santons de Lise Berger que le Salon a acquis ces dernières années et présente pour la première fois au public.

Pour le 60ème anniversaire hommage est rendu aux tous premiers exposants présents au 1er salon, mais  les drôles de crèche sont aussi à l'honneur comme cette crèche aux figurines naïves de la Luisiane ou celle polonaise en foin... 

Le Salon d'Arles pour offrir un panorama complet de l'activité santonnière organise aussi une foire aux santons dans un autre lieu historique d'Arles,  le très bel Espace van Gogh, à quelques pas du cloître St Trophime, les samedi 18 et dimanche 19 novembre.

 

A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'ArlesA quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles
A quelques jours du 60ème Salon des santonniers et foire aux santons d'Arles

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Publié le 9 Novembre 2017

Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers
Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers
Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers

 

Le 60ème Salon International des Santonniers d'Arles

60 ANS !   Pour le Salon International des Santonniers ce n'est pas, et ce ne le sera jamais, l'heure de prendre la retraite.

Soixante années d'amitié, de confiance, de fructueux échanges, avec les santonniers professionnels comme avec les créchistes amateurs. 60 ans sans nuages, toujours avec un horizon clair et prolifique : faire connaître cet art santonnier si particulier a notre pays La Provence ; promouvoir ce savoir faire exceptionnel de la Russie au Canada et au Québec, des Etats-Unis au Japon comme dans tous les pays d'Europe, avec des expositions, des conférences, des échanges... Mais aussi en France dans les lieux les plus prestigieux comme la Cathédrale Notre Dame de Paris, Les Baux, Locronan, Morlaix....

Ainsi LA SOIXANTIEME édition de cette institution est plus que jamais dynamique, surprenante, riche, rare, et un panorama complet, unique, de cet art populaire emblématique de Provence.

Reflet d'une profession et des talents qui réunissent en Provence un peu plus de 200 professionnels réalisant un chiffre d'affaire d'environ 10 millions d'euros, pour 700 000 figurines santons et crèches vendues par an, représentant aussi plus d'un millier d emploi. Mais aussi des artisans ambassadeurs de notre Région et de la France dans de nombreux pays où les Santons Provençaux sont particulièrement appréciés.

Siège et vitrine de ce métier qui conserve son savoir faire artisanal du travail de l'argile, le Salon d'Arles est leur maison, telle qu'ils l'ont voulu et créée en 1958 pour être leur domicile artistique;

Dans ce lieu exceptionnel qu'est le Cloître Saint Trophime, en plein cœur de ville, cette 60ème exposition vous invite à découvrir plus d'une centaine d'exposants dans sept espaces thématiques dédiés à l'art de ces artisans du bonheur dans cette joyeuse période Calendale (Noël).

-Attitudes et couleurs, l'évolution du santon vers le mouvement et les couleurs,

-Les jeunes artisans artistes de cette profession; la nouvelle génération,

-Les drôles de crèches, interprétation décoiffante .

-La crèche source d'inspiration artistique universelle dans le genre comme dans les matériaux

-L'interprétation design de cet art traditionnel

-Les œuvres des Santonniers professionnels, et des créchistes amateurs

-La très grande crèche de Lise Berger 7m X 4m scénographie d'Arlette Bertello, création 2017.

-Le Concours de création professionnels et amateurs.

-Le thème de l'année, qui est obligatoire pour le concours, mais facultatif pour l'exposition, est un personnage très particulier : les gitans

-Les pays Européens

Arles occupe ainsi une place centrale, fondamentale et incontournable sur la planète des Santons avec :

Le Salon International des Santonniers,

Les artisans qui y sont installés : Henri Vezolles, les santons Filippi, Evelyne Ricord Meilleure Ouvrière de France, Elisabeth Ferriol.

Les très grandes crèches de la Major, de l'ancienne cathédrale St Trophime et des Saintes

Le musée des santons Conservatoire des santons de Provence,

Le grand concours de crèches et de création du hameau de Salin de Giraud,

Un très grand nombre de créchistes amateurs,

Philippe Brochier et toute l'équipe du Salon International des Santonniers Guy et Jeanine Aubert, Arlette Bertello, Annie Bobbia, Michèle et Pierre Bouchet, Guy et Michèle Bourillon, Dorota Brochier, Daniel Ferrier, Gérard Gonzalez, Yvan Marin, Michel Pellegrino, Noël Portalès, Gaetano et Martine Pozzati, Guy Rouvière, Henri Vezolles.

Montage de la grande crèche de Lise Berger dans la salle du haut du cloître St Trophime.
Montage de la grande crèche de Lise Berger dans la salle du haut du cloître St Trophime.Montage de la grande crèche de Lise Berger dans la salle du haut du cloître St Trophime.

Montage de la grande crèche de Lise Berger dans la salle du haut du cloître St Trophime.

A l'atelier, préparation des pièces exposées au Salon.
A l'atelier, préparation des pièces exposées au Salon.A l'atelier, préparation des pièces exposées au Salon.

A l'atelier, préparation des pièces exposées au Salon.

TRUFFIER DOUZON

 

L’histoire de cette famille exceptionnelle débute en 1795 avec la naissance de Joseph Marius Truffier fondateur d'une dynastie qui célèbre maintenant ses 2 siècles d’artisanat santonnier !  

La famille Truffier est issue du village de Quinson dans les Basses Alpes. Joseph est le fils du maire de Quinson Joseph Truffier. Il a plus de 10 frères et sœurs et bien que la famille soit propriétaire de terres, il semble que Joseph ne se soit pas tourné vers l’agriculture.

Depuis le XVIe siècle il existe à Quinson une confrérie de La crèche, héritage des Oratoriens et Franciscains qui ont apporté la tradition de faire la crèche en Provence. Joseph Marius était membre de cette confrérie.

Nous n’avons pas d'autres traces de Joseph à Quinson hormis sa date de naissance. On le retrouve à Marseille au début des années 1820 avec sa participation à la foire aux santons de Marseille.

Que s’est-il passé entre son départ de Quinson et son arrivée à Marseille ?.

Joseph a quitté Quinson soit par choix soit par nécessité économique, plus de terres, pas d’héritage ? Volonté de faire autre chose ?

On ne peut dater que très  approximativement le début son activité, fixée par certains historiens entre 1815 et 1820,  et il se serait spécialisé dans les santons détachés. D’autres textes affirment qu’il a réinventé le personnage de Bartoumieu et aurait ainsi obtenu la 1ère récompense octroyé à un santonnier ?

Son fils Louis Joseph, né en 1825 a Quinson Basses Alpes, est paveur mais il continue cependant l'activité santonnière. Il épouse la fille du journalier et santonnier Jean Joseph Blanc (Manosque 1801) Louis-Joseph Truffier est aussi, comme son père, plâtrier, et fabrique au moment de Noël des santons que sa femme vend à la foire aux santons de Marseille. C’est un personnage simple , assez obscur, travaille beaucoup, il a deux  fils. Louis Joseph fera quelques foires aux santons puis part s’installer à Lurs dans les Basses Alpes. Le représentant de la 2ème génération s’éteint en 1879 à Marseille.

Le mot santonnier n’existe pas au XIXe siècle. Ceux qui les fabriquent sont statuaires ou plâtriers toute l’année et confectionne pour la fin d’année des santons qu’ils vendent à la foire de Marseille.

Aubin Joseph (1859 -1934)  dit Urbain reçoit le métier naturellement de son père et de son parrain de baptême François Gritty figuriste de métier. Selon Elzéard Rougier il aurait participé à la foire de Marseille dés 1870 soit à 11 ans. car il aurait bénéficié d'une dérogation pour remplacer son père parti à la guerre. En plus de son atelier de santon il dirige l'entreprise familiale de pavage et aurait ainsi réalisé une grande partie du pavage des rues de Marseille.

Aubin/Urbain Truffier a eu ce qu'on nomme une vie dissolue... L’argent, les femmes et le jeu auront raison de sa réussite sociale et de son 1er mariage.

5 enfants tous santonniers : Joseph Marius (1877- 1949) et Marius (1881 - 1934) du premier mariage. Ensuite Georges, Joseph (1916 - 1990) qui a participé au 1er Salon International des Santonniers d'Arles en 1958 et qui a été président du Syndicat des Santonniers, Alexandrine dite Micheline épouse Kilgus installée à Chateauneuf les Martigues.

Joseph Marius (1877 - 1949) est le plus prolifique des santonniers.

Il est très proche des Félibres et participe aux Pastorales qui se jouent dans le théâtre de son père.

Il va enrichir des personnages des pastorales la collection de moules de la famille. Le pécheur et la poissonnière, l’Arlésienne, Tartarin sont les santons que crée Marius en symbiose avec le mouvement Félibréen et celui des pastorales qui se jouent à Marseille.

En 1899, la Pastorale de Lucien Foucard se joue au théâtre Chave pour la 1ere fois. C’est Joseph-Marius qui est sur scène !

Frédéric Mistral ou Elzeard Rougier chantent les louanges des santons et de leurs créateurs, il est devenu un objet identitaire fort et une tradition régionale unique en France.

Le santon est le souvenir d’enfance commun à tous les petits provençaux.

Peu à peu les artistes font connaître les santons et la crèches dans le reste de la France : des baraques sont montées à Paris dans les années mille neuf cent vingt, des expositions aux Arts décoratifs y ont lieu.

C’est Joseph-Marius qui crée les modèles et les moules de tous les nouveaux personnages.

En plus des personnages bibliques, des petits métiers urbains qu’on crée Louis-Joseph c’est lui qui invente le Bartoumiou, et tous les personnages emblématiques de La Provence des félibres qui sont aujourd’hui nos personnages classiques de la crèche.

Fantasque, comédien à ses heures, Joseph-Marius est le plus gentil et attachant des Truffier.

A sa mort le métier de santonnier est créé ! C’est en effet, sur le registre de décès de Joseph Marius qu’apparait pour la première fois le mot santonnier !!!

Et en 1902 un autre Urbain Truffier naît, qui deviendra la figure emblématique de la famille. C'est le fils de Joseph (1877 - 1949). Très jeune il reprend le métier familial en travaillant avec son père, et pendant la guerre de 14/18 qui a mobilisé de très nombreux santonniers il tient avec son père et les autres artisans trop vieux pour faire la grande guerre les cabanes des absents.

Urbain le 2ème, invente et commercialise la "crèche en colline" éclairée par une guirlande, crèches en liège et en carton enduit et peint. Il a ouvert la voie aux crèches actuelles et créé vers 1930 l'atelier baptisé : Les Rois de la crèches au 12 rue de l'étoile à Marseille. On y trouve des santons peints en plusieurs tailles et de  nombreuses et différents modèles de crèches.

Urbain va créer de nouvelles séries de santons peints, faire une série art déco,  fabriquer la série de santons 5, 7 9 cm  toujours utilisé ! Il achète un des premiers fours potiers. Avant on ne cuisait pas les santons, ils étaient en argile crue, séchée.

Urbain a de multiple talents : santonnier à temps partiel,  projectionniste de films à l’époque où les cinémas de Marseille remplacent les théâtres, taxi une grande partie de sa vie. Il va aussi tenir quelques saisons le bar et la terrasse des Marronniers.

Santonnier n'est toujours qu'un travail saisonnier de septembre à janvier, un complément de salaire. Le reste du temps tous les santonniers de la foire de Marseille ont un autre travail.

Il n’existe alors que la foire aux santons de Marseille, Urbain a 3 baraques dont une à sa mère, une à sa fille, puis une autre à sa petite fille.

Sans compter la baraque de Georges, Joseph et Alexandrine Kilgus ses oncles et tantes. Ce sont des baraques de 10 m de long, une pour les crèches, une pour les santons, une pour les accessoires.

On peut compter jusqu’à 10 baraques Truffier sur la foire à Marseille selon les années !

C'est encore Urbain qui va renouer avec les Basses Alpes et en se rendant à Quinson origine de la famille,  il découvre Gréoux ou il viendra régulièrement en vacance à partir des années 1930. Après la guerre de 39/45 il fait construire une maison et plus tard les descendants dans les années 1970 y installent un atelier qui est aujourd'hui le centre principal de l'entreprise.

Avec Elise Josette (1927 - 1992) fille unique de Urbain c'est la 1ère femme santonnière de la famille, celle aussi qui apporte un second nom aux Truffier en épousant un Douzon.

Elle travaille avec Urbain son père, et Henri son mari tous deux ayant été ormés à l'école du papa Urbain et du grand père Joseph. Josette peint avec beaucoup de goût et de talent, Henri révèle un grand talent pour les crèches.

Josette, Henri et Urbain a être saisonnier, santonnier et taxi.... Et lorsque la famille viendra s'installer à Gréoux Josette prend en parallèle avec les santons un emploi aux thermes.

Leur fille Jeannine Douzon assure la succession.

Jeanine Urbainne Douzon (1947 - ) c'est la 7ème génération. Elle apprend le métier avec son grand père Urbain et ses parents dans l'atelier familial. Très douée pour la peinture elle crée en 1965 les premiers santons habillés de la dynastie Truffier Douzon et développe avec succès le métier familial dans les années 1970.

Très entreprenante et dynamique elle installe la 1ère grande crèche provençale à New York sur la 5ème Avenue dans la vitrine de la Maison de France. Aujourd'hui Conseillère Régionale PACA elle épaule son fils Jérôme qui dirige désormais la maison Douzon Truffier.

Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers
Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers
Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers
Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers Foire aux santons d'Arles et 60ème Salon International des Santonniers

Avec Jérome c’est la 8ème génération qui est aux commandes de la très vénérable maison Truffier-Douzon.

Il y a apporté sa fougue, sa rigueur, et sa vision moderne du métier.

Et pourtant….

« Je voulais être militaire et faire l’école des officiers »

Evidemment dans une famille toute entière dédiée aux santons depuis Joseph (1877 -    ) on n’échappe pas a la passion ambiante ! Jérôme finit donc par s’y intéresser un petit peu, surtout grâce a son grand-père Urbain avec lequel il aime monter des crèches en carton enduit et en liège, puis se met à fabriquer des accessoires les plus divers pour les santons habillés.

Élève pas vraiment passionné, il a redoublé la sixième, et arrive au terminus en 4ème. Ce qui l’amènera a faire 3 ans de comptabilité qui lui servent bien aujourd’hui.

A 16 ans il fait ses premiers moules, deux ans plus tard il commence a sculpter, avec Jeanine sa mère,  des têtes en argile pour des santons habillés.

C’est dans les années 1967/1968 que son grand-père a créé avec sa fille Jeanine un atelier de santons habillés prospère.

En 1988 Jérôme crée des sujets sur le thème de la Révolution et obtient le label officiel du bicentenaire pour 1989. L’idée est novatrice et fructueuse,  mais il n’a pas déposé le brevet d’exclusivité et ses revendeurs se trouvent en concurrence avec les santons Amy qui ont plongé dans cet espace prometteur. Alors même si sur les foires et dans le magasin de Manosque qu’il a ouvert exprès les résultats sont excellents, l’affaire ne sera pas aussi bonne que ce qu’il espérait.

Mais ce n’est pas tout… un incendie criminel détruit le magasin de Manosque ! Moules, santons presque tout est perdu.

Les années 89 et 90 sont les pires dans l’histoire de cette grande maison santonnière.

Courageusement il recommence a créer, et avec sa mère ils refont une série de santons habillés, ce qui leur permettra de reprendre une activité commerciale en juin 1990.

Mais la mode de ce type de santons très prisés jusque là s’effondre peu à peu a partir des années 2000 ! Pour les Truffier-Douzon spécialistes reconnus du santon habillé c’est l’effondrement, la fin d’une époque.

« Il a fallu se remettre en question se rendre à l’évidence et chercher des débouchés avec une reconversion dans les santons en terre . »

Cela se passe dans les années 2004/2005

« Et ça été très dur car la maison Truffier-Douzon n’était pas connu dans ce registre, depuis le décès de Urbain en 1982. Nous avons donc dû repartir de zéro  et ressortir les vieux moules. »

Jérôme qui avait créé en 1989, a 19 ans, son premier  santon en terre : un Roi de 9 cm se remet a créer  des santons sur le thème des métiers en 7 et 9 cm. En 2011 il commence une autre série en 5 et 7 cm. Les premiers sont : une arlésienne, un homme à la lanterne et un jardinier.

Ainsi peu a peu a force de travail de sérieux et de talent, la maison Truffier-Douzon a retrouvé sa renommée.

Aujourd’hui Jérôme toujours fidèle à Gréoux et à la Foire de Marseille, voudrait se développer mais n’y arrive pas faute de trouver du personnel suffisamment qualifié dans les diverses spécialités et notamment pour la peinture. Il veut aussi développer le secteur des accessoires, et celui des personnages emblématiques comme il l’a fait récemment avec Les poilus de 14/18.

« Je pense et souhaite que dans un très proche avenir notre métier doit évoluer :

-Se diversifier, avec plus de qualité de détails d’innovation dans les personnages,

-Conclure le dossier sur l’identité géographique qui donnera un label et une protection pour tous les santonniers et une garantie pour le public,

-Se professionnaliser et monter en gamme. »

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 3 Mai 2017

Henri Vezolles, la passion d'entreprendre, le talent de réussir

En 2014 le 57ème Salon d'Arles rendait hommage à 2 grands maîtres du santon : Liliane Guiomar et Henri Vézolles. Dans le catalogue de l'exposition Philippe Brochier présentait le parcours d'Henri Vézolles. A l'occasion de l'ouverture du Conservatoire du Santon créé dans son ancien atelier, nous reprenons ce texte  déjà publié sur ce blog.

Henri VEZOLLES

La passion d’entreprendre, le talent de réussir

C’est, comme pour Vincent Van Gogh, grâce au Chemin de fer que Arles a la chance d’avoir ce grand artiste plus connu et reconnu à l’extérieur que dans sa ville.

Ses parents quittent le berceau familial ardéchois en 1938, Aimé le père d’Henri est venu travailler au dépot SNCF d’Arles.

Mobilisé en 1939 alors que son fils n’a que quarante jours Aimé doit laisser sa femme et son fils qui retournent se mettre en sécurité à Sainte Marguerite Lafigère leur village ardéchois. Henri a six ans lorsqu’il fait connaissance de son père, et revient à Arles. Il reprend une scolarité normale mais sans retard car Léa sa maman lui a patiemment appris chaque jour à lire, écrire et compter.

Elève doué à l’école du Mouleyres, il trouve avec son instituteur, Mr Padoux, un éducateur qui saura lui révéler son sens artistique. Et à Noël Monsieur Padoux lui fait faire des santons en terre crue pour la crèche… C’est sa première rencontre avec cet art populaire.

En 1963 avec un ami ils achètent une grande maison en haut de la rue de la Calade, ils en font un magasin de souvenirs ; cartes postales, poupées, arlésiennes en plastique, et vrais santons. Lou Becaru, nom du magasin a été suggéré par Monsieur Seguin mestre de masseto des Cigaloun Arlaten (joueur de galoubet et de tambourin, le mestre de masseto est le chef du groupe).

C’est un rendez vous de l’Art Provençal où il fait bonne et grande place aux santonniers : Jouve, Flore, Chave, Peirano, Jouglas, Guiomar… Et les santons… au magasin bien sûr mais c’est tout.

1958 passant sur la place de la République, il voit l’affiche du 1er Salon des Santonniers. Jean Héritier président du Syndicat d’Initiative, fondateur de l’exposition avec Marcel Carbonel et Jean Maurice Rouquette, lui explique que les amateurs ont aussi leur place.

Une dizaine d’années se sont écoulées depuis Mr Padoux, et voila qu’en 1959 , Henri qui tout petit déjà en Ardèche transformait le séchoir à châtaigne en atelier de peinture et sculpture, fait une crèche qui sera exposée au 2ème Salon des Santonniers. « C’était une grande cabane de gardian ouverte avec en fond les Alpilles et tous les santons que j’avais fait cuire chez «Niczy « un magasin d’artiste ». Et il exposera jusqu’au 6ème Salon d’Arles.

1990 Il vend Lou Becaru, profite d’une petite année sabbatique avant d’être rattrapé par les santons et plus exactement par les santonniers. Christian troisième génération Chave lui demande d’être son agent commercial. En 1995 Henri lui propose de poursuivre la collaboration autrement en installant un atelier magasin dans une maison qu’il possède rond point des arènes. Le succès est immédiat et l’aventure ne s’arrêtera qu’en 2004.

Henri accueille les clients, contrôle, fait des petites conférences sur l’art des santons, puis des démonstrations d’estampage…

Ce n’est pas encore suffisant pour cet artiste généreux, il s’installe donc un vrai petit coin de travail et commence à créer ses propres oeuvres.. «J’ai été surpris de voir qu’après trente ans sans rien faire j’arrivais encore à sculpter des personnages »

Et il veut toujours aller plus loin dans le défi et la recherche et travaille en démonstration permanente devant le public.

Je trouvais souvent dans les livraisons de terre rouge des échantillons de terre blanche ou noire, alors j’ai eu l’idée de faire comme avec la pâte à modeler, et j’ai créé un personnage en m’appuyant sur les différentes couleurs d’argile. Marius Chave, homme de grande ’expérience m’a dit que je n’y arriverai jamais et que tout allait se fissurer au séchage et à la cuisson à cause du retrait des différentes terres. Il avait raison !

Tête de bois comme un ardéchois Je ne me suis pas résolu à abandonner mes illusions, car j’avais dans l’esprit les faïences en terres mêlées d’Apt ; j’ai donc téléphoné à un fournisseur de terre de Vallauris pour lui faire part de mon projet et il m’a dit que c’était tout a fait possible qu’il fallait juste trouver des terres aux coefficients de retrait et de cuisson compatibles. 15 jours plus tard je recevais une nomenclature et j’ai commencé dés que j’ai pu. »

C’était en 1997 Henri se lance dans la réalisation d’une femme à la lavande et aux tournesols en trois terres

Le succès est au rendez vous les demandes affluent pour ces santons si particuliers décorées également avec les couleurs de la terre ; la barbotine, terre diluée dans l’eau. Henri Vezolles progresse sans cesse dans son art, et s’il travaille avec trois couleurs principales ; Rouge, Blanche Chocolat (marron foncé) il fabrique également ses propres terres de couleurs, « ses boulettes » mélangeant les différentes terres pour obtenir plus de nuances.

Chaque sujet est un original, une pièce unique.

Avec ce type de santons en terre de différentes couleurs, Henri Vezolles a créé un genre, c’est une innovation majeure : le chaînon manquant entre le santon traditionnel créé par Lagnel en 1797 et le santon habillé créé par l’abbé Sumien en 1914.

Le santonnier dans son atelier
Le santonnier dans son atelierLe santonnier dans son atelier
Le santonnier dans son atelierLe santonnier dans son atelier
Le santonnier dans son atelierLe santonnier dans son atelier

Le santonnier dans son atelier

des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.
des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.
des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.
des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.

des pièces uniques créées dans les quatre terre et décorées à la barbotine avant cuisson.

Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.
Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.
Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.
Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.

Les arlésiennes dans des costumes d'époques différentes.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 30 Avril 2017

Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !

Le temps n'était pas printanier, la pluie redoutée, mais il en fallait bien davantage pour décourager Henri Vezolles et ses amis qui a quelques heures de l'ouverture du Conservatoire du santon provençal réglaient les derniers détails pour que tout soit parfait pour accueillir les invités à l'inauguration.

Parmi les premiers arrivés, M. Hervé Schiavetti maire d'Arles  qui a été surpris et admiratif en découvrant l'importance des collections, leur richesse, leur diversité, retraçant l'histoire du santon de Lagnel à nos jours. Un véritable musée qui honore la ville d'Arles, mais réalisé sans aide publique, qu'il s'agisse des travaux d'aménagement ou des collections d'objets réunis.

Puis se sont les journalistes de la Provence qui ont voulu en savoir davantage sur ce que représente ce conservatoire pour Henri. Mais, les invités continuant d'arriver de plus en plus nombreux, il a fallu qu'Henri, accompagné de la Reine d'Arles et des responsables du Conservatoire se faufilent à travers la foule pour gagner la salle prévue pour les discours. Philippe Brochier, ami proche d'Henri et président du Salon des Santonniers présente alors les personnes dont Henri s'est entouré pour mener à bien son projet : Jacques Lapierre, Eugène Mercury, Arlette Bertello, qui se sont engagés dans cette aventure afin de faire voir au public leurs collections personnelles acquises avec passion au fil des ans. Pas moins de 3000 santons sont réunis, dont certains très rares ou encore jamais vus dans une exposition publique et d'autres encore qui attendent leur tour car bien sûr expositions thématiques, crèches et autres initiatives viendront régulièrement animer le lieu. 

Pour Henri Vezolles il s'agit de l'aboutissement d'une vie professionnelle consacrée de longue date au santon. D'abord santonnier pour le compte de Marius Chave d'Aubagne,  en ouvrant son atelier d'Arles, puis ensuite santonnier à part entière sous son propre nom en créant  et se spécialisant dans la technique dite des quatre terres et de la décoration à la barbotine. Impliqué de longue date dans la réalisation du Salon des Santonniers qui lui a rendu un hommage particulier en 2014- 2015, il est aussi très actif dans l'organisation de la foire aux santons d'Arles à l'Espace Van Gogh. Désormais la gestion de ce nouvel espace va occuper l'essentiel de son temps qu'il partagera encore et toujours avec la création d'oeuvres nouvelles.

Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !

Jacques Lapierre président du Conservatoire a ensuite précisé les objectifs et buts poursuivis par l'association qui a réalisé ce musée sans aucune aide publique.

La Reine d'Arles dont le règne s'achève, a tenu à dire combien il était important que la ville d'Arles célèbre ainsi cette belle tradition typique de la Provence, que représente la crèche et le santon.

Henri, très ému, entouré de 25 santonniers présents, heureux d'accueillir autant d'amis, de personnalités et de représentants des groupes de maintenance et d'associations de traditions, a remercié l'assistance en l'invitant à partager le verre de l'amitié. Une journée inaugurale parfaitement réussie qui augure du succès que devrait connaitre le Conservatoire auprès du public. Un lieu chargé de mémoire, agencé avec minutie et élégance qui vient heureusement compléter l'offre culturelle d'Arles dans un lieu de grand passage, facilement accessible, juste en face les arènes.

Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
Le santon a enfin son conservatoire !Le santon a enfin son conservatoire !
une vue partielle de l'assistance répartie dans toutes les salles.

une vue partielle de l'assistance répartie dans toutes les salles.

Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.
Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.
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Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.

Difficile de réunir autour d'Henri les 25 santonniers pour la photo de groupe réalisée dans une joyeuse bousculade.

La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.
La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.
La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.

La Reine d'Arles, sa Demoiselle d'Honneur, Jacques Lapierre, les santonniers Lise Berger et Hadrien Tadjirian, Thierry Deymier dont le talent s'exprime dans des scènes et pièces uniques prisées par les collectionneurs.

Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.
Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.
Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.
Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.

Les santonniers gardois étaient presque tous là : Isoline Fontanille, Sylvie de Marans, Yannick Fusier, Lou Christou, Karine Fraisse, Chistine Darc. Et aussi la santonnière Colette et sa maman Lise Berger, Adrien Tidjarian, les amis de St Saturnin les Avignon, de Gérald Roux, et le president du groupement des santonniers M. Denis Muniglia avec M, Michel Barbaudy directeur général des santons Marcel Carbonnel qui travaillent à la mise en place d'un IGP ( indication géographique protégée) pour créer le label santon de Provence.

Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre!  Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.
Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre!  Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre!  Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.
Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre!  Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre!  Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.

Liliane Guiomar, amie d'Henri de longue date a tenu à présenter quelques une de ses pièces les plus remarquables et les plus travaillées. A voir absolument jusqu'en septembre! Suivez le guide, direction Arles le Conservatoire, comme ce berger de P. Fouque conduisant ses moutons et son Ravi s'émerveillant de tant de beautés réunies par Henri et ses amis dans ce lieu d'exception.

Le Conservatoire est situé en plein centre d'Arles, face aux arènes au : 14 Rond-Point des Arènes. Ouvert tous les jours de 10h à 19h sauf le mardi à partir du samedi 29 mars 2017.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 21 Février 2017

Le santon est un élément phare de la culture et de l'identité provençale. Tel un ambassadeur, il est présent et s'exporte - souvent comme objet de souvenir- dans de nombreux pays où il contribue à forger l'image d'un certain art de vivre typiquement provençal. Mais si sa notoriété dépasse les frontières, son histoire depuis ses origines, à savoir son apparition dans la crèche aux côtés des personnages bibliques de la Nativité, est peu ou mal connue, surtout du grand public. Si les foires aux santons se sont développées ces dernières années et connaissent un grand succès public, peu de musées ou lieux d'expositions permanentes ont vu le jour. Certes il y a le musée d'art sacré de Pont Saint Esprit, ou celui de l'Aumerade à Pierrefeu du Var, ou encore celui de Fontaine de Vaucluse et celui de la petite Provence du Paradou, ce dernier ayant une vocation plus touristique que culturelle; donc peu de lieux en fait. Qui plus est à Marseille les santons ont déserté la Maison Diamantée et le magnifique musée du terroir à Château-Gombert avec des collections de crèches et santons de grande valeur n'est visible que certains jours ou sur rv.

Dans ce contexte l'initiative d'Henri Vézolles, santonnier à Arles, à qui l'on doit la création du santon en quatre terres décoré à la barbotine, et qui vient de décider, suite à une extension importante de ses locaux, de transformer son atelier en lieu d'exposition permanente pour y accueillir un conservatoire du santon provençal, est plus que bienvenue. Voilà qui va confirmer Arles dans sa vocation à promouvoir le santon et le travail des santonniers, comme c'est déjà le cas avec le Salon International des Santonniers qui fête cette année son 60ème anniversaire. Et quand le musée arlaten rouvrira ses portes après les travaux en cours de rénovation, Arles deviendra le haut lieu de la culture provençale et de l'art santonnier.

Henri Vézolles est aussi collectionneur assidu depuis son plus jeune âge. Il présente donc le résultat de ses recherches faites de trouvailles, acquisitions de pièces rares ou particulièrement représentatives des santonniers depuis Lagnel à nos jours. Ses liens d'amitié avec d'autres collectionneurs notoires lui permettent de présenter un ensemble d'une richesse et d'une diversité remarquables particulièrement représentatifs de l'art du santon provençal.

Cependant, l'objectif est double : répondre à l'attente des amateurs et passionnés de crèches et santons, mais aussi faire découvrir cet art populaire aux nombreux visiteurs venus de France ou d'ailleurs découvrir Arles, ses monuments, son art de vivre et ses traditions.

Aux vitrines d'exposition permanente vont s'ajouter aussi des espaces réservés à des expositions temporaires sur des thèmes précis de façon à donner le plus de vie possible à ce lieu qui veut refléter au mieux le dynamisme et la richesse de la création santonnière. Une place importante sera faite aux crèches, notamment au moment des fêtes de Noël et dès le mois de novembre. En fait au conservatoire du santon ça sera un peu Noël toute l'année. L'ouverture au public est fixée au 29 avril et précèdera de peu l'élection de la reine d'Arles et la fête des gardians du 1er mai.

Le conservatoire du Santon vient apporter la preuve supplémentaire que Arles est bien la capitale et la gardienne des traditions provençales héritées du félibrige, de Frédéric Mistral et du Marquis de Baroncelli. Osco, longo mai !

page face book du conservatoire du santon

 

Bientôt à Arles un Conservatoire du Santon Provençal
Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition
Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'expositionHenri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition

Henri Vézolles dans son atelier avant les travaux de transformation et d'extension en salles d'exposition

Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.
Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.

Des oeuvres de Liliane Guiomar, Thérèse Neveu, Marius Chave et de la plupart des santonniers célèbres seront visibles en permanence ou tout au long de l'année sous forme d'expositions thématiques nouvelles. Photos d'oeuvres à titre indicatif, dont certaines, comme la farandole de Thérèse Neveu, seront visibles au conservatoire sous une présentation différente.

Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)
Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)
Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)Plus d'informations sur la page face book du conservatoire (voir lien plus haut)

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #conservatoire santon

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Publié le 1 Février 2017

Incroyable ! 60 ans ! déjà? Mais oui, c'est bien en 1958 que la belle aventure a commencé. En pleine crise politique de la France, au moment où la IVème république vacillait et où le général De Gaulle revenait au pouvoir, les santonniers provençaux cherchaient à attirer l'attention du public sur la qualité de leur travail, donner au santon une nouvelle forme de reconnaissance, porter un nouveau regard sur lui, le considérer comme un objet de création artistique à part entière. Ainsi est né le Salon International des Santonniers d'Arles.

Donc, à peine rangés crèches africaines et autres santons après quelques jours passés au démontage des vitrines et installations, l'équipe du Salon s'est réunie autour de son président Philippe Brochier pour faire le point sur la 59ème édition et déjà préparer la 60ème. Il est clair pour l'équipe que cet anniversaire doit mettre en évidence l'importance que n'a cessé d'avoir le travail des santonniers durant cette période. Aujourd'hui le succès grandissant des foires aux santons est la preuve que l'engouement pour la crèche et les santons est toujours aussi fort. C'est donc le talent créatif des santonniers d'hier et d'aujourd'hui, notamment des plus jeunes, que la prochaine édition - du 18 novembre  2017 au 14 janvier 2018 - va s'efforcer de montrer en retrouvant le plus possible d'oeuvres des santonniers présents au 1er Salon et par un coup de projecteur sur les talents actuels les plus prometteurs, en explorant aussi le rôle que peut avoir le santon dans la création artistique contemporaine.

A chaque édition l'accent est mis sur un santon en particulier. Il est l'objet du concours et permet aussi à tous, amateurs ou professionnels, de présenter à côté du concours leur production sur ce thème qui est cette année : les gitans. C'est donc avec les gitans que nous ferons la fête !

Le gitan, souvent accompagné de son épouse portant un enfant dans ses bras, est en effet un personnage important de la crèche. Présent dans la plupart des pastorales, avec sa cape noire et son foulard rouge lui serrant les cheveux en broussaille, le couteau à la ceinture, il a mauvaise réputation. Mis en scène de plus en plus souvent dans son campement avec roulotte, animaux, joueurs de guitare, femme cuisinant autour du feu, il anime de façon imagée et vivante nos crèches. Ce thème devrait donc inspirer de nombreux talents.

A noter pour les intéressés, que dans une lettre adressée aux habitués du Salon il est précisé que pour le concours :

"les créations doivent être des pièces uniques en terre cuite décorée et représentant une composition d'un ou plusieurs santons de 7 cm minimum, mis en scène sur un plateau de 20 par 30 minimum et de 50 par 35 maximum). Les santons de taille égale ou supérieure à 30 cm peuvent être présentés seuls, sans mise en scène sur un plateau et nous espérons qu'il vous inspirera de belles scènes."

Il faut rappeler aussi qu'en raison de l'importance du prix attribué aux vainqueurs - 1000 € pour les professionnels, 500 € pour les amateurs -  les oeuvres du concours doivent être impérativement des pièces uniques, que les personnages doivent être entièrement faits main, c'est à dire sculptés sans utiliser aucun moule, même pour obtenir une silhouette de base retravaillée ensuite.  Un engagement précis sur ce point sera demandé à chaque candidat.

Au moment où la tradition veut qu'avec la fête de la Chandeleur, le 2 février, s'achève la période calendale et donc celle des crèches qui doivent être démontées, le talent et l'imagination créatrice des santonniers sont donc invités à s'activer pour préparer déjà le prochain Salon. Bon vent à toutes et tous et bonne chance à tous les concurrents !

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.
Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Le campement des gitans dans la crèche dArlette Bertello aux saintes Maries de la Mer. Santons H. Vezolles décorés par A. Bertello. Crèche encore visible jusqu'au dimanche 5 février inclus.

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

Quand gitanes et gitans font la crèche... santons Canut, Anaïs (Devouassoux), P. Fouque

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

Publié dans #le 60ème Salon, #Information exposition

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Publié le 16 Janvier 2017

Malgré le vent et le froid glacial il y avait la foule des grands jours d'abord à la messe des santonniers à St Trophime et ensuite dans le magnifique salon de réception de la mairie pour la réception de clôture du 59ème Salon International d'Arles en ce 15 janvier 2017.

Le Père Cabanac a célébré l'office en présence des santonniers venus de toute la Provence et des groupes de tradition. Il a rappelé qu'avec cette fête du baptême de Jésus s'achevait la période liturgique de Noël. Mais selon la tradition la crèche restera en place jusqu'au 2 février. L'assistance nombreuse et recueillie, reprenait les chants religieux en provençal. Moment d'émotion lors des offrandes rappelant les 13 desserts, portées en cortège par la reine d'Arles, ses demoiselles d'honneur et des arlésiennes représentant les différents groupes.

Puis à la mairie dans le salon d'honneur après l'accueil chaleureux du maire adjoint Nicolas Koukas qui a remis la médaille de la ville à Sylvie de Marans invitée d'honneur du Salon, Philippe Brochier président du Salon, après avoir remercié la mairie pour son soutien et son aide qui rend possible la réalisation du Salon, a révélé les noms des vainqueurs du concours de création de santon.

Dans la catégorie santonniers professionnels, la santonnière de Nîmes Lou Christou emporte le prix doté de 1000 €. Le jury l'a choisie  par 5 voix sur 9.

Dans la catégorie amateur, Gérard Cumin connu sous le vocable Lei Santoun di Corto a remporté le prix doté de 500 €. à la quasi unanimité du jury avec 8 voix sur 9.

Il y avait 5 participants dans chaque catégorie et d'autres oeuvres faisant état de belles qualités de création et d'imagination auraient mérité un prix. A noter que le choix du jury qui dispose de 6 voix correspondait à celui du public dont l'avis compte pour 3 voix.

Le 59ème Salon a fermé ses portes et déjà Philippe Brochier et son équipe ne manquent pas d'idée pour préparer l'évènement marquant que sera la réalisation de la 60ème édition du Salon. Créé par les santonniers d'alors qui voulaient donner au santon ses lettres de noblesse en faisant de lui un ambassadeur de la Provence il est devenu la vitrine officielle du santon reconnu comme une oeuvre artistique à part entière.

La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de créationLa santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de créationLa santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
La santonnière de Nîmes Lou Christou et Gérard Cumin Lei Santoun di Corto vainqueurs du concours de création
les oeuvres primées de Lou Christou et Gérard Cumin
les oeuvres primées de Lou Christou et Gérard Cumin

les oeuvres primées de Lou Christou et Gérard Cumin

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 9 Janvier 2017

Ouvert le  novembre en grande pompe en présence du tout Arles, le rideau va tomber sur le 59ème Salon International des Santonniers d'Arlesdimanche prochain 15 janvier.

La grande crèche africaine et les crèches des pays d'Afrique sont à l'honneur mais aussi les créations de Sylvie de Marans dans des somptueux décors, les nouveautés des professionnels et ces scènes merveilleuses de cirque des santons Analy, les créations luxuriantes de Giordano, et des oeuvres d'amateur dignes des meilleurs professionels. Henri Vézolles, Arlette Bertello avec sa collection d'ânes et sa crèche du désert, Gilbert Orsini, l'Abbé Ciccullo , Liliane Guiomar nous réservent aussi de belles surprises.  Toujours des choses à découvrir qui montrent combien la création artistique santonnière est toujours bien vivante, renouvelant la tradition avec les espoirs aussi que font naitre les nouveaux santonniers comme Adrien de Ste Croix en Jarez, nouveau venu plein de talent, Emmanuel Fouque qui apporte un nouveau souffle avec ses créations pleines de vie. Vite au Salon et rendez-vous dimanche pour un final en beauté avec avant la clôture officielle la remise des prix du concours !

Dernière semaine, allons vite au cloître St trophime d'Arles voir crèches et santons  !
Dernière semaine, allons vite au cloître St trophime d'Arles voir crèches et santons  !Dernière semaine, allons vite au cloître St trophime d'Arles voir crèches et santons  !
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Dernière semaine, allons vite au cloître St trophime d'Arles voir crèches et santons  !
Dernière semaine, allons vite au cloître St trophime d'Arles voir crèches et santons  !
59ème Salon International des Santonniers d'Arles
Cloître saint Trophime
Du 19 novembre 2016 au 15 janvier 2017
Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h
Cloître et Exposition : Entrée 4, 50 euros - Tarif réduit et groupe 3, 50 euros
Gratuit pour les moins de 18 ans accompagnés.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 1 Janvier 2017

Meilleurs voeux à vous toutes et tous et merci aux visiteurs du 59ème Salon International des Santonniers d'Arles pour leurs félicitations et leurs encouragements.

Meilleurs voeux 2017

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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Publié le 28 Décembre 2016

Chaque année le Salon met à l'honneur un pays ou un continent mais aussi un santonnier pour mieux faire connaitre comment le fait de créer des santons peut devenir une activité  à part entière et être à l'origine d'une belle réussite professionnelle. Sylvie de Marans qui a créé un style personnel, sculptant d'un geste précis mais moderne, allant à l'essentiel, présente ses créations dans un paysage élaboré avec soin en utilisant des bâtiments de Gérald Roux et des roulottes de Lucas ( Jean Luc Ernestine).

Invitée d'honneur du 59ème Salon : Sylvie de Marans

Philippe Brochier, président du Salon, l'a rencontrée à St Martin de Valgagues près d'Alès dans le Gard, où elle a son atelier, et a saisi ses confidences à cette occasion pour mieux connaître le cheminement de son parcours de santonnière.

"Ca m'est tombé dessus"
"Ca m'est tombé dessus". Rire, puis quelques secondes de silence "C'est vraiment que des concours de circonstances" Rire !
Elle ponctue souvent les choses importantes d'un rire sonore comme pour s'échapper, ou peut être ne pas risquer de se prendre trop au sérieux.
Joyeuse de la vie, de sa passion, de sa stabilité : Un mari professeur, Thierry, deux garçons sportifs et studieux Alexandre.et Florian. Fière d'être cévenole.
Si tous les chemins mènent à Rome, ceux qui aboutissent au métier de santonnier sont parfois plus tortueux et souvent surprenants.
Sylvie a terminé ses études par 5 années de Beaux Arts ; Attirée par la photo comme ses parents eux aussi cévenols pur jus qui l'ont toujours soutenue : Annie, secrétaire médicale, et Maurice dessinateur industriel puis chef de fabrication.
La fille unique d'Annie et Maurice est un peu touche à tout; dessin, peinture, art contemporain "Je n'étais pas du tout 3D".... Rire.
Presque effrayée à l'idée de devenir prof . elle quitte les Beaux Arts deux mois avant l'examen final !
 
La routine n'est pas dans son caractère.
La routine n'est pas dans son caractère. D'ailleurs pendant ces années d'études elle s'intéresse surtout au kitch -genre boule souvenir neigeuse- et à l'opposé à l'art populaire religieux établissant ainsi une corrélation entre deux extrêmes plus proches qu'il n'y paraît dans sa conception artistique. Sylvie marque également ses préférences pour des artistes tels que les photographes Pierre et Gilles, mais aussi Boltanski, Jeff Koons, Gilbert and George, Cyndi Sherman. et encore l'univers de Tim Burton. Une volonté bien affirmée de son intérêt pour l'art contemporain dérangeant
Ensuite elle vit de petits bricolages en tous genres, s'implique dans des associations, bénévole dans de multiples structures.
Un jour faisant ses courses en famille, elle achète une nativité au Monoprix de
Sète ! Oh bien sûr il y avait eu la crèche familiale de son enfance et celle qu'elle faisait chez elle, mais sans plus à cette époque là.
 
Toujours fidèle à la photo
Toujours fidèle à la photo elle participe aux cotés de ses parents aux expos et notamment celle qu'ils organisent à Saint Martin de Valgalgues.
"Rien de très intéressant, à peu près toujours les mêmes et peu de public. A ce moment là avec mon mari on découvre la Foire aux santons de Saint Geniès de Malgloires et on est tout de suite devenu accros aux foires ! J'ai alors eu l'idée de faire évoluer nos expos photos :Associer une foire à l'expo et demander aux photographes de faire des reportages sur les santonniers. Evidemment ça a marché."
Et c'est peut être bien ce jour là qu'elle a été rattrapée par le virus du Santon...
Il était tentant pour Sylvie d'accompagner la nativité du Monoprix de Sète avec d'autres personnages, alors. elle achète des santons en terre brute qu'elle peint. Mais très vite elle se lasse ne trouvant plus les personnages qu'elle veut. Qu'a cela ne tienne l'artiste qui sommeillait en elle se réveille et la voila en train de sculpter des moutons... reste à trouver un four
Et justement, belle circonstance, Michèle sa belle mère participe a un club de poteries !
 
En 1999, pour sa crèche Sylvie crée des pièces uniques
Nous sommes en 1999, pour sa crèche Sylvie crée des pièces uniques : moutons, Tarasque, et quelques personnages.
Grosse année de travail elle crée son premier personnage : Le Photographe !
Et d'autres, car elle s'installe dans le métier : 1ère foire en 2000 à Saint Martin de Valgalgues.
"Emue, impressionnée !!! Imagine; je suis derrière un stand avec mes santons, mes créations... Juste à coté de Robert Dumas. Rends toi compte : DUMAS, mon modèle, mon idole ! Alors que jusque là j'étais sa cliente, que pour moi DUMAS c'est comme le Johny Haliday de certains."
2001 elle s'inscrit à la Chambre des Métiers.
Pour creuser son sillon elle cherche sans cesse à se démarquer à faire ressortir sa personnalité. "J'ai bien observé dans les foires ce que les autres faisaient, pas question pour moi de faire comme eux. Ce qui m'a sauvée ce sont les animaux et les sujets cévenols, c'est ça qui au début m'a fait remarquer par les clients"
 
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Invitée d'honneur du 59ème Salon : Sylvie de Marans
Invitée d'honneur du 59ème Salon : Sylvie de Marans
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Mes créations sont des santons dits détachés
Depuis elle crée chaque année des nouveaux modèles -10 en cette année 2016-
et beaucoup de scènes provençales, camarguaises, scènes de pastorales, Elle a aussi beaucoup travaillé sur de nombreux thèmes : métier de la soie, laine dentelière, brodeuse, ravaudeuse... et notamment les lavandières (lingères) pour accompagner les expositions réalisées par sa maman sur ce sujet.
"La plupart de mes créations sont des santons dits détachés c'est à dire réalisés en deux voire même quatre parties. Je pense que cela est aussi significatif de l'identité gardoise"(1)
Ainsi après avoir bourlingué au gré des affectations de son mari lorsqu'il était Maître auxiliaire, et fait divers "petits bricolages" Sylvie Foulquier de Marans (2) qui se définit comme "autodidacte en santons" est devenue une talentueuse et très recherchée santonnière aux créations originales.
Ces scènes d'animaux : chèvres du Rove, moutons, troupeaux et vie pastorale des bergers, ours, cochons, bœufs, chevaux, ses personnages cévenols et toutes ses nombreuses autres créations la distinguent par le choix des sujets et la qualité de ses réalisations.
 
130 personnages et un peu plus de cent animaux et accessoires
Elle propose aujourd'hui à sa clientèle 130 personnages et un peu plus de cent animaux et accessoires; C'est certain elle ne s'arrêtera pas en si bon chemin.
Boulimique de découvertes, de créations de recherches. Elle se définit aussi comme "Accumulatrice", collectionne caillou, tête de cerf en divers matériaux, chouettes et mille autres choses saugrenues :"Il faut que j'ai des accumulations. Il me faut au minimum trois pièces par genre, mais c'est pareil quand je veux acheter un bracelet ! j'ai besoin de rassembler, regrouper; de collectionner. D'ailleurs j'ai toujours collectionné. Sans doute parce que je suis fasciné par les cabinets de curiosités. J'aimerai que ma maison soit un immense cabinet de curiosités."
Un long silence de réflexion : "En fait je suis une collectionneuse de collections !"
Grand rire.
Une maison sur deux étages dans une petite rue d'Alès : Petite cour, grand espace pour l'atelier contigu à la salle à manger-lieu de vie commune bien plus petite, et à l'étage les chambres. Des santons et surtout des scènes et des grandes crèches savamment agencées un peu partout : sous la montée d'escalier dans le couloir la salle à manger, les armoires...
"Chaque animal, chaque personnage que je fais je les fais comme si je les faisais pour moi.
 
Toujours faire du nouveau plutôt que de la production
Toujours faire du nouveau plutôt que de la production, c'est le vivant qui est important que ce soit pour les animaux ou pour les personnages : le vivant."
5 secondes de silence. Rire...
"En fait tu vois je pense que je suis une pratiquante en crèche beaucoup plus qu'en religion."
3 secondes...
"Oui je suis une santonnière pratiquante, ou si tu préfères une pratiquante en santons. Avec la crèche tu te crées un monde idéal, On ne s'en aperçoit pas toujours mais pour les gens la crèche ça peut être une identification, une personnalisation par rapport à la famille. Et pour certains la crèche c'est une thérapie.
 
SYLVIE AIME
-La photographie qui occupe toujours une grande place dans sa vie
-L'art et en particulier le Land'art, les tableaux de Millet qui peuvent inspirer des santons. L'artisanat d'art et les savoirs faire qui y sont liés,
Les livres, les objets anciens et leur vécu,
-Les fêtes de Noël,
-Contempler la nature et les animaux, en particulier les paysages de l'Aubrac , de la Lozère et des cotes bretonnes (cependant elle n'aime pas la mer et l'eau en général !),
- Toucher les arbres, l'odeur du lichen,
-Etre un peu solitaire, un peu ermite même,
-La terre et la campagne en général,
-La fouasse (brioche) de Laguiol
Invitée d'honneur du 59ème Salon : Sylvie de Marans
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Invitée d'honneur du 59ème Salon : Sylvie de Marans
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59ème Salon International des Santonniers d'Arles
Cloître saint Trophime
Du 19 novembre 2016 au 15 janvier 2017
Ouvert tous les jours de 10 h à 17 h sauf 25 décembre et 1er janvier
Cloître et Exposition : Entrée 4, 50 euros - Tarif réduit et groupe 3, 50 euros
Gratuit pour les moins de 18 ans accompagnés.

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Rédigé par Salon International des Santonniers d'Arles sur Rhône.

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